LE RETOUR TANT ATTENDU DE GABRIEL JOLY Octobre 1789. Les émeutes se multiplient dans les rues d'un Paris affamé. Le 5 au soir, menée par les femmes, la foule marche sur Versailles et envahit le palais dans une lutte acharnée. Dans l'ombre, une figure mystérieuse hante les couloirs du château. Alors qu'une série de meurtres inexpliqués viennent frapper les rangs des insurgés, Gabriel Joly est appelé à la rescousse pour démasquer celui que l'on surnomme " Le Fantôme du Chancelier ".
Plongé dans une enquête haletante, le jeune journaliste va retrouver, au milieu du chaos, le visage d'anciens amis, et de vieux ennemis. Alors que l'avenir de la France semble se jouer dans les mains d'un cortège de Parisiennes insurgées, Gabriel est confronté à la plus sombre énigme de sa carrière.
Henri Lœvenbruck est né en 1972 à Paris, dans le XIIᵉ arrondissement. Ses parents, tous deux professeurs d’anglais et ayant vécu au Pays de Galles, lui transmettent dès son plus jeune âge leur amour pour la culture anglo-saxonne.
Pendant toute son adolescence, il participe à de nombreux groupes de rock et joue sur de nombreuses scènes de la région parisienne.
Après des études littéraires (khâgne au lycée Chaptal, puis littérature américaine et anglaise à la Sorbonne), assez peu enthousiasmé par la chose militaire, l’heure du service national venue, il fait une objection de conscience et passe 17 mois aux Éditions Francophones d’Amnesty International.
Une fois son objection terminée, il part vivre avec une belle Anglaise près de Canterbury. Là-bas, il enseigne le français dans un collège.
De retour en France, il exerce divers métiers, de barman à web-designer en passant par professeur d’anglais, avant de se diriger vers le journalisme. Pigiste pour la radio (TSF) et la presse écrite (L’Express), il signe de nombreuses chroniques sur les littératures de l’imaginaire avant de créer son propre magazine (Science-Fiction magazine). Après être resté rédacteur-en-chef de ce journal pendant deux ans, il publie à 25 ans un premier polar futuriste aux éditions Baleine, sous le nom de Philippe Machine… Cette fois, son choix est fait : il décide de se consacrer pleinement à l'écriture.
Après avoir publié deux trilogies de Fantasy aux éditions Bragelonne — lesquelles rencontrent un succès inédit pour un auteur français (La Moïra dépasse en France les 300 000 exemplaires, toutes éditions confondues, et les droits sont vendus dans 12 pays) — Henri Lœvenbruck se lance dans le thriller.
Il publie en 2003 Le Testament des siècles aux éditions Flammarion. Ce polar ésotérique, publié en France avant la vague du Da Vinci Code, rencontre à son tour un vif succès, y compris à l'étranger (droits vendus dans 9 pays et adapté en bande-dessinée aux éditions Soleil). En 2007, après un vol plané fulgurant sur une Ducati 944, il publie un second thriller intitulé Le Syndrome Copernic. À nouveau, le succès est au rendez-vous et les droits sont achetés dans 9 pays.
En 2008, l’auteur, qualifié de « nouveau maître du thriller français » par le Nouvel Observateur, publie son troisième roman aux éditions Flammarion, Le Rasoir d’Ockham, réaffirmant son goût pour le thriller ésotérique.
Aujourd’hui, Henri Lœvenbruck partage son temps entre ses romans, les textes de chansons pour des groupes et des chanteurs français et l’écriture de scénarios pour la télévision. Quand son emploi du temps le lui permet, il assouvie ses deux passions : les sports mécaniques et la collection de montres cassées…
Le quatrième et dernier tome des aventures de Gabriel Joly est enfin paru après plusieurs mois d’attente.
Gabriel Joly, après la mort de Lorette, celle qu’il aimait, est devenu le Loup des Cordeliers et se charge de sauver les plus faibles, notamment les enfants. Au cours d’une mission dans les profondeurs des égouts de Paris, un triste sire a le dessus sur Gabriel. Par conséquent, le lecteur assiste à l’enterrement de Gabriel qui était fortement apprécié par tous. Qui aura le culot de reprendre ses écrits ? Qui s’occupera des enfants présents dans l’institution qu’il a ouverte ? Mais Henri Loevenbruck nous réserve un rebondissement, comme on les aime.
Louis XVI est toujours le roi de France mais il est toujours à Versailles, théâtre d’un assassinat. Le commissaire Guyot est chargé par le roi de faire toute la lumière sur la mort de de Bron. Mais un fantôme hante Versailles. Qui est-il ? Que fait-il ? Est-ce lui qui envoie des lettres à la Reine ? Duvilliers fait également son grand retour, aidé par le Comte de Provence, le frère du roi. On est à la cour avec ses courtisans, ses officiers et un roi qui doit prendre des décisions mais qui est toujours sur la retenue. Un roi qui voit sa couronne vaciller, qui n’est pas forcément au courant de tout ce qu’il se passe en France. Mais il va le savoir lorsque les femmes, venues de Paris, vont lui demander du pain. Car la France a faim, la France veut le roi et sa famille à Paris. En plus, la couronne est convoitée par le Comte de Provence qui n’hésite pas à comploter.
Une enquête aux multiples rebondissements se profile. Les vérités vont être dites et les mystères levés. Car il faut faire payer Duvilliers pour tous les actes qu’il a commis et même s’il est protégé. Versailles va être le théâtre de soulèvements, de courses poursuites dans le château et dans son parc. Versailles va également être le théâtre du début d’un amour et de retrouvailles.
La Reine Marie-Antoinette m’a fait de la peine. Henri Loevenbruck la dépeint comme une femme qui suit son mari, le roi et qui veut à tout prix sauver ses enfants. L’auteur aime profondément les femmes et cela se ressent dans ce roman. Il leur consacre de très belles pages. Ce sont des femmes qui tentent de survivre, qui veulent l’égalité, qui se soulèvent, tout comme les hommes et elles n’ont pas peur de faire face aux plus grands de ce monde, ni à l’armée. Alors, oui, lorsque l’on se retrouve à Versailles, c’est d’abord l’émerveillement, mais les objectifs reprennent très vite le dessus. Henri Loevenbruck est un auteur de talent quel que soit le sujet. Il est très à l’aise sous les ors de Versailles, avec la gouaille parisienne. Il peut utiliser un langage châtié comme populaire. Et puis, cavalier émérite, ce que je viens d’apprendre, il ne pouvait pas rater l’équitation à Versailles avec de magnifiques chevaux, Rose et son beau Silencio. Henri Loevenbruck met donc fin à Gabriel Joly, un personnage que j’ai beaucoup aimé, que j’ai vu évoluer, qui a des amis, hommes et femmes, très proches, tous différents les uns les autres. Il sera surpris d’apprendre que même à Versailles, il est accepté. Mais Gabriel n’a pas accepté la mort de Lorette et il doit faire la paix avec son passé, retrouver son frère afin d’avancer dans la vie. Le talent d’Henri Loevenbruck n’est plus à démontrer, quel que soit le sujet et ici il mêle le contexte historique, les enquêtes avec brio. Je n’ose imaginer le temps investi par l’auteur pour avoir une écriture aussi fluide, pour que les évènements s’enchaînent sans perdre le lecteur. Alors, à très vite, j’espère pour un prochain roman.