A romantic young writer who is weary of his routine existence in Montreal—and reeling from the pain of a doomed love affair—sets off for Ireland, which he believes will be lush and mystical. It will be foreign, too, of course, but friendly, and there he will not only confront the banality of his life, but perhaps catch a glimpse of eternity. It isn't quite what he expected. The Irish are leery of strangers, few cars stop for a lone hitchhiker, and Ireland turns out not to be lush, but simply wet. He despairs of the unceasing rain. When you are truly alone, he decides, an umbrella is a perfect companion. His feet get soaked, but his humour remains dry as he travels from village to village, searching for what he knows he will never find. And that's when he discovers the real Ireland. A ironic meditation on love and loss, fiction and life, time and eternity, Travels with an Umbrella is the very first of Louis Gauthier's critically acclaimed novels to appear in English.
3,5 - C'est bien écrit, il y a une belle poésie et ça m'a rappelé de bons souvenirs de l'Irlande en fin novembre. Cela dit, ça ne me marquera pas à long terme, probablement parce que c'est très court et qu'il n'y a pas une trame narrative très forte.
J’ai été charmé par ce récit singulier et superbement bien écrit de Louis Gauthier.
Un petit livre parmi ceux qui sont fragiles aux portes de l'insignifiance et de l'essentiel. Assurément déroutant pour certains lecteurs, il est pourtant nécessaire. Ce récit aux abords, bien peu surprenants, se révèle comme une quête lumineuse et vibrante.
Je suis tombé sur ce livre à un moment dans ma vie où j'ai aussi envi de tout jeter et de partir. C'est un livre assez simple, il ne s'y passe pas grand chose, mais j'y ai trouver des petits bijoux d'écriture, et un récit de quelqun qui est déjà passé la ou je semble être aujourd'hui. C'est le genre de livre qui n'accrochera pas tous ses lecteurs, il faut être dans un certain état d'esprit, mais c'est non avis pour la plupart des livres. Un petit bijou en toute simplicité pour moi.
" Quand on sait que cet instant ne se reproduira plus jamais, qu'il passe, qu'il passe sans qu'on puisse même en un ins- tant le saisir. Et c'est comme si je me voyais du bateau sur le quai et comme si je me voyais du quai sur le bateau et que je pouvais me dire adieu et continuer deux existences qui à partir de maintenant ne se rencontreraient plus jamais." (page 91)
Lecture rapide qui donne le gout de voyager. Je trouve que l'auteur présente beaucoup d'aspects négatifs et la fin nous laisse place à réflexion. Dans l'ensemble j'ai bien aimé. 3.75/5
Je me perds dans certains passages qui sont compliqués à comprendre, mais l’ensemble de l’œuvre est agréable à lire. Voici quelques passages que j’ai aimés :
« Il y a toutes sortes de silences. Le silence de Linda est un mur,une défense érigée autour d’elle ; le mien est plein de mots qui n’arrivent pas à se dire. […] Mon silence est une vague qui se brise sur ce rempart, qui revient contre lui-même, ondes troublées, dédoublées,flacottantes. »
« Ils doivent bien s’amuser à Londres, cette pensée revient me hanter. Ils doivent bien s’amuser à Montréal, Québec, San Francisco, Rio, Paris, Rome. À Laval, à Longueuil. Partout, […] partout les gens sont exactement en train de rire, je les vois, je les entends, et je suis là, seul, au bord de la route, sac sur l’épaule, le pouce tendu, et puis plus tard, vers la fin de l’après-midi, j’arrive dans ce petit village touristique… »
« … en pensant à toi, toujours à toi, et au malheur, au grand malheur de t’avoir perdue, pour toujours, car cela au moins je peux compter là-dessus pour toujours. »
« Je veux gagner, je veux gagner parce que je suis moi, et même sans entraînement je peux gagner, moi. »
C'est un récit sur l'errance comme l'est un peu tout voyage, qui finit par s'embourber après un début sublime. Le minimalisme délicat cède à mi-parcours aux envolées sur l'identité, le rêve, la création à mesure que le narrateur piétine d'un bled irlandais à l'autre, à la recherche d'une chambre, d'une bière. Une idylle viendra rallumer la flamme un instant, juste avant le départ. C'est difficile de ne pas lire dans ce roman l'expression du désenchantement postréférendaire ; j'imagine que cette oeuvre a été pas mal enseignée pour cette raison. Par contre, j'en sors avec une impression mitigée ; le roman présageait quelque chose de plus grand qu'il n'a jamais su livrer, qui n'est jamais advenu.
This is a very short easy read. I read it in french the first time but later I went back and read it in english. The english translation is very good. While I think this is a fantastic read I wonder if it is one of those books that you have to be in the right mood for. I read this during one of the worst periods of my life and I think it touched me because I could relate to the author's depression and melancholy.