«Derrière moi la ville s’estompe, elle se laisse avaler par tout ce blanc qui se répand sur elle. Et puis des mots résonnent dans ma mémoire et aussi la voix qui les prononçait des dizaines d’années en arrière, Un lac immense et blanc! Un lac immense et blanc! Je revois la mince silhouette d’Antoine se roulant dans la neige comme un chien fou. Nous étions trois à le suivre des yeux sans oser le rejoindre, c’était si beau. C’était dans un autre monde, un autre temps. C’était peut-être même un songe.»
Édith, la narratrice, est au zinc d’un bistrot parisien, le Café lunaire. L’ombre des flocons qui glisse sur les murs ressuscite d’autres paysages de neige, témoins de ses premières amours, de ses premiers combats politiques. Et la nostalgie se mue en joie. En cette journée particulière, la solitude aura moins que jamais le goût des renoncements.
Une auteure que j’apprécie normalement, par son style, sn côté mélancolique, nostalgique, mais avec celui-ci la magie n’a pas opérée. J’ai trouvé qu’il manquait ce petit je-ne-sais-quoi, l’étincelle, et que ce livre, sans être mauvais, manquait malheureusement un peu d’éclat tant dans son récit que par son style.
Un titre qui m'interpelle, une auteure que j'apprécie il n'en fallait pas plus. Elle est venue l'attendre au train de 8h15, lui c'est l'Italien; Elle l'a croisé à plusieurs reprises le mercredi matin au Café lunaire face au jardin des Plantes.. Il n'est pas venu. La neige tombe fine et légère, elle déambule par les rues, seule, immergée dans ses souvenirs. Un court roman doux amère , un roman qui m'a laissée perplexe sans doute ma méconnaissance de Ferrare, du cinéma italien, de l'oeuvre de Duras ne m'a pas facilitée la tâche. Je suis restée sur le bas-côté du chemin à la fois charmée et frustrée