1885. La variole continue de faire des victimes. Démoralisés par les milliers de morts et de survivants défigurés, les Montréalais cessent leur résistance. Les réfractaires sont traduits devant les tribunaux, les juges leur donnant le choix entre la vaccination immédiate ou une amende salée.
Pourtant, Félicité et Phébée, maintenant qu’elles ne sont plus pensionnaires chez Vénérance, arrivent à faire abstraction de ce contexte affreux tellement leurs vies sont bouleversées. Phébée le sait, maintenant : Dieu lui interdit le bonheur. Que lui reste-t-il, sinon un deuil perpétuel et ses aiguilles de couturière pour assurer sa survie ?
La douleur de Félicité devant le destin de son amie et la solitude n’arrivent pas à abattre son courage, d’autant plus que le sort semble enfin tourner en sa faveur. La voilà maintenant typographe pour un patron bienveillant et attentionné... Son regard sur les hommes changera-t-il enfin ? Laissera-t-elle l’amour embellir son existence ?
Après tout, il est permis de croire que la bonté mène au meilleur.
Jean-Pierre Charland a publié plusieurs romans, dont L’Été de 1939, avant l’orage (2006) et La Rose et l’Irlande (2007), salués par la critique et appréciés du public. La saga Les Portes de Québec a connu une carrière remarquable, ayant trouvé à ce jour plus de 80 000 lecteurs. La passion de Charland pour l’histoire et son talent de conteur s’allient pour offrir au lecteur des récits à la fois authentiques et profondément originaux.
Différents types de lecteurs y trouveront leur compte: certains apprécieront le côté historique, d’autres s’attacheront sans mal aux personnages. À ma grande surprise j’ai bien aimé.