Pour ne plus porter au pinacle des figures idéales et idéalisées, il y a urgence à consentir à ce que nous sommes : des glaiseux et non pas des anges. Nul ne peut s'extraire du monde et de l'humaine condition avec son inévitable cortège de contrariétés, de pauvretés, d'ombres et de noirceurs... Comment assumer nos limites au lieu de les masquer ? Comment s'aimer de façon juste sans se déprécier ou s'illusionner ? L'éloge spirituel de l'imperfection ne peut être que celui d'une perfection bien comprise, c'est-à-dire celui de la sainteté, la vraie. Avec saint Paul, Bernanos, Marie Noël et tant d'autres voix inspirées, Alexia Vidot sonde notre coeur et dessille notre regard pour nous rappeler comment Dieu transforme notre boue en or. Alexia Vidot est journaliste pour l'hebdomadaire La Vie. Elle est également l'auteur d'une Petite vie de Maximilien Kolbe et de Comme des coeurs brûlants chez Artège, ainsi que de Cher Benoît XVI , aux éditions de l'Emmanuel.
Rapide et facile à lire, voici déjà un premier argument ! La deuxième raison qui devrait pousser à cette lecture, c'est qu'il est percutant.
Avec des mots simples, l'autrice nous fait prendre conscience que notre imperfection (ou nos imperfections !), loin d'être un poids qui nous retient au sol, est au contraire un tremplin pour être catapulte Là-haut. Pa question pour autant de céder au "à quoi bon?"... Beaucoup de citations diverses éclairent le propos.
Le chapitre 5 m'a particulièrement marquée, ainsi que l'image du kintsugi (non je n'ai pas eternué) qui débute la conclusion.