AUX MORTS DE 1871 A TOUS CEUX qui, victimes de l’injustice sociale, prirent les armes contre un monde mal fait et formèrent, sous le drapeau de la Commune, la grande fédération des douleurs,Je dédie ce livre. Jules Vallès.
Toute la vie de Vallès est tendue vers la Commune. Lorsque les insurgés s’emparent de Paris, il devient maire du xixe arrondissement. Le lendemain de l’insurrection, il est condamné à mort par contumace. Son journal, Le Cri du peuple, est interdit. Dans ce troisième volume autobiographique, après L’Enfant et Le Bachelier, l’auteur montre son héros, Jacques Vingtras, sur les barricades, dans le feu de l’action, au milieu des morts et des blessés. Son écriture rapide, sa vision fulgurante des scènes de combat, font de ce livre le cri de la Commune. Jules Vallès mourut, épuisé, à cinquante-trois ans, en murmurant : « J’ai beaucoup souffert. »
Jules Vallès est un journaliste, écrivain et homme politique français d'extrême gauche.
Fondateur du journal Le Cri du Peuple, il fait partie des élus lors de la Commune de Paris en 1871. Condamné à mort, il doit s'exiler à Londres de 1871 à 1880.
Jules Vallès was a central figure in the Paris Commune of March-May 1871: popular orator, creator and editor of the most-read newspaper, Le Cri du Peuple, elected deputy and even an elected battalion commander. He remained at the barricades throughout the "Week of Blood", la Semaine Sanglante of annihilation, but survived — through a combination of lucky breaks, discreet risk-taking friends, and clever improvisations — to tell the tale. In 1886, the year of his death, he told this part of it in this fictional autobiography, published posthumously and narrated by his alter-ego "Jacques Vingtras".
We can't know how much of it he fictionalized — very little, apparently, except that "Jacques Vingtras" focuses especially on the comic and self-deprecating details, careful not to attribute to himself anything like heroism, a notion he distrusts. Thus we see "Jacques" as a battalion commander with no military aptitude or tactical sense who issues contradictory and at times nonsensical orders, a loudmouth so brash he enrages people who should be allies, and so much in a hurry all the time that he can't get his official deputy's sash on straight. In the context of an immense tragedy he describes other moments not comical but so strange that I'm sure he didn't make them up: For example, when a handful of National Guards (the Commune's defenders) are running for their lives under a fierce cannonade, they pass an old, blind beggar still begging at his accustomed spot before a now-destroyed church, and — they stop to give him coins! The old urban habits of those men survived even under such enormous stress. It is the attention to such minute detail, in the context of broad involvement in all the politics of the Commune, that makes this book invaluable for feeling and reliving the immense drama. And because Vallès/Vingtras is so unpretentious, he's good company, even if his shorthand phrases and extensive use of slang sometimes make him hard to follow.
Jules Vallès est un Génie de l'écriture. L'insurgé est de ces livres qui sont des révélations. Déjà parce que le sujet est grave, très gave, mais on rit bien avec Jules Vallès. Ensuite parce qu'il a une voix incroyable, qui fait revivre toute cette deuxième moitié du 19e siècle et ses luttes, sa politique, et la Commune bien sûr. on se retrouve plongé aux côté de Vallès dans le Paris de 1871. et il nous fait jubiler par la hardiesse et la beauté de son verbe à chaque ligne. à tous ceux qui ne l'ont pas lu : lisez, lisez Vallès !!
« AUX MORTS DE 1871. À tous ceux qui, victimes de l'injustice sociale, prirent les armes contre un monde mal fait et formèrent, sous le drapeau de la Commune, la grande fédération des douleurs, je dédie ce livre », Jules Vallès
The Insurgé is the third and final volume of the autobiographical Jacques Vingtras trilogy by Julles Vales. After a painful childhood (L'enfance) and difficult teen years (Le bachelier), Jacques Vingtras trouve sa vocation un des chefs des Communards de Paris.
This excellent trilogy offers a brilliant life history of a professional revolutionary. In this regard is every bit as good as Maxim Gorky's three volume autobiography (Enfance, En gagnant mon pain et Mes universities). Above all it is dramatically superior to Victor Hugo's bombastic and preposterous classic which presents revolutionaries as romantic heros similar to chevaliers errants.
La conclusion de cette trilogie, qui tourne de plus en plus au feuilleton au fil des trois tomes, à mon regret. On est plongé en plein dans la révolte de cette fin d'Empire et dans le tourbillon de la Commune, dont ses acteurs peinent à suivre le rythme. A lire pour ressentir ce qui animaient les Communards.
Ce livre donne envie d'en savoir plus sur cette période si méconnue qu'est la Commune de Paris. A travers cette oeuvre, Vallès dépeint l’émulation d’un soulèvement populaire, la dynamique de ces révolutions intellectuelles et la réponse violente de Versailles face à l’insurrection. Proche des idées de Proudhon ou de Bakounine, Vallès est et restera une figure emblématique de la période de la Commune de Paris et de l’avènement d’une démocratie sociale. Une très bonne expérience.
De 4 étoiles pour 'L'Enfant', à 2 étoiles pour 'Le Bachelier' et, maintenant, 1 petite étoile pour 'L'Insurgé'. Aucune idée du pourquoi, autre que Jacques est un esti d'cave et je suis écoeuré de ses stupidités. C'est tout.
dernier volume de la trilogie "Jacques Vingtras", beaucoup moins bien écrit que les deux premiers, mais vaut par l'aspect documentaire sur l'atmosphère qui régnait parmi les communards, à savoir un désordre complet. Pas étonnant que ça ait raté.