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La Propagandiste

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Dans le Paris des Trente Glorieuses, une enfant assiste aux réunions des femmes de la famille organisées au domicile de sa mère, Lucie, dans un immeuble haussmannien. On parle chiffons et on s’échange les potins du jour. L’ambiance est joyeuse. Plus agitée, aussi, quand il s’agit d’évoquer, à mots voilés, le passé de Lucie, ce grand amour qu’elle aurait connu, pendant la Seconde Guerre mondiale, avant de se remarier.
Qui est Lucie ? Qu’a-t-elle fait précisément, avant ?
De fil en aiguille, perçant les mensonges et les non-dits de cette mère énigmatique, l’enfant, devenue adulte et historienne de profession, met à nu la part d’ombre de Lucie et de toute une partie de sa famille. Les masques tombent, et l’histoire de cette femme, collaboratrice zélée, en France, sous l’Occupation, se révèle en plein, à l’image d’un passé collectif dont on n’a, aujourd’hui encore, pas fini de faire l’inventaire. La Propagandiste jette un regard sans concession sur la France de la collaboration et son empreinte sur notre mémoire collective.
Née à Paris en 1957, Cécile Desprairies est germaniste et historienne de l’Occupation en France. Elle a publié de nombreux ouvrages sur les images de propagande, les lieux et les lois de cette période, notamment Paris dans la collaboration (Seuil, 2009). La Propagandiste est son premier roman.

210 pages, Kindle Edition

Published August 18, 2023

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Cécile Desprairies

16 books6 followers

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Displaying 1 - 17 of 17 reviews
Profile Image for Virginie.
42 reviews
March 9, 2025
Premier roman court et efficace, l'auteure nous fait réfléchir sur comment grandir avec une mère qui a choisi d'être collabo et qui a toujours continué à croire aux idées nazie. Les allemands ont plus écrit sur comment vivre avec un ancêtre nazi, les français peut être un peu moins, à ma connaissance.
Profile Image for Marie-Nel.
865 reviews23 followers
August 11, 2023
Cécile Desprairies est historienne de formation, spécialisée dans l'Occupation pendant la seconde guerre mondiale. Elle raconte ici sa propre histoire, mais surtout celle de sa mère, de sa grand-mère, de sa tante et sa cousine, pendant cette guerre. C'est un milieu féminin, les hommes passent très vite, on est sous un régime très patriarcal avec Lucie, la mère de la narratrice, très présente et autoritaire. Pendant sa jeunesse, la narratrice assiste à la vie de ces femmes, elles habitent toutes quatre le même immeuble, elles se rendent toutes très souvent chez Lucie. Colline, la narratrice, entend les conversations, les chuchotements, ces mots dits tout doucement qui sont des énigmes pour elle. Devenue jeune adulte, Colline va découvrir ces secrets qui stagnent au-dessus de sa famille. Elle va ainsi se rendre compte que sa mère a eu un premier homme dans sa vie, Friedrich, alsacien, et du côté allemand, médecin, grand, blond. Elle va tout de suite en tomber amoureuse et sera son unique amour, même si plus tard, elle se mariera avec Charles, le père de la narratrice. Lucie va épouser les mêmes idéaux que Friedrich, et faire partie de ces Français qui ont collaboré avec l'ennemi, elle n'aime pas les Juifs, sans savoir vraiment pourquoi, ni les homosexuels, elle ne se rend pas du tout compte de ce qu'il se passe autour d'elle, elle fait surtout celle qui ne veut pas voir... 

On va suivre cette femme et sa famille pendant la guerre et après celle-ci, au moment de la débâcle, quand les noms des collaborateurs vont tomber. Lucie, en chef de famille, dirige sa famille pour que celle-ci ne se fasse pas arrêter, que les femmes, dont elle, ne soient tondues. Lucie a un fort caractère, elle dirige sa famille d'une main de maître. Les hommes sont aussi présents, mais beaucoup plus en second plan, tout le monde obéit à Lucie. Je ne suis pas arrivé à m'attacher à elle, je pense que c'est juste dû à sa personnalité, j'ai cherché à la comprendre, je lui ai trouvé quelques circonstances atténuantes, l'amour rend aveugle comme on dit, et fait faire bien des bêtises... Ses sentiments pour Friedrich lui feront tenir sa position toute sa vie. 

