Translated from the French into English by Phyllis Aronoff
This bilingual work (English and Innu-aimun) is an invitation to discourse. Message Sticks makes reference to a set of reference points that allow nomads to orient themselves inland and to rediscover their voice and their way. Equally sensitive to the relationship, the work is founded on the mutual support, solidarity and sharing, necessary to the survival of the Innu people.
The language echoes Nutshimit, the language of the region, chanted by the drum. The history of the First Nations people resonates in their rightful anger and their struggles for dignity, the rights to their territory, and cohabitation.
Simple and beautiful, Joséphine Bacon’s poetry is an homage to the land, the ancestors, and the Innu-aimon language. This poetic testimony recounts the unpublished areas of history. A cosmogenic vision that plunges us into the intensity of the elders’ words: the voyage of the bearer of dreams and visions, the horizons of the guide women, the courage of the huntsmen, the children, guarantors of the endurance of the voyage and the trees, unfaltering witnesses of the journey.
“Joséphine Bacon has written a moving and necessary collection of poems.” —Tristan Malavoy-Racine, Voir
“Bâtons à message / Tshissinuatshitakana, Joséphine Bacon’s first collection of poetry, is one of those books you want to give to a friend, saying, “Here, drink in this light.’” —Denise Brassard, Inter, art actuel
“It is rare that one reads a poet as refined and precise as Bacon, a poet with an authentic and personal voice who truly has something to say, a message to transmit and share.” —Jean-Sébastien Ménard, Terra Nova
“On the brink of catastrophe, the poet always finds the way of beauty.” —Jade Bérubé, La Presse
J’ai fait l’expérience de ce livre en audio. La voix de Joséphine Bacon est tout simplement envoûtante. J’ai adoré pouvoir écouter l’Innu. J’aimerais beaucoup le lire « pour vrai » pour pouvoir m’arrêter aux passages incroyables qui ont capté mon attention pendant que je l’écoutais dans ma voiture mais que je n’ai pu consigner quelque part.
Malgré tout, je vous suggérerais de l’écouter dans un moment où vous n’avez pas à être super vigilant (ex : en train de conduire 😅) pour avoir une expérience maximale.
PS l’audio est sur l’application de Radio-Canada Ohdio. (RC OHdio)
26 mai 2021 Entendu lire ce recueil de poésie magistral par Sainte-Marie et Joséphine Bacon. Cette dernière, grande poétesse et importante gardienne de la langue innue, nous offre un ouvrage unique, d’une sensibilité et d’une profondeur indéniables, et de toute beauté. Merci mille fois Mme Bacon!
Mon premier livre audio! En plus sa poésie était lue par l’autrice, l’innu-aimun est une si belle langue. J’ai beaucoup aimé l’entendre, je le relirais assurément. Mais c’était une expérience incroyable et puissante.
Je lis rarement de la poésie, car rare sont les poèmes qui me touchent émotionnellement. Ce recueil est si beau, je ne saurais lui rendre hommage. J'ai eu l'impression de vivre un moment de paix. Pour une fois, les poèmes m'ont fait du bien!
Mon premier recueil de Joséphine Bacon et certainement pas le dernier. C'est si simple, mais à la fois tellement rempli d'émotions et de vécu. C'est magnifique !
(3,5 /5, I liked it a lot) C’est Joséphine Bacon qui m’a amené (ramené) à poésie. Elle m’a tellement ému lors d’une lecture qu’elle a faite —bang! droit au cœur, droit à la fibre—, que depuis, un recueil de poèmes est presque toujours en cours de lecture (ou de relecture). Joséphine Bacon a rendu nécessaire ma dose quotidienne de poésie.
BÂTON À MESSAGE, TSHISSINUATSHITAKANA (2009) est le premier recueil publié par Joséphine Bacon. Quoi qu’il renferme son lot de pierres précieuses, le tout n’est pas aussi parfait que les deux recueils que la légendaire poète innue fera paraître subséquemment (UN THÉ DANS LA TOUNDRA, 2013 et QUELQUE PART, 2018). Autant j’ai été subjugué par la beauté de certains textes, autant quelques m’ont laissé quasi-indifférent.
Mais, lorsqu’elle frappe, elle frappe fort. Comme je l’écrivais plus haut : BANG!
Le poème MOELLE, UINN (page 53 à 85) est absolument merveilleux, déchirant :
« Ma douleur, devenue remord, est le long châtiment qui courbe mon dos.
Mon dos ressemble à une montagne sacrée, courbée d’avoir aimé tant de fois. » ___________
« Je me suis faite belle pour qu’on remarque la moelle de mes os, survivante d’un récit qu’on ne raconte pas. »
Ce livre de poésie est l'un des plus beaux que j'ai lu au cours de ma vie. Il m'a tellement touché que je l'ai relu à de multiples reprises. Et je le relirai encore au cours de ma vie. Lorsqu'on m'a présenté ce livre, on me disait que les métaphores étaient profondes et belles. Mais... ce ne sont pas des métaphores, voyons! La nature, ici, ou plutôt devrais-je écrire la Nature, vis à travers le corps et l'esprit de la poète, Elle ne fait qu'un avec elle, Elle est un membre de sa famille, Elle est l'autrice elle-même. Et je dois dire que je comprends ce ressenti, car je ressens moi-même la même chose lorsque je communie avec la Nature. Pas besoin d'être autochtone pour se reconnaître dans les paroles de Joséphine Bacon, si l'on a déjà ressenti ce sentiment de faire partie de la Nature partiellement et dans son entièreté tout à la fois. Cela dit, connaître un minimum les mœurs et les cultures autochtones est un plus à la compréhension, bien entendu. Toutefois, il est accessible à tous les êtres humains, car cette poésie est en même temps universelle et très personnelle. À lire, relire et re-relire. Mais, surtout, à ressentir. ;)
Je ne sais pas vraiment pourquoi je n’aime pas la poésie… j’ai l’impression de passer à côté d’un bel art. Je me sens mal de donner 3 étoiles à ce recueil parce que j’ai l’impression qu’il vaut plus et que c’est moi qui n’est pas capable de l’apprécier ! Je vais persévérer et lire un autre recueil pour essayer d’apprécier la poésie !
