Comment conjuguer la justice sociale et les libertés individuelles ? La pensée conservatrice et sa vision moraliste des urgences politiques triomphent désormais sans complexe dans tous les camps politiques et dans l'action de l'État, quelle que soit la couleur des gouvernements. Le problème principal de nos sociétés ne serait pas d'améliorer la condition économique des plus défavorisés, de mieux protéger les droits et les libertés de chacun, de réduire les inégalités de richesse et de pouvoir. Non. Ce qui préoccupe la pensée conservatrice, c'est l'effondrement d'un certain ordre moral fondé sur le goût de l'effort, le sens de la hiérarchie, le respect de la discipline, le contrôle des désirs, la fidélité aux traditions, l'identification à la communauté nationale et la valorisation de la famille «naturelle» et hétérosexuelle. Philosophe, Ruwen Ogien montre que nous avons des raisons philosophiques de résister à cette pensée et de lui préférer des idéaux politiques égalitaire et libertaire. Car ces idéaux sont plus en harmonie avec la conception de la liberté politique qui paraît la plus juste - ce qu'on appelle en philosophie la liberté négative. D'après elle, être libre n'est rien d'autre et rien de plus que le fait de ne pas être soumis à la volonté d'autrui.
Ruwen Ogien est directeur de recherches au CNRS. Il s'occupe principalement de philosophie morale et de philosophie des sciences sociales.
Ruwen Ogen, philosophe libertaire, penseur d’une éthique minimale, offre ici un essai de philosophie politique : comment l’Etat utilise de prétendues valeurs morales universelles pour entraver nos libertés et user abusivement de la force ? Après une conceptualisation un peu aride (livre de philo oblige), Ogen balaye les principaux sujets de société, sur lesquels l’Etat entreprend de légiférer et d’imprimer une morale laïque conservatrice voir réactionnaire : sexualité, prostitution, éducation morale à l’école, immigration, droit pénal, procréation, fin de vie… Le principe minimaliste qui guide le propos d’Ogen est rapidement appréhendé et les exemples donnés au fil des chapitres permettent de constater la clarté et l’implacabilité de sa pensée, directe et sans fioritures. Difficile de le contredire, moi je suis conquise... même si la lecture n'a pas été une partie de plaisir.
"War is peace. Freedom is slavery. Ignorance is strength." So Ogien will explain how individual freedom is anything but freedom. Same goes for Justice. Justice is you being taxed so Ogien will have a large wage, a generous pension plan, an office, and, how else, his ability to hire many nieces and nephews. As for the Wars, War is peace, and those people should work if they want their countries rebuilt after Ogien's generous benefactors bombed every home. White man Ogien's Justice is limited to his clan and his caste.