Louise, 40 ans, part s’installer dans une villa en Toscane pour écrire son roman. Elle abandonne à Paris son mari, François, meurtri mais résigné. À Livourne, ville portuaire où règne une chaleur écrasante, tout l'enchante : la qualité du silence, la mer partout présente, l’incessant ballet des ferries vers les îles. Et cette parfaite solitude que seule vient déranger la présence discrète et dévouée de Graziella, la gouvernante qui s’occupe de la maison. Louise n’a jamais connu un tel sentiment de plénitude. Elle écrit l’histoire d’une femme qui doit réapprendre à vivre après la disparition de son mari. Les mots viennent à elle tout naturellement. Un jour, un jeune homme sonne à sa porte. C’est Luca, le fils de Graziella. Élève à l’Académie navale, il porte ses vingt et un ans avec une grâce insolente. Jamais Louise n’aurait pu envisager d’être troublée par un garçon de cet âge. Tenter de résister au charme de Luca serait pourtant aussi vain que de vouloir échapper à la moiteur de l’été. Au moment où elle cède à la sensualité de ce corps qui l’attire, elle apprend qu’un accident de voiture a grièvement blessé son mari. Fiction, fantasme et réalité se télescopent, mais dans quel but ? Louise doit se rendre au chevet de François, plus vulnérable que jamais. Forte de cette ferveur inattendue qui lui a ouvert les yeux, elle sait que l’instant est venu d’affronter tous les mensonges accumulés avec les années, quelles qu’en soient les conséquences…
In 1999, Besson, who was a jurist at that time, was inspired to write his first novel, In the Absence of Men, while reading some accounts of ex-servicemen of the First World War. The novel won the Emmanuel-Roblès prize.
L'Arrière-saison, published in 2002, won the Grand Prix RTL-Lire 2003. Un garçon d'Italie was nominated for the Goncourt and the Médicis prizes.
Seeing that his works aroused so much interest, Philippe Besson then decided to dedicate himself exclusively to his writing.
C'est bien la première fois que je suis aussi insatisfaite par un roman de Besson. Son style m'a paru redondant et son personnage féminin a passé son temps à m'agacer. Un parfait exemple d'égoïsme condescendant. Mais je reste curieuse de connaître l'avis d'un lecteur qui aurait apprécié par contre.
Louise part en Toscane pour écrire son dernier livre, laissant François, son mari, à Paris. A Livourne, elle écrit, mais croise aussi la route du jeune Luca qui devient son amant. Un jour, elle reçoit un appel lui annonçant le grave accident de François. Louise se rend à son chevet mais ne peut que constater le désamour... Une histoire simple, toujours écrite dans la langue soignée et précise de Philippe Besson, laissant la part belle à l'expression des sentiments.
L'Italie, une villa, une femme, un homme et un autre homme, plus jeune. Routine vs. Nouvelle rencontre. La solitude, la mer. Beaucoup de justesse à tous niveaux. J'ai beaucoup aimé.
Il est là, planté au milieu du séjour, dans le blanc de son uniforme, avec un sourire impossible et elle sait que l'histoire a commencé. Elle a écrit trop de livres pour ne pas comprendre que l'histoire a commencé.
Talvez o livro menos conseguido que já li de um autor que muito admiro - Philippe Besson. Daí, dizer que o livro é mau, de forma alguma. Mas "De là, on voit la mer" é um livro com uma história muito simples - um casal que está em crise sobretudo pelo facto da mulher se sentir "presa" (ela é escritora) e ela procura algo de novo enquanto longe do marido escreve um novo livro; e encontra o que procura na forma de um relacionamento com um jovem bem mais novo, o que provoca muita mudança na sua vida. Mas esta história que poderia ser contada em poucas páginas, vai-se prolongando com o autor a questionar diálogos, como que a querer interferir no decorrer da acção. Não que seja um livro demasiado grande, não, é apenas demasiado longo para a acção que relata... Mas enfim, a escrita correcta e sempre atenta de PB está bem presente e o livro não decepciona, nunca.
J’ai mis beaucoup de temps à le finir, mis de côté pendant des mois sans trop savoir pourquoi. Pas l’humeur ? Peut-être que j’attendais l’été, tout simplement. Mais une chose est sûre : un roman de Besson ne me déçoit jamais.
Comme toujours, la plume est là. Ciselée, fluide, juste. L’histoire en elle-même ne m’a pas bouleversée, elle n’est pas inoubliable, mais elle est intéressante, subtile dans ce qu’elle raconte et surtout dans ce qu’elle tait.
Ce que j’ai vraiment aimé ici, c’est le personnage féminin principal. Elle sort des archétypes. Égoïste, instinctive, indomptable, passionnée, créative — elle s’écoute, elle se suffit à elle-même. C’est rare et précieux de lire une femme comme ça, qu’on ne peut pas remplacer par une lampe (vous voyez ce que je veux dire).
Une lecture qui s’est faite sur le temps long, mais qui valait d’être menée jusqu’au bout.
Pas mal mais un peu long. La protagoniste étant auteure on sent que le style est (trop ?) travaillé, j'avais le sentiment que parfois l'écriture se regardait écrire. Ça manquait un peu de naturel, quelques longueurs.
