Très belle surprise — et j'assume ma surestimation en fonction de cette surprise — que ce récit strictement dépourvu de prétention, lettre absurde à un père mort et recherché d'un homme à l'autre pendant trente ans, avant qu'Anne Goscinny elle-même ne se retrouve mère avant d'être fille. Elle sait, comme auteur, se défier du mélo, qu'elle remplace par un beau sens du raccourci.
Une lettre destinée à un père qui est mort. Par les mots et la force de l’écriture de l’auteure, on est plongé à l’intérieur d’une vie dont le père est absent par la mort. L’auteure nous décrit les stratagèmes pour éloigner le deuil. Elle y raconte la vie qu’elle a vécu sans la présence de son père, en décrivant le deuil de sa mère, son combat contre le cancer ainsi que les enfants qu’elle a eu. Tous les souvenirs font surface dans cette lettre, ce qui a eu pour effet de profondément me toucher.