"Cet automne-là, les taux d'intérêt étaient en baisse, les prix de l'immobilier en hausse, ma famille, mes amis s'inquiétaient : est-ce qu'il n'était pas temps que j'investisse dans la pierre ? Avec un peu de chance et un banquier indulgent, je pouvais peut-être m'endetter sur trente ans (mon âge à l'époque). Je n'en avais ni les moyens ni l'envie. Signant un acte de vente, j'aurais eu la sensation de signer mon propre registre d'écrou - et de voir ma liberté circonscrite à quelques mètres carrés. Et puis un appartement, ça se meuble ; aux meubles, il faudrait toujours préférer son sac de voyage." De Buenos Aires à Caracas, François-Henri Désérable nous embarque dans une formidable traversée de l'Amérique du Sud. Cinq mois à moto, en stop, en bateau, avec une seule contrainte : emprunter l'itinéraire qui fut celui d'Alberto Granado et d'Ernesto "Che" Guevara, lors du fameux voyage à motocyclette, soixante-cinq ans plus tôt.
François-Henri Désérable (born Amiens, France, 6 February 1987) is a French author and a former professional ice hockey player.
His short-story, Clic! Clac! Boum!, was awarded Le Prix du Jeune Ecrivain and published in March 2012. His first book, Tu montreras ma tête au peuple, about the French revolution, was released in April 2013 by Gallimard.
Un récit de voyage parsemé d’humour, fait de rencontres et d’anecdotes qui donnent envie de prendre la route vers l’Amérique du Sud nous aussi. J’aime vraiment cet auteur.
Un merveilleux récit de voyage où l’auteur nous embarque sur la route de Ernesto Guevara, connu sous le nom de Che Guevara. L’objectif de ce voyage est de suivre la route empruntée par le révolutionnaire quelques années plus tôt, de Buenos Aires à Caracas.
Dans ce récit, nous est conté ce voyage avec ses rencontres et ses péripéties, la description de ses paysages, le tout accompagné de quelques photos. Nous voyageons aux côtés de l’auteur au travers les différents pays qu’il traverse.
Une ode au voyage, à la contemplation et aux rencontres sous une écriture intime et poétique.
💬 « Le chagrin d’un chant inachevé, c’est aussi celui qui vous étreint quand vous devez vous arracher à la contemplation d’un paysage dont vous savez que vous n’allez plus le revoir. »
Marcher, rouler, auto-stopper, naviguer dans les pas du Che. Voilà la promesse de ces 200 pages, qui vous emmène sur les traces de cette icône révolutionnaire, qui n'était à l'époque qu'un homme plein d'espoir et épris de liberté. 65 ans après, François-Henri Désérable revient sur ses pas, dans une Amérique du Sud changée, mais toujours aussi époustouflante pour qui sait la regarder.
Coup de cœur absolu. François-Henri Deserable nous entraîne dans un voyage qu’il a entrepris avec son sac à dos, en bus, en stop, en bateau à travers l'Amérique du Sud. Seul mot d'ordre, suivre le périple que Ernesto Guevara a entrepris à moto 65 ans auparavant. Une plume délicate, des pointes d'humour, un si beau voyage littéraire qui donne envie de faire sa valise... Décidément j'adore cet auteur.
Voilà un livre qui fait voir du pays tout en restant sur son transat ! Après l’Iran, François-Henri Désérable traverse l’Amérique du Sud sur les traces du Che. On apprend des tonnes d’infos, on rit beaucoup et on s’émeut au fil de ses rencontres. Une lecture plus que réjouissante !
Désérable revient, en 2025, sur le trajet qui, en 2017, l’avait mené sur les traces du jeune Ernesto Guevara. Celui-ci, qui n’est pas encore le Che, est en effet parti à moto, en 1951, avec son ami Alberto Granado, pour un périple qui les aura fait traverser l’Amérique du Sud, de l’Argentine au Venezuela.
L’auteur livre un récit alerte, drôle, où la scène et le portrait sont soigneusement débarrassés de toute gangue touristique, et limités à une palette minimale d’introspection — celle-ci n’étant présente que pour appuyer les effets. Il en résulte un plaisir de lecture réel, très bien rendu dans sa promotion.
Pour autant, le projet n’en reste pas moins vain et dispensable. Il constitue l’assouvissement double du rêve d’écriture, romanesque, de Désérable, et de son aspiration romantique à placer ses pas dans ceux de son idole adolescente.
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In 2025, Désérable retraces the journey which, in 2017, had taken him along the path of the young Ernesto Guevara. In 1951, long before he became “El Che,” Guevara set out on a motorcycle trip with his friend Alberto Granado, traveling from Argentina to Venezuela across the length of South America.