Sur une note plus positive, j’ai aimé retrouver ce que je connais de la littérature autochtone sous une différente forme, comme le respect de la nature, la notion d’éternité et l’importance des ancêtres.
Un délice regorgeant d'images oniriques d'une vie qu'on tente de revivre, mais aussi d'images plus violentes, plus cruelles, celle d'une existence qu'on nous a enlevée. C'est le silence qui se brise sur une réalité innue.
Je sors de ma lecture très humble, avec l’impression d’avoir eu le privilège immense de pénétrer dans les histoires anciennes qui ne sont plus racontées souvent. Un recueil lumineux - pour une fois que l’appel à la nature, en poésie, ne m’exaspère pas!
« Moi, fils de louve, moi fils de guerrier, Parmi toutes les guerres, Je reste fils d’une terre qu’on m’arrache, me soudoie, On m’écrase, on me tue, Mais toujours, je resterai guerrier de cette terre qui a vu naître nos mères, nos pères et nos enfants. »
Très bel hommage à la culture autochtone et aux premières nations.
Première expérience de poésie pour moi, en livre audio. Je ne suis pas branché poésie, mais j'ai trouvé la voix de Joséphine Bacon envoûtante. Le fait d'avoir la narration autant en français qu'en innu-aimun a fait toute la différence selon moi.
C’est mon premier recueil de poésie que j’ai lu. Ce livre m’avait été conseillé par plusieurs et je comprends pourquoi! Je vous le conseille fortement. Joséphine Bacon est une auteurE exceptionnelle, sa plume est délicate et frappante à la fois
Je ne lis jamais ou rarement de la poésie mais quand j'ai vu Joséphine Bacon à la télévision, sa gentillesse et sa sagesse m'ont donné envie de lire son recueil. J'ai été touchée par plusieurs de ses poèmes qui font entre autres références au pensionnats, à sa culture, aux ancêtres. L'avant propos de l'auteur est aussi inspirant et le texte de Laure Morali à la fin dévoile un peu l'univers de l'auteur et le contexte dans lequel ce recueil a été écrit, ce qui m'a bien plue également :)
"Quand une parole est offerte, elle ne meurt jamais."
Après la poésie de Joséphine Bacon, si riche en histoire, j'ai bien aimé lire une toute infime partie de son histoire, dans un postface écrit par Laure Morali, à la fin du recueil.
Intéréssant comme recueil de poésie. Mon premier amérindien. Certaines images sont classiques et se mélange l'idée du sédentaristme et du nomadisme, mais dans l'ensemble un bon recueil.
J'ai beaucoup aimé, et le livre audio était magnifique.
« Ma douleur, devenue remord, est le long châtiment qui courbe mon dos. Mon dos ressemble à une montagne sacrée, courbée d'avoir aimé tant de fois. »
« Je me suis faite belle pour qu'on remarque la moelle de mes os, survivante d'un récit qu'on ne raconte pas. »
« Tue-moi si je manque de respect à ma terre. Tue-moi si je manque de respect à mes animaux. Tue-moi si je reste silencieuse quand on manque de respect à mon peuple. »
« Quand une parole est offerte, elle ne meurt jamais. Ceux qui viendront l'entendront. »
Recueil de poésie bilingue (innu-aimun et français) de celle qui dit humblement être devenue poète par hasard. J’aimerais avoir la chance d’entendre ces textes dans leur langue originale, car j’avoue que j’avais du mal à imaginer comment ils sonnaient dans ma tête. Quoi qu’il en soit, la traduction donne des œuvres exquises qui traduisent une culture, un savoir anciens, une façon de parler et de concevoir le monde qui se sont transmis et libérés dans ces vers ciselés, très évocateurs et précis.
Tiña moitísimas gañas de ler este libro polo compromiso de Joséphine Bacon coa lingua innu, que, xunto coa francesa, forma unha obra bilingüe coma punto de encontro entre a comunidade nativa e a colonizadora (non me desculpo por este termo). Deste xeito, plantexa a idea de que, como muller, coida e transmite a lingua, situación semellante á doutras lenguas minorizadas do continente americano, coma o quechua. Os seus versos teñen uns tintes metafísicos que me lembraron a Kenneth White. Terei que volver lelo!
Une œuvre unique. J’avais commencé à le lire puis j’ai découvert l’audio sur OHdio. Sincèrement, pour ceux qui l’ont seulement lu: allez tout de suite l’écouter! L’expérience est extraordinaire. Entendre les textes en français et en innu-aimun est irremplaçable. Pour en ajouter à l’expérience, je l’ai écouté en jardinant. Un avant-midi magique 🤩