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Histoire de la Corée : Des origines à nos jours

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Meurtrie par une division qui a survécu à la Guerre froide, la Corée constitue le plus souvent pour les Occidentaux une terra incognita. Elle est pourtant l'héritière d'une longue histoire et la proximité menaçante des deux puissants voisins que furent la Chine et le Japon ne l'a pas empêchée d'affirmer au fil des siècles une personnalité originale. La Corée est une épopée. Champ de ruines fumantes aux lendemains d'une guerre atrocement destructrice (La guerre de Corée, 1950-1953), la péninsule a tout fait pour renaître de ses cendres. Tout et son contraire : capitalisme débridé à Séoul, communisme fanatique à Pyongyang. Les deux régimes ont assumé leur choix dans leurs derniers retranchements. La Corée a vécu la majeure partie de son histoire bloquée entre les deux puissants Empires chinois et japonais, puis a dû compter à partir de la seconde moitié du XIXe siècle avec l'irruption de la Russie installée à Vladivostok avant que 1945 n'introduise dans la région l'écrasante puissance américaine. Ce qui place le pays dans une situation des plus originales mais sans doute aussi des moins confortables, au point de contact des intérêts et des ambitions de quatre puissances majeures. En un demi-siècle, la mue a été radicale. Le Sud est devenu la vitrine hyperbolique du libéralisme triomphant, le Nord un goulag ubuesque et misérable. Une telle accélération de l'histoire est sans exemple. Qu'on soit d'un côté ou de l'autre de la D.M.Z, cette bande frontalière qui coupe la péninsule coréenne en deux, on parle soit de miracle soit de tragédie. Mais les tragédies et les miracles ont des causes. L'histoire que nous retrace Pascal Dayez-Burgeon permet d'en déceler les origines et d'en comprendre les enchaînements.

480 pages, Paperback

First published November 15, 2012

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Pascal Dayez-Burgeon

19 books3 followers

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1 star
2 (3%)
Displaying 1 - 6 of 6 reviews
Profile Image for bun.
10 reviews
October 8, 2024
Plus biaisé encore la prochaine fois. "Histoire de la Corée" ? Entendez plutôt près de 500 pages de récit sur la légitimité de la Corée du Sud à représenter la "vraie", unique Corée et à justifier sa prétendue supériorité sur la Corée du Nord. Un bon départ pour les personnes qui veulent en apprendre plus sur l'histoire des Corées, les cartes sont très bien, mais il faudra revoir la romanisation... En somme un ouvrage très moyen qui ne conviendra pas vraiment aux initiés.
Profile Image for Alice.
1,747 reviews28 followers
April 19, 2026
Mlle Alice, pouvez-vous nous raconter votre rencontre avec Histoire de la Corée ?
"Je ne me suis toujours pas lassée d'en lire et d'en apprendre toujours plus sur la Corée et j'ai profité de la réédition actualisée et augmentée de cet essai pour le découvrir enfin grâce aux éditions Tallandier."

Dites-nous en un peu plus sur son histoire...
"De 2333 avant JC à nos jours, à travers ses réussites, ses échecs, ses conquêtes et sa colonisation, sans oublier sa guerre fratricide et sa séparation en deux pays distincts, l'auteur nous conte la Corée..."

Mais que s'est-il exactement passé entre vous ?
"Jusqu'ici, je me suis toujours régalée avec ce genre de livre d'histoire de la Corée mais ça ne m'empêche pas d'en redouter toujours un peu la lecture et d'aller plus facilement vers les romans de ma PAL. Et même si j'ai adoré le début, le ton de l'auteur surtout, et le fait qu'il ne soit pas neutre et nous régale de petites piques sur les États-Unis et le Japon, ça ne m'a pas empêchée de le laisser traîner des semaines et des semaines sur ma table de chevet. C'est un livre extrêmement dense, très politique, très économique et j'avais vraiment du mal à en lire plus de quelques pages à la suite. J'ai aimé que Pascal Dayer-Burgeon détricote beaucoup d'idées reçues souvent véhiculées dans d'autres ouvrages, n'idéalise ni le pays, ni ses dirigeants et autres héros, mais toute la partie sur la Corée du Nord m'a moins intéressée, surtout quand elle impliquait de constants retours en arrière. Pour toutes ces raisons je suppose, ce n'est pas un coup de coeur cette fois, mais ça n'en reste pas moins un livre interessant et je pense qu'il montre à quel point il est important de ne pas se contenter d'un seul point de vue et une seule interprétation."

