Le caractère fantastique des nouvelles de Zaki Beydoun n'est pas sans rappeler les oeuvres de Kafka ou de Borges. Ce livre, première traduction française de son travail, rassemble des nouvelles issues de trois recueils. Cycle de nouvelles connectées autour du même narrateur, succession de textes déroutants à lire comme des poèmes en prose - l'auteur nous convie à une vertigineuse exploration du monde des rêves, sans égale dans la littérature arabe contemporaine. Trois nouvelles de ce recueil ont paru en 2020 dans la prestigieuse Nouvelle Revue française avec une présentation de J. M. G. Le Clézio, reproduite dans le livre.
Recueil / fix-up sur la porosité entre soi et le monde et le flou de la démarcation entre les deux, qui s'achève (second recueil) par une série de mini-contes surréalistes. Je ne saurais pas dire si j'ai trouvé ça bon, mais c'était singulièrement déroutant.
Un recueil de nouvelles fantastiques, vraiment ? On se pose la question tant les situations de Organes invisibles (trad. Nathalie Bontemps) résonnent avec des expériences que tous et toutes nous avons déjà connues. Le monde est fantastique, étrange et absurde, et ce livre en est une description réaliste.