Par contre, je me suis attaché à la  narratrice, qui découvre tout ça. Je me suis mise à sa place et je me demande comment j'aurais réagi si j'avais appris une telle chose sur mes parents. Mon amour pour eux m'aurait certainement aidée à leur pardonner, comme le fait la narratrice avec sa mère. Un autre personnage que j'ai aussi beaucoup apprécié, c'est la tante de la narratrice, très drôle et fantasque, elle amène des touches d'humour qui allègent parfois l'ambiance d'une scène. Je me suis surprise à sourire alors que le sujet est tout de même sérieux. 

Je découvre donc Cécile Desprairies, j'ai beaucoup aimé son style et sa façon de narrer une histoire. On sent derrière ses mots sa fonction de fille,  et à quel point ce qu'elle écrit la touche, et on sent également son statut d'historienne. Tout est très bien décrit, les personnages, les lieux, les faits. Ceux-ci sont vrais, ont réellement existé, certains personnages aussi. Je me suis amusé à aller sur le net pour voir, et j'ai en effet pu retrouver les informations. Et pour moi, cela rend le récit encore plus fort. Les personnages que j'ai suivis, les faits, se sont réellement passé et cela donne une plus grande dimension au texte. J'ai été encore plus émue et bouleversée.

Le style de l'autrice est très bon, c'est un plaisir en tant que lecture. Une très belle fluidité dans les phrases, celles-ci défilent sans se rendre compte. Quand j'ai feuilleté le livre au début, j'ai eu une petite appréhension en voyant qu'il n'y avait que 7 chapitres pour 216 pages, chacun d'eux est très long, j'ai eu peur des longueurs. Et en fait, pas du tout. Aucune longueur, aucun ennui, tout s'est lu très facilement. Le texte est très bien construit, pas de retour au passé incessant, la chronologie est respectée. Le vocabulaire est précis, sans difficulté, ce qui rend ce livre adapté à tout public de lecteurs. C'est vraiment bien, car cela rend l'Histoire accessible à tous.

J'ai passé un moment très fort et intense avec ce roman. Je suis très contente d'avoir découvert Cécile Desprairies et son premier roman qui est pour moi une réussite. Je vais la suivre de près, et je lirai son prochain roman si elle en écrit un. J'ai quitté à regret cette histoire, j'ai trouvé la fin appropriée à tout le reste, très émouvante, avec un geste fait par la narratrice qui m'a beaucoup touchée. Je garderais en mémoire ces femmes hors du commun. J'aimerais beaucoup rencontrer l'autrice pour l'entendre parler de ce livre et de sa famille. J'ai déjà lu plein de livres sur cette période de notre Histoire, mais pas du côté Occupation, et ce fut très instructif.

Je ne peux que vous recommander ce roman, si vous aimez les histoires vraies, si vous aimez les personnages féminins forts, ce livre est fait pour vous. 
Profile Image for Bruno Menetrier.
303 reviews4 followers
December 7, 2024
Pendant l'Occupation, le monde des collabos antisémites décrypté de l'intérieur : dans ce roman autobiographique, l'historienne Cécile Desprairies dresse un portrait intime de son passé familial. Pour mieux s'en libérer.

Cécile Desprairies est historienne, spécialiste des années d'occupation et de collaboration, une période sur laquelle elle a écrit plusieurs ouvrages très sérieux.
On la découvre ici avec son seul roman, très autobiographique, La propagandiste, un roman de 2023 qui vient de sortir en poche : un de nos derniers coups de cœur de l'année !

