Comment contrer la destruction écologique? D’une salle de classe à la lutte pour des espaces libres à Hochelaga, une BD pleine d’espoir pour repenser notre rapport au territoire. Printemps 2020, en plein confinement, le professeur de science politique Jean-Félix Chénier enseigne le cours « Utopies/Dystopies – Le point de bascule ». Il décide de partir du cas d’une lutte dans le quartier Hochelaga, à Montréal, qui incarne parfaitement le sujet. La communauté s’y mobilise pour défendre un territoire en friche contre un projet de Ray-Mont Logistiques de transbordement de conteneurs, symbole de la mondialisation. On retrouve d’un côté l’idéal de la nature, et de l’autre les lois implacables du marché. Fruit d’une méditation profonde sur la nécessité de forger une nouvelle sensibilité au territoire, Résister et fleurir met en images les échanges passionnants du professeur avec ses étudiant-e-s et le combat mené par la communauté pour un quartier à échelle humaine.
« Communaliser, c'est en premier lieu partager ce qui est nécessaire à nos existences. Il s'agit de rendre "inappropriable" ce qui nous permet de vivre.»
« Se réapproprier nos moyens de subsistance, d'existence, puis devenir résistance. »
Bande-dessinée magnifique qui sème ou alimente davantage l’envie de résister et de fleurir.
Magnifiquement illustré et résolument didactique, Résister et Fleurir met en scène la lutte (infructueuse) pour sauver un boisé de Mtl comme exemple d'un effort local contre la dystopie qui nous guette.
Visuellement, c'est très réussi. Les dessins sont très évocateurs, comme flous et précis à la fois. L'utilisation des couleurs et la juxtaposition des images rend le tout presque poétique.
Le propos est SUPER intéressant. Je m'attendais à en apprendre davantage sur la mob pour le Parc-Nature, mais j'ai été agréablement surprise de retrouver autant de pistes pour alimenter mes réflexions intellectuelles et politiques sur notre rapport au monde, à la nature, au collectif...
Un essai sous forme de roman graphique où un professeur, qui enseigne au collégial, utilise des exemples concrets de militantisme (particulièrement le cas de l'opposition des citoyens d'un quartier de Montréal contre le projet Ray-Mont Logistiques) pour discuter de la dichotomie entre la dystopie et l'utopie.
J'ai adoré le message que cet enseignant partage, mais j'ai été moins interpellée par les illustrations. J'ai aimé les couleurs vives mais les images étaient trop floues à mon goût à moi.
Je ne sais pas quelle note donnée. C'est un beau résumé de ce qui s'est passé à Hochelaga avec des liens sur le cours donné par l'auteur. Cependant, je m'attendais à autre chose. Un essai ou un texte narratif. Ce qui n'est pas le cas avec ce livre. Je me suis alors un peu perdu.e pendant la lecture.
Beaucoup trop didactique à mon goût, mais relativement informatif pour celleux qui n'ont pas déjà porté de reflexion sur les sujets, que ce soit sur le néolibéralisme et ses conséquences en termes d'inégalités et de destruction du vivant ou sur la lutte locale montréalaise en question. L'art est beau quand il est au service des quelques passages lyriques et j'aurais aimé en voir beaucoup plus.
Excellent essai politique sur l'occupation d'un territoire vert en milieu urbain. On y traite des notions d'utopie et de dystopies apposées à l'histoire humaine déjà écrite et celle qui reste à composer. Je suis toujours heureuse de lire un bel ouvrage militant, en plus les aquarelles sont superbes et vivifiantes.
Ce livre est juste extraordinaire... je me sentais tellement émue tout le long de la lecture et j'ai dû prendre des pauses. À mettre dans les mains de tout le monde ❤️