Hubert Aquin was a Quebec novelist, political activist, essayist, filmmaker and editor.
Aquin graduated from the Université de Montréal in 1951. From 1951 to 1954, he studied at the Institut d'études politiques in Paris. On his return to Montreal worked for Radio-Canada from 1955 until 1959.
From 1960 to 1968, Aquin was active in the movement for Quebec independence. He was an executive member of the first independentist political party, the Rassemblement pour l'indépendance nationale (1960–1969). In 1964, he announced that he was going "underground" to work for independence through terrorism; he was arrested shortly thereafter and detained for four months in a psychiatric hospital. It was there that he wrote his first novel, Prochain épisode (1965), the story of an imprisoned revolutionary. In December 1964, he was acquitted of illegal possession of a firearm.
Regarded as a classic of Canadian literature, Aquin's novel Next Episode (the English translation of Prochain épisode by Sheila Fischman), was chosen for the 2003 edition of CBC Radio's Canada Reads competition, where it was championed by journalist Denise Bombardier. It was the winning title. An earlier English translation by Penny Williams, keeping the French title, was published in 1967.
The self-destructive thoughts of the novel's narrator foreshadow Aquin's own death: On 15 March 1977, Aquin committed suicide.
Certainement son meilleur. Tous les thèmes y sont: addiction aux médicaments, mouvement révolutionnaire québécois, course automobile, Suisse, Afrique, viol, suicide, mais surtout, une forme déconstruite et éclatée, qui fait grimper le roman policier baroque à un niveau inégalé. Mais c'est aussi celui qui a le plus de jeux de mots et qui entremêle les références de tout acabit le mieux.
This multi-narrator novel takes place in the 1960s,mainly in Montreal and in Europe. It is meant to be the biography of a revolutionary pharmacist, P. X. Magnant, but it turns out otherwise as a mysterious narrator barges into the editor's final cuts of the man's diaries. As I read it I felt like I was hanging by a thread that someone was swinging around. In a positive way. The changes of narrators is pretty confusing at first, but at the end everything is explained. There are also a lot of footnotes that are part of the novel, so it's important to read them, even if it slows down the reading and breaks a little the rythm of the story.
I really enjoyed this novel as I have liked other works from Hubert Aquin. He seems to have a fascination with the Léman Lake in Switzerland, which is pretty interesting.
Structure fascinante (question de l'authenticité, du double, du faussaire, etc.) Mais oeuvre parfois raciste (usage du mot en n, séparatisme québécois perçu comme phénomène de décolonisation) et misogyne (violence à caractère sexuelle)
Extrêmement difficile de bien définir ce livre. Disons seulement que, dans la littérature québécoise, c'est une oeuvre phrase, indispensable, que tout amateur de livres, de prose, moindrement révolutionnaire, devrait connaître. Aquin, son oeuvre, sa personne, se passent de présentation, et si j'adore de manière générale tout ce que l'auteur produit, c'est pour l'instant Trou de Mémoire qui m'aura le plus marqué, rejoint, autant dans la thématique, l'écriture fiévreuse, mais surtout dans ce jeu de style unique.
Le livre est constitué d'une multitude de fragments qui ne prendront finalement sens qu'aux dernières pages du récit; tantôt extraits de journaux, tantôt autobiographies, on sera balancés à gauche et à droite dans une intrigue qu'on aura de la difficulté à comprendre d'abord, tant le style baroque et exubérant est dérangeant.
Le personnage principal, pharmacien, ne cesse de faire l'étalage de ses produits et techniques, et tout cela, mêlé au style éclaté et à la folie du protagoniste, est très lourd à lire. Ce n'est qu'après la deuxième moitié du roman qu'on comprendra le sens de cette anamorphose, puisque toute cette richesse de langage cache en réalité une intrigue beaucoup plus simple qu'il n'y paraît, mais cette simplicité et cette beauté ne découlera finalement que du point de vue sous lequel le lecteur se placera, après avoir assimilé les quelques 250 pages de cette intrigue décousue, écrite sous la forme d'un casse-tête.
Attendez-vous à vous questionner, à vouloir poser le livre bien souvent malgré la prose légendaire et la qualité du travail d'Aquin, puisque Trou de Mémoire est lourd, parfois même désagréable. Mais le jeu en vaut la chandelle, alors que les nombreuses notes de bas de page (écrites par des personnages différents) prendront de plus en plus d'importance, l'intrigue se déploiera sous vos yeux, et la clé de l'énigme vous sera finalement donnée. C'est un de ces livres dont l'histoire vous suscitera plusieurs questions bien après que vous l'ayez lu.
Encore une fois, on pourrait analyser l'ouvrage d'Aquin de fond en comble; le propos révolutionnaire, propre aux années 60, est extrêmement fort, et on reconnaît en le personnage principal ce canadien-français, en recherche d'identité, qui ne voit que comme seule solution au changement social qu'une défragmentation complète, une multiplicité de points de vue et d'opinions contradictoires qui ne découlent au final que d'une fiévreuse envie de dominer, d'établir un contrôle sur ce qu'on est en train de perdre.
Livre assez surprenant. Jusqu'au 2/3 du livre on est plongé dans une histoire d'amour assez mystérieuse qui inclut un meurtre. Ici et là on voit poindre des indices mais rien de plus. Dans le dernier tiers plusieurs de ces indices se concrétisent en personnages et le récit prend une nouvelle tournure chaque fois. La conclusion est surprenante et imprévisible. À lire aussi pour le vocabulaire à la fois déjanté et exhibitoire.