" A quoi reconnaît-on qu’on est amoureux? A la morsure du manque? Au besoin d’être avec l’autre, plus souvent que le temps imparti? A la pensée qui vagabonde? Au seul fait qu’on se pose la question?" Louise est une écrivain reconnue. " L’écriture prend toute la place" . François, son mari depuis dix ans, a bien dû l’accepter. D’ailleurs, il est prêt à tout pour la garder. Il accepte ses silences, ses fuites, son refus de maternité. Louise croit en l’instant, aux petites choses de la vie qui font basculer le quotidien. Elle se projette dans ses livres ou ses livres sont le pressentiment de son futur. Lorsqu’en Italie où elle s’est exilée pour écrire, elle rencontre Luca, le fils de la gouvernante, elle voit en lui le jeune homme que rencontre cette veuve en devenir qui est l’héroïne de son roman. Elle succombe à sa jeunesse, il pourrait être son fils. " il y a des moments dans une existence où on demande la vérité alors qu’on présume qu’elle va nous heurter. Des situations dans lesquelles on renonce au confort de l’ignorance, aux vapeurs anesthésiantes de l’incertitude et où on prend le risque du réel, de la dureté du réel." Louise doit choisir entre l’ habitude rassurante d’un couple qui ne parle plus que du temps et la fougue de la jeunesse. Entre un jeune homme qui craint encore le jugement de sa mère et un cinquantenaire blessé qui porte "si haut l’art du compromis". Les personnages sont suffisamment complexes pour être intéressants. Louise, en femme égoïste, déterminée et implacable laisse entrevoir des doutes. François paraît un être faible, résigné devant sa femme et fait pourtant preuve de force voire de folie pour retrouver l’amour de sa vie. Luca a la liberté, la franchise de la jeunesse mais il grandit vite en assumant ses actes. Le roman commence dans la douceur caniculaire de l’Italie et le style possède cette langueur qui me laisse un peu en retrait. Ensuite, la conversation décisive entre François et Louise est constituée de phrases très brèves, classiques, franches qui alternent avec une analyse presque grammaticale de ces quelques mots. Le déséquilibre et la fragilité de Louise ma paraissent ensuite plus touchants mais dans l’ensemble je suis tout de même restée en marge de cette passion d’une femme quarantenaire "sans hésitation". " Louise songe qu’elle écrit des livres sur la fragilité, le désir, le vacillement, et finalement l’équilibre."
J’avais déjà un avis assez neutre sur Un instant d’abandon et La trahison de Thomas Spencer. Question de style.
Louise, écrivain, est une femme indépendante, forte, qui a du caractère. Elle vit avec son mari François à Paris mais n’est pas souvent chez elle et avec lui. Se donnant à cœur tout entier à son métier de romancière, elle part souvent plusieurs jours sans prévenir, laissant François seul… Leur couple est un peu compliqué, ils s’aiment mais sont plutôt distants, et c’est toujours Louise qui décide de tout !
Etant en manque d’inspiration pour son nouveau roman, Anna, une amie de Louise lui propose d’aller à Livourne en Toscane, dans sa maison. Là-bas elle y sera tranquille et l’inspiration lui viendra donc. La seule compagnie qu’elle a alors est Graziella, une femme venant s’occuper de la maison. Elles ne se parlent jamais, mis à part une seule fois où Graziella évoque l’existence de son fils Luca, étudiant à l’Académie navale…
Louise aura alors une aventure avec Luca. Ce jeune homme beau, mystérieux, qui prend des décisions pour eux deux. Ce jeune homme opposé à son mari...
Entre amour, secret, accident soudain et mensonges, cette histoire va-t-elle se finir sans dégâts ?
Cette femme forte devra alors faire des choix et se mettre face à cette situation !
je suis assez mitigé. Je n'ai pas vraiment accroché à l'histoire : il m'a fallu plus d'une semaine pour terminer l'acte 1. Je n'ai pas vraiment trouvé l'histoire entraînante ; je l'ai plus trouvée lassante. A ce stade la de ma lecture, je me disais que c'était le pire livre de Besson, et qu'il était plus doué dans les autobiographies... cependant, arrivé tant bien que mal à l'acte 2, j'ai adoré. J'ai vraiment apprécié l'échange entre le mari et Louise, vraiment : c'est émouvant, touchant. C'est pour cela que je lui met 3 étoiles : un début assez ennuyant, et une fin palpitante ; la définition même de trois étoiles.
Je suis déçue parce que j’avais beaucoup aimé Paris-Briançon du même auteur mais là ça ne l’a pas du tout fait. Bon déjà je ne suis pas fan des histoires d’adultère (encore moins s’il y a une grosse différence d’âge). Mais en plus, la protagoniste a été insupportable du début à la fin. J’ai eu beaucoup de mal à continuer l’histoire de son point de vue. Je la trouve égoïste, antipathique et méprisante. Même le style d’écriture ne m’a pas convaincue. J’essaierai tout de même d’autres livres de l’auteur parce que celui ci n’a pas l’air d’avoir fait l’unanimité.
J'ai beaucoup aime ce livre. Une histoire simple oui mais si bien racontee. Je trouve que Philippe Besson a enormement de talent. Il choisit les mots justes et tourne ses phrases de facon experte.
Ce n'est clairement pas mon roman préféré de Philippe Besson, mais on y retrouve tout de même sa plume délicate qui sait décrire les sentiments humains.