Quand une héroïne de la Commune de Paris trouve refuge dans troupes indiennes de Geronimo. Les recherches de Dezba Asdzáni, spécialiste des cultures amérindiennes, sont sur le point de basculer, car elle est tombée sur des documents d'archives extrêmement précieux : le journal intime de Francine V., Communarde, ayant fui Paris pour traverser l'Atlantique et se cacher dans le Grand Ouest Américain. Ces carnets entreprennent de raconter une époque et les aventures d'une jeune femme au tempérament de feu, aux prises avec une Histoire qui l'emporte dans son tourbillon, de Louise Michel à Buffalo Bill. Journaliste pour Le Cri du peuple , Fancine mène une enquête à Paris qui implique des Communards dans une sinistre affaire de droit de cuissage organisé sur des femmes domestiques. Sa quête de vérité va la mettre en danger et la conduire à une fuite certaine juste après la terrible Semaine Sanglante en mai 1871. Echappant aux troupes versaillaises, elle prend la route pour la Normandie, puis le bateau pour les Etats-Unis. En Arizona, elle épouse la cause amérindienne, rencontre les guerriers indiens et combat l'invaison européennes aux côtés du grand chef de guerre Geronimo puis les troupes de Buffalo Bill. Mais son enquête la rattrape bientôt et la ramène en France : la lumière doit éclater pour la cause de ces femmes malmenées. Francine s'y emploiera jusqu'au bout.
Dans l'ensemble j'ai bien aimé ce livre, dans lequel on suit Francine à travers l'écriture de son journal, de son enquête sur des proxénètes pendant la Commune à sa vie en Amérique chez les Navajos. Il y avait un bon rythme, alternant sa fuite en Amérique avec des flashbacks sur sa vie parisienne. J'ai bien aimé suivre ses aventures, la façon dont le roman était écrit nous plongeait assez bien dans sa vie et son époque. Malheureusement j'ai également eu l'impression que ce livre était trop ambitieux, nous plonger à la fois dans la Commune et dans la vie d'une Française qui émigre aux Amériques et finit à vivre avec les Amérindiens. Au final, tout est intéressant mais survolé, on n'a pas le temps de vraiment s'impliquer dans l'une ou l'autre de ces storylines. D'ailleurs au final, on passe même pas un tiers sur son histoire aux côtés de Geronimo, donc le titre est un peu ambitieux. Sur le côté enquête aussi, c'était assez léger : au final elle n'enquête pas du tout, elle se laisse plutôt porter par les coïncidences qu'elle ne cherche vraiment à découvrir des indices (le nombre de fois où elle dit, finalement j'ai laissé tout ça de côté, jusqu'à ce que comme par hasard...). Je classerais ce roman plutôt dans historique que dans roman policier historique (comme il est présenté par l'éditeur). Bref, pas un mauvais livre mais pas non plus exceptionnel, j'aurais aimé passer plus de temps avec les Amérindiens qu'avec cette histoire de proxénétisme, qui est au final plus un prétexte que le côté le plus intéressant du roman.
Quel dommage ! Il y avait là matière à faire un très bon livre d'histoire et d'ethnologie. Cependant le contexte, tant celui de La Commune que celui de l'extermination des Apaches, n'est là que comme fond d'une histoire non aboutie et fort mal écrite (on ne compte plus les fautes de français !)