Puberté met en scène les tribulations de deux amies d’enfance, Annie et la Ménine, qui traversent leur puberté comme un champ de force. L’une se dépense dans une exultation physique où se relancent jeux et dangers, l’autre souffre d’une maladie orpheline, qu’elle cherche à transcender grâce à la puissance de l’imaginaire. Toutes deux éprouvent de plein fouet ce temps des métamorphoses et connaissent la solitude, la cruauté, la révolte, la jouissance et la peur. Éperdu de sensations et d’images, Puberté donne à entendre la fureur d’une langue qui libère la vie et fait de la ville un royaume. Ce sixième livre d’Annie Lafleur clôt un cycle d’écriture entamé avec Rosebud et poursuivi avec Bec-de-lièvre et Ciguë.
Puberté est un excellent recueil de poésie, et est pour l’instant mon préféré de l’année. Lafleur y déploie une langue tout simplement éblouissante, envoûtante, acérée et onirique, qui n’a cessé de m’impressionner tout au long de ma lecture. Le texte prend toute sa valeur lorsqu’il est lu à haute voix, tandis que les dispositions non conventionnelles du texte surprennent et bonifient l’expérience: on sent un énorme effort stylistique qui en aura visiblement valu la peine. Le recueil comporte aussi des réflexions intéressantes, mais parfois opaques, abstraites ou difficiles à saisir, sur les thèmes de la maladie, de la sexualité et de l’adolescence, notamment. Même si je sais que je n’ai pas tout compris, je sais que j’ai pratiquement tout aimé.
C’est une belle œuvre qui raconte, à l’aide d’une plume poétique imagée et presque onirique, l’évolution, la croissance chez deux femmes en dénonçant plusieurs sensations et phénomènes de cette réalité.
J’y ai senti beaucoup de colère, des émotions bouillonnantes, des images qui font voyager dans une tempête de mots.
Annie Lafleur propose un texte très envoûtant et certainement plein de richesse.
Après avoir assisté à la conférence de la fort sympathique Annie Lafleur sur son oeuvre et son cycle littéraire, je ne peux qu'aimer davantage Puberté! Très percutant, intimiste, nostalgique, soigné et marginal, ça me parle. J'aime ce sentiment de ne pas tout avoir compris qui rajoute à la vastitude de l'oeuvre.
J'ai eu de la difficulté à saisir le but des poèmes au début, mais quand j'ai compris que c'était des fenêtres dans la croissance, des moments clés de l'enfance et des découvertes euphoriques, je me suis laissée emporter. Magnifique prose et rythme enivrant, la plume d'Annie Lafleur est originale et rafraichissante. J'ai assisté à l'une de ses conférences et elle est tout à fait fascinante!