Et comment cela s'est-il fini ?
"Est-ce que je pense avoir fait le tour cette fois et que je vais enfin arrêter de lire des livres sur l'histoire de la Corée ? Absolument pas."

http://booksaremywonderland.hautetfor...
Profile Image for A YOGAM.
2,945 reviews15 followers
January 30, 2026

Die koreanische Epopöe
Von Ruinen, Resilienz und digitaler Souveränität

Koreas Geschichte lässt sich mit gutem Recht als eine Epopöe der Extreme lesen: von den nahezu vollständigen Verwüstungen des Jahres 1953 bis zum Aufstieg zur zwölftgrößten Volkswirtschaft der Welt. Historisch fungierte die koreanische Halbinsel als strategisches Drehkreuz Nordostasiens – reich an Ressourcen, exponiert in ihrer Lage und daher stets Projektionsfläche fremder Begehrlichkeiten. Trotz wiederholter Invasionen, Kolonialherrschaft und der traumatischen Teilung nach dem Zweiten Weltkrieg haben die Koreaner eine bemerkenswerte Resilienz und Innovationskraft bewiesen. Heute ist Südkorea nicht nur ein industrielles Schwergewicht, sondern eines der weltweit sichtbarsten Labore einer digitalen Demokratie.

Der gesellschaftliche und technologische Wandel durch Hangul
Eine der folgenreichsten Innovationen der koreanischen Geschichte ist das Hangul-Alphabet. Es stellte eine radikale Demokratisierung des Wissens dar, indem es schriftliche Kommunikation erstmals für die gesamte Bevölkerung zugänglich machte. Während konfuzianische Eliten lange an chinesischen Ideogrammen festhielten, eröffnete Hangul Frauen, Händlern und Handwerkern den Zugang zu Bildung und förderte eine eigenständige nationale Identität.
Heute wirkt diese Entscheidung fast prophetisch: Die logische und systematische Struktur von Hangul verschafft Korea einen erheblichen Vorteil im digitalen Zeitalter, da sie hohe Tippgeschwindigkeiten ermöglicht und den Einstieg in die Logik vernetzter Kommunikation erleichtert.

Die zwiespältige Rolle ausländischer Mächte
Ausländische Mächte waren in der koreanischen Geschichte zugleich Katalysatoren der Einheit und Architekten der Spaltung. Im 7. Jahrhundert gelang es dem Königreich Silla durch ein Bündnis mit der chinesischen Tang-Dynastie erstmals, die Halbinsel zu einen. Im 20. Jahrhundert hingegen führten geopolitische Rivalitäten zur Zementierung der Teilung.
Die Grenzziehung am 38. Breitengrad durch die USA und die UdSSR im Jahr 1945 sowie die internationale Intervention im Koreakrieg schufen eine politische Realität, die bis heute gegen jede historische, kulturelle und geografische Logik verstößt.

Vom Armenhaus zur Industrienation
Das „Wunder am Han-Fluss“

Nach dem Koreakrieg vollzog Südkorea einen wirtschaftlichen Aufstieg ohne historisches Vorbild. Dieses sogenannte „Wunder am Han-Fluss“ wurde maßgeblich durch die autoritäre, aber zielgerichtete Entwicklungsstrategie unter Park Chung-hee ermöglicht. Radikale staatliche Planung, konsequente Exportorientierung und massive Investitionen in Bildung und Infrastruktur verwandelten das Land innerhalb weniger Jahrzehnte in einen Weltmarktführer – vom Schiffsbau bis zur Halbleiterindustrie.

Die Evolution der Chaebols
Tragende Säulen dieses Modells waren die Chaebols: familiengeführte Großkonzerne wie Samsung, Hyundai oder LG. In enger Symbiose mit dem Staat erhielten sie Kredite, Schutz und Privilegien, solange sie die staatlichen Entwicklungsziele erfüllten.
Obwohl dieses System häufig als Vetternkapitalismus kritisiert wurde, ermöglichte es den rasanten Übergang von arbeitsintensiver Leichtindustrie zu hochkomplexen Technologieketten. Bis heute erwirtschaften die Chaebols rund 70 % des südkoreanischen Bruttoinlandsprodukts.

Die Zäsur der IWF-Krise von 1997
Die IWF-Krise von 1997, in Südkorea bis heute oft als „Tag der nationalen Demütigung“ erinnert, markierte den abrupten und gewaltsamen Zusammenbruch jenes Entwicklungsmodells, das auf der engen Verflechtung von Staat, Banken und Großkonzernen (Chaebols) beruhte. Unter dem massiven Druck globaler Finanzmärkte und spekulativer Kapitalbewegungen wurde ein System zerschlagen, das zuvor jahrzehntelang den rasanten Aufstieg des Landes getragen hatte.
Um einen Staatsbankrott abzuwenden, sah sich Südkorea gezwungen, ein drakonisches Spar- und Reformprogramm des Internationalen Währungsfonds zu akzeptieren. Dieses Programm ging mit Massenentlassungen, Unternehmensverkäufen und umfassenden Privatisierungen einher, zerriss das bis dahin vergleichsweise stabile soziale Gefüge und leitete eine Phase tiefgreifender Verunsicherung ein, deren Folgen in Form von Prekarisierung und sozialer Ungleichheit bis heute nachwirken.
In einer kritischen Perspektive erscheint diese Krise weniger als das Ergebnis eines rein inneren wirtschaftlichen Versagens denn als ein von außen erzwungener, radikaler Umbau der südkoreanischen Gesellschaft. Das zuvor staatlich koordinierte Entwicklungsmodell wurde zugunsten eines hyper-kompetitiven Neoliberalismus aufgegeben, der globale Finanzinteressen privilegierte und zentrale Errungenschaften des „Wunders am Han-Fluss“ bewusst zur Disposition stellte.


Digitalisierung als Staatsprojekt: Cyber Korea 21
Mit dem Programm Cyber Korea 21 (1999) setzte Südkorea frühzeitig auf eine umfassende digitale Transformation. Milliardeninvestitionen in Breitbandnetze, flankiert von landesweiten Bildungskampagnen, stellten sicher, dass die digitale Revolution nicht auf Eliten beschränkt blieb.
Das Internet wurde zur neuen digitalen Agora, aus der Online-Gaming, E-Government, Plattformökonomie und eine außergewöhnlich aktive Zivilgesellschaft hervorgingen.

König Sejong – Architekt einer dauerhaften Zukunft
König Sejong nimmt in der koreanischen Geschichte eine singuläre Stellung ein. Mit Hangul schuf er ein Schriftsystem, das auf phonetischer, philosophischer und sozialer Logik beruhte. Sein erklärtes Ziel war es, die Bildungsbarrieren der chinesischen Schrift zu überwinden – mit dem berühmten Versprechen, dass selbst ein durchschnittlich begabter Mensch die Schrift in zehn Tagen erlernen könne.
Gegen den erbitterten Widerstand der Elite setzte sich diese Vision durch und wird bis heute jährlich am Hangul-Tag gefeiert.

Hangul im digitalen Zeitalter
Eine stille technologische Überlegenheit

Im Vergleich zu chinesischen oder japanischen Schriftsystemen erweist sich Hangul im digitalen Alltag als außergewöhnlich effizient. Die phonetische Natur der 24 Buchstaben harmoniert ideal mit computergestützten Eingabemethoden und begünstigt eine hohe Produktivität auf Smartphones und Computern.
Diese strukturelle Effizienz fördert nicht nur Innovation und Kreativität in sozialen Netzwerken, sondern trägt wesentlich zum globalen Erfolg der koreanischen Kulturwelle (Hallyu) bei – von K-Pop über Serien bis hin zu digitalen Plattformen.
1 review
August 26, 2014
Bien pour une entrée en matière étant donné le peu de références sur l'histoire de la Corée en France. Trop de comparaisons avec l'histoire de France qui n'ont à mon avis pas lieu d'être ''c'est la Jeanne d'Arc française'' etc..
Profile Image for sohu.
Author 1 book40 followers
March 20, 2025
C'est une histoire très rare dont il faut parler. Même si c’est un très bon et amusant résumé, c’est en même temps juste un livre de propagande de la Corée du Sud. Les conclusions sont, le plus souvent, très simples, sans justification et trop partiales pour recommander le livre.

Le conflit entre les deux parties actuelles de la Corée est plus complexe, avec beaucoup d’agents internationaux impliqués. C’est pourquoi une histoire avec une position tellement partiel est très dangereuse.

Bien que le livre ne soit pas un désastre a priori, finalement c’est un exercice de propagande d’un pays allié de l’OTAN. C’est dommage, parce qu’il y a des chapitres assez bien construits, notamment ceux qui traitent de la Corée du Sud moderne.

En somme, c’est un désastre comme histoire, alors qu'il désinforme bien plus qu'il n'informe.
Profile Image for Marcel Patulacci.
55 reviews17 followers
February 28, 2017
Un livre plutôt bon, surtout lorsque l'on considère le peu d'ouvrages en français traitant de la Corée. Englobant la totalité de l'histoire coréenne jusqu'à nos jours, il est évidemment difficile de rentrer dans les détails et il convient donc de se reporter vers d'autres ouvrages se consacrant à une période précise. Beaucoup d'analogies à l'Histoire de France, qui bien que pas forcément très académiques permettent de mieux se représenter le rôle joué à un instant T par tel ou tel acteur de l'histoire coréenne. L'auteur a également eu la bonne idée de scinder l'histoire des deux Corée suite à la séparation en Nord et Sud, en les traitant dans l'ordre chronologique et avec une certaine partialité appréciable, offrant au lecteur la possibilité de constater l'évolution des deux côtés du 18ème parallèle. A noter quelques imprécisions parfois lorsque l'Histoire d'autres pays de la région est évoquée (mais c'est assez anecdotiques), ainsi que quelques erreurs d'édition. Ce livre n'en demeure pas moins bon pour quiconque souhaite en apprendre d'avantage sur le pays du matin calme.
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