À New York, Bombay, Sydney, des nuées de dinosaures infestent le ciel des mégalopoles. À Paris, des rats venimeux jaillissent des bouches d'égout. Dans toutes les villes, des créatures surgies d'un lointain passé réapparaissent depuis qu'un virus a inversé l'évolution des espèces. C'est la super-régression. Un cauchemar. Et le spectre du dernier hiver pour l'humanité. Seul espoir : un ADN hors norme repéré par une équipe de scientifiques. Petit problème : il se trouve dans le corps d'un enfant de 10 ans né au XIVe siècle... Pour Anna Meunier, la paléontologue, et Wuan, son conjoint transformé en erectus, le temps est venu d'enfreindre un puissant tabou : celui qui sépare les vivants des morts et interdit de modifier le passé.
Alors que l'humanité se remet à peine de la deuxième vague de virus régressif, un univers parallèle entre en collision avec le notre, entraînant une super-régression du monde entier, et ce à toute les époques. Une seule solution : le voyage dans le temps pour retrouver un enfant mystérieux.
Mon mini-résumé doit déjà vous avoir indiqué que ce troisième et ultime tome d'Erectus ne relèvera pas le niveau suite à un deuxième que je trouvais déjà tombé bien bas. L'auteur nous livre donc ici une histoire encore plus barrée où nos héros vont devoir voyager dans le temps : Moyen-Âge en pleine peste noire, Renaissance de De Vinci, Antiquité romaine... Le tout sur fond de régression humaine et animale, amenant des stupidités de ce genre : la tapisserie de Bayeux change ses représentations car dans le passé Guillaume le Conquérant a affronté des Erectus et a perdu à Hastings mais personne n'expliquera pourquoi du coup l'Angleterre n'est pas désormais complètement peuplée d'Erectus. Le passé influence le présent uniquement quand l'auteur a décidé que c'était le cas. Je vous passerai la résolution finale prise par l'héroïne pour faire passer un message dans un grand moment de n'importe quoi sur fond de légionnaires romains organisant des sacrifices dans les arènes pour stopper leurs mutations en Erectus. Il m'est également difficile de ne pas évoquer cette scène digne des plus grands nanars ou des porteurs de troupes de l'armée américaine débarquent des Erectus montées sur des éléphants préhistoriques pour s'en servir comme troupes. Le tout pendant bien sûr que les continents reforment la Pangée et que la Terre parallèle croise la nôtre. Quel beau moment...
Le roman fera par ailleurs pas mal d'efforts pour éviter d'évoquer certains aspects du tome 2 afin de ne pas se retrouver dans l'embarras. On sent également que les Erectus sont simplement présents de temps en temps pour justifier le titre.
Bien sûr, le meilleur reste cependant la note de fin qui vous explique qu'à part quelques exagérations, le tout reste très crédible scientifiquement.
La trilogie Erectus a tout de même le mérite de me faire m'interroger sur un point : comment ces livres arrivent-ils à se vendre autant ?
Lucas s’est installé à Tahiti, il doit sortir de sa retraite, car une nouvelle menace guète l’espèce humaine. Cette fois, le coupable n’est pas un virus, mais une météorite repêchée du fin fond des océans par futurabio responsable de la première pandémie (lire Erectus).
Et si au final tout avait démarré à cause de celle-ci ?
Une histoire à 100 à l’heure afin de sauver l’humanité entière, entre passé et présent nos héros ne vont avoir aucun repos !
Le dernier tome de la trilogie, d'où les 4 étoiles un peu généreuses. Une lecture agréable en tant que science fiction, l'écriture n'est pas magique mais fonctionne, les personnages sont clairs les gentils et les méchants pas d'ambiguïté, gros point noir pour moi, à aucun moment je ressentais un danger pour les personnages ni un véritable attachement mais l'idée marche assez, l'auteur semble s'amuser, c'est un livre agréable dans son genre.