The author delivers a brisk, witty narrative in which scenes and portraits are carefully stripped of any tourist varnish, and introspection is reduced to the bare minimum—present only to heighten certain effects. The result is a genuine reading pleasure, well conveyed in the book’s promotion.
Yet the project remains ultimately vain and dispensable. It serves as a double fulfillment for Désérable: the novelistic dream of writing such a travelogue, and the romantic urge to follow in the footsteps of his adolescent idol.
Je suis sûr qu'un jour il finira par mourir d'une aventure dont il ne pourra écrire les récits, il le sait. Sans vivre à travers lui, j'aime lire des récits de voyages courageux et quelque peu étonnant. Ca me donne des idées encore plus folles pour les miens. Plutôt fascinant d'ailleurs de voir quelqu'un aussi admiratif pour un révolutionnaire sud américain ! Le livre se lit d'un trait, encore une fois. Est-ce les pages qui paraissent plus épaisses qu'elles ne le sont ? Très bien conté, le sens du récit tient le lecteur en haleine et les événements sont tous divertissants à leur manière. Continues FH ! Le Elton John de la moustache.
Récit de voyage qui ne s’éternise pas dans des descriptions ennuyeuses de lieux que le lecteur a peu de chances de voir de ses propres yeux.
Désérable troque des énumérations de la nature contre ses anecdotes de voyage, et il y en a ! On ne s’ennuie jamais avec cette plume drôle, honnête, vivante.
Je retiens plusieurs phrases magnifiques, dont celle-ci : « Pourquoi voyager ? Chacun a ses raisons. Moi, c’était pour aiguiser mon regard que chaque jour passé au même endroit achevait d’émousser. »
Nope, I could not. Just like his book on Iran left me massively underwhelmed, also this book leaves me, not even disappointed, yet not touched at all.
Skipping the surface, randomly connecting anecdotes combined with quotes from authors or from other books, it comes across as superficial and almost pretentious.
Stopped after a 100 pages and will not read any of his work again.
Dans ce livre parfait pour commencer mon voyage, FH Deserable retrace les pas d’Ernesto Guevara et Alberto Granada, de l’argentine au Chili. Il est plein d’anecdotes amusantes sur les pays qu’ils ont visités et de réflexions sur le voyage, qui me confortent dans mon choix et me rappellent certaines des raisons pour lesquelles je suis partie
C'est le 3e livre de cet auteur que je lisais et c'est celui que j'ai le moins aimé. Quelques phrases superbement écrites, mais j'ai eu l'impression que ce livre fut écrit rapidement. Si vous hésitez entre ce récit de voyage ou L'Usure d'un monde... je vous recommande le 2e: un de mes 10 livres préférés "de tous les temps".
C'est plus un reportage qu'un roman. Beaucoup trop descriptif, il manque des émotions et des ressentis. Pour qui est allé dans certains des pays traversés cela rappelle des souvenirs. Sans plus...
Le récit de voyage est un art délicat et atteindre tesson n’a rien d’évident. Difficile de passer de la description, à l’émotion, au roman historique. C’est réalisé mais sans être emporté.
Dès les premières pages, ce livre m’a emporté loin, réveillant des souvenirs et offrant l’évasion que j’espérais en ce début d’année. Le lien inattendu avec l’actualité n’est qu’un plus…
Il y a plusieurs sortes de violences, et plusieurs sortes de révolution
Cela faisait bien longtemps que j’avais lu un récit de voyage et celui de François-Henri Désérable m’a intrigué lorsque j’ai lu le sous-titre « Sur la route de Che Guevara ». Le Che est sans aucun doute l’un des révolutionnaires les plus connus au monde. Alors qu’en dire de plus? Pourquoi faire un livre sur une figure dont on a surement déjà tout tenté de raconter? Désérable ne tombe pas dans le piège et nous offre un de ces grands récits qui marquent et restent en tête. Ce n’est pas le récit de la vie du Che, c’est le récit de voyage d’un jeune homme français qui, plusieurs décennies après la mort du Che, décide de refaire le voyage en Amérique du Sud qu’avait effectué le révolutionnaire. Ce n’est pas un livre qui idolâtre le Che, ni qui pose un regard de colon sur un continent et ses peuples, ni un essai historique. On se perd dans des paysages que la plupart d’entre nous ne verrons jamais, on assiste à des anecdotes qui ne peuvent arriver qu’en voyage, et tout cela sur les traces d’un homme devenu idole, qui en réalité, dans ce récit, n’est qu’un fantôme insaisissable. Je ne le cacherai pas : j’ai adoré ce récit. La plume est puissante, posée, drôle. Elle permet un regard clair sur des situations innommables, un respect pour la fierté des peuples opprimés, et une admiration pour l’idéal d’un homme.