História de uma prática cultural, a cinefilia se intensificou após o fim da Segunda Guerra Mundial e alterou os rumos do cinema. Concentrando-se no período que vai da ebulição cinéfila ocorrida na França no imediato pós-guerra à conturbada primavera de 1968, 'Cinefilia' mostra como a cinefilia conquistou seu lugar na história cultural do século XX ao inventar uma forma de ver e compreender o mundo através do cinema. A frequentação à cinemateca dirigida por Henri Langlois e a multiplicação dos cineclubes foram alguns dos primeiros eventos que deram origem à cultura cinéfila de que o livro trata. Experiência íntima e ritual coletivo ao mesmo tempo, culto secreto e paixão vivida em bando, a cinefilia angariava um número cada vez maior de adeptos. Não se tratava apenas de ver os filmes, mas de discuti-los, interpretá-los, situá-los numa história das formas artísticas.
Antoine de Baecque est un historien, critique de cinéma et de théâtre, et éditeur français. Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (lettres), Antoine de Baecque est spécialiste en histoire culturelle du XVIIIe siècle. Agrégé d'histoire en 19861, il soutient une thèse de doctorat en histoire sous la direction de Michel Vovelle à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne. Carrière universitaire - Après avoir enseigné en tant que maître de conférences à l'université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, puis avoir été enseignant permanent à l'université Paris Ouest Nanterre La Défense au sein des Études cinématographiques du département Arts du spectacle, il est, en 2018, enseignant à l'École normale supérieure. Carrière de journaliste - À l'École normale, il fonde la revue Avancées cinématographiques. Il publie à l'âge de 22 ans son premier article dans les Cahiers du cinéma lors de la mort de François Truffaut. Il écrit ensuite de nombreux articles et ouvrages sur le cinéma français, en particulier sur Truffaut, Godard et sur l'histoire des Cahiers du cinéma, dont il a été le rédacteur en chef de 1996 à 1998. Il est, de 2001 à 2006, rédacteur en chef des pages culture du journal Libération. À partir de 2007, il collabore au journal en ligne Rue891. À partir de 2015, il écrit dans la revue en ligne Délibéré, où il publie « Degré zéro »5, une chronique consacrée à la marche et à l'exploration de la ville (Paris puis New York).
On pénètre en douceur, on ne sait pas vraiment à quoi s’attendre. Et puis c’est l’extase, on connaît les merveilles de ce monde foisonnant à la passion déchaînée, on a nous aussi envie de dévorer toutes les images possibles, de lister tous les films possibles, de vivre dans un passé de grâce (ou tout simplement de vivre de sa plume). Et puis on apprend sur les luttes intestines, la rage, la rupture. On veut crier, déplorer la tristesse de la chose, car ça peut pas avoir de fin. On sort de la salle, regarde à nouveau le monde réel avec les yeux éblouis. Et puis on finit en beauté avec Daney, image de passion résignée et de lucidité douloureuse qui incarne à lui tout seul La Cinéphilie, sa flamme qui brûle vite. C’est une belle histoire, même si on soupire à la fin. Après l’avoir connue, après avoir essayé de la comprendre, de la voir, de la percer, on n’est plus tout à fait les mêmes. On a connu Arcadia.
— Da introdução: As Poltronas do Cine Alcazar (Les Sièges de l'Alcazar, 1989, França), de Luc Moullet. Traviata 53 (1953, Itália/ França), de Vittorio Cottafavi.
— Do capítulo 1: O Crime do Sr. Lange (Le Crime de Monsieur Lange, 1936, França), de Jean Renoir. Viagem à Itália (Viaggio in Italia, 1954, Itália/ França), de Roberto Rossellini