La propagandiste dont il est question, c'est Lucie, nom de code dans le roman pour sa maman.
La vocation d'historienne de Cécile Desprairies pour l'occupation et la collaboration s'explique alors : elle est née dedans !
Ou plus exactement elle est née après (une fois sa mère remariée), mais dans une famille de collabos antisémites qui n'a jamais tourné la page : dans les années 40, maman s'efforce de "traduire" et promouvoir en France la propagande allemande et l'idéologie nazie. Et elle est plutôt douée, “elle est même qualifiée de « Leni Riefenstahl de l’affiche » !”.
Elle a épousé en premières noces Friedrich, un nazi bon teint, un biologiste passionné par les théories des gènes et des races.
Il y en aura d'autres dans la famille, un second époux (le père de l'auteure), et puis des tantes, des oncles, ... tous ont trempé dans la collaboration et se sont enrichis par spoliation et usucapion.

➔ Il est facile de dépeindre les collabos de l'époque comme d'affreux méchants : ils font d'excellents salauds dans de nombreuses histoires.
Mais Cécile Desprairies réussit là un tout autre exercice : en tirer un portrait (difficile puisqu'il s'agit "des siens"), un portrait qui ne tombe pas dans la caricature, un portrait qui nous éclaire et nous aide à comprendre.
Avec un courage remarquable, elle nous dévoile les secrets de sa famille, nous offrant un aperçu intime de son passé, maintenant que ses parents ne sont plus là.

➔ La première partie de la vie de Lucie est une “belle histoire d’amour, certes nazie, mais d’amour tout de même”. C'est ce qui fait tout le charme et l’ambiguïté de cette femme, jeune et belle, vive et intelligente : elle est fascinante. Des collabos il y en a eu d'autres, et ce n'était certainement pas la pire.
Mais Lucie restera éternellement prisonnière de son passé, incapable de laisser derrière elle son ancienne gloire et son premier amour. Elle passera les trois quarts de son existence dans le déni de la réalité car “seul le déni lui reste. Se mentir rend les choses plus supportables”.
C'est ainsi que l'auteure va grandir dans le mensonge, le déni et le non-dit.
Depuis son enfance Cécile Desprairies cherche à décrypter dans son histoire familiale, le sens réel que peuvent cacher des mots comme occupation ou collaboration. La voici contrainte de jouer à un terrible “Jeu des Sept Familles. On ferait comme si, dans la famille nazie, je demandais le père savant fou, la mère collabo, la grand-mère morphinomane, la fillette perturbée”.
De toute évidence, cette quête a nourri ses ouvrages historiques tout comme ce roman.
Si vous pensiez connaître des parents toxiques, lisez l'enfance de Cécile Desprairies !

“La petite” Coline (nom de code de l'auteure dans le roman) a grandi à Paris entourée de femmes pieds-noirs.
Tout cela aurait pu faire un beau roman de famille mais hélas, il nous faut aller au-delà des apparences, des non-dits et fouiller dans le passé de “Lucie”.
Pour comprendre ces femmes, il faut remonter jusqu'à cet hiver 1940 au cours duquel la jeune Lucie qui a tout juste vingt ans, va faire la connaissance d'un alsacien étudiant en médecine.
Lucie et Friedrich, unis dans leur quête d'un monde nouveau et plus pur, filent le parfait amour. Lui, plongé dans la biologie, elle, dans la propagande anti-juive, tous deux œuvrent avec ardeur à façonner cet avenir qu'on leur promet.
À Paris, “le logement du couple a été fourni par le Commissariat général aux questions juives, qui a constaté que le locataire en était « parti »”.
Ils fréquentent Céline (l'écrivain) et Philippe Henriot, “le Goebbels français”, ils participent aux “conférences de l’Institut d’étude des questions juives. L’IEQJ est une sorte d’institut d’opinion sur la « question juive » (c’est le temps où la question n’a pas encore trouvé sa Solution).”
Mais après la Libération, sa mère ne pourra jamais tourner la page et regrettera toujours et son premier amour et cette belle époque où tout lui souriait, où tout lui semblait possible.
Profile Image for Matatoune.
630 reviews29 followers
October 10, 2023
L’histoire de Lucie, La Propagandiste, permet à Cécile Desprairies de raconter l’histoire de ces Français ordinaires qui ont collaboré avec les nazis et ont continué à servir la France bien après la fin de la guerre, au prix d’un silence intense sur leurs agissements passés. Mais, ces deux parents étant décédés, La Propagandiste entoure de fiction le vécu de la mère de l’écrivaine et de son second mari, son père, mélangeant souvenirs et interrogations sur la réalité de son ressenti.

Il semblerait que la Collaboration soit remise au goût du jour en France, en cette rentrée littéraire, alors autant lire le premier roman de l’historienne Cécile Desprairies, spécialiste de cette période, pour en avoir une vision réaliste.

Le roman commence par le récit du gynécée auquel participe chaque matin sa mère accompagnée des femmes de la famille. À mots couverts, elles s’expriment néanmoins, l’enfant essaye d’y trouver sens. Et cette quête l’amènera toute sa vie à s’interroger sur la véritable implication de sa mère dans le processus de la Collaboration.

Brins d’histoire
Pendant la seconde guerre mondiale, Lucie, ambitieuse, a profité de l’Occupation pour se voir confier la propagande hitlérienne dans la presse, au niveau des affiches et du cinéma. Tâche qu’elle a accomplie avec beaucoup de talent ! Elle n’est pas trop fréquentable cette parentèle, comme, elle l’appelle. Et, on comprend très vite le vertige ressenti auquel, par cette forme romanesque, Cécile Desprairies cherche des réponses.

Car, dans ce jeu des 7 familles, “sa famille nazie” comporte ” l’amour de sa mère” pour un “savant fou alsacien, la mère collabo, le grand-père “Pépé F”, la grand-mère droguée à la morphine, “la fillette perturbée et le fils dépassé. ” Les détails racontés au fil des pages sont glaçants. Aucun ne peut être choisi comme exemple tellement au fil de la découverte de cette famille, l’antisémitisme décomplexé et l’attirance pour le régime hitlérien se font jour. Heureusement, Céline Desprairies a l’humour facile ce qui permet de faire passer le malaise d’une pirouette et continuer la découverte de l’ignominie et de la décomplexion la plus débridée.

Cette Lucie est un génie du “als ob”, du comme si, sauf lorsqu’il s’agit de l’amour d’une vie, pour ce Friedrich, même si Charles, son second mari, qui lui a fait 4 enfants, comme une bonne famille hitlérienne. Friedrich, le scientifique, était promu à de si belles découvertes qui pouvaient tellement changer le monde, comme le pensait Mengele avec qui il était en contact. Pour blanchir cette période, Lucie utilisa, sans vergogne, un subterfuge qui la fit paraître plus propre que propre.

En résumé
Cécile Desprairies montre comment Lucie fut un stratège hors norme en forçant ses relations et sa propre famille à se taire à jamais sur ce passé où ils avaient été. Le vertige de l’enfant puis de la chercheuse apparaît au fil des pages. Spécialiste de cette période, le lecteur perçoit le défi que fut pour elle la compréhension d’une époque à partir des archives et des sources et l’explication de ses ressentis, des silences, expressions détournées, etc. que ses souvenirs comportaient.

La Propagandiste est un témoignage bouleversant sur une époque où on ne peut réduire la Collaboration avec une quelconque attirance sexuelle, une révolte adolescente et une suite d’un traumatisme vécue. Cécile Desprairies ne se confie pas. Elle applique à sa propre famille et à ses souvenirs, la froide analyse de son métier. La Propagandiste m’a passionnée et terrifiée à la fois.
Un roman qui je l’espère sera récompensé.

La suite ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for Litote.
664 reviews11 followers
August 14, 2023
Cécile Desprairies est historienne spécialiste de la période de l'occupation en France pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle a, à ce titre écrit de nombreux ouvrages sur le sujet. La propagandiste est son premier roman, il mêle histoire familiale et fiction. Le personnage principal nommée Lucie est la mère de l'auteure, le récit se base sur sa vie. Elle était une grande propagandiste, si ce terme ne vous parle pas sachez qu'elle travaillait auprès des autorités nazies. La propagande nazie était un outil puissant utilisé par le Parti nazi pour promouvoir son idéologie, diaboliser ses ennemis et maintenir le culte de la personnalité autour d'Adolf Hitler. Elle a joué un rôle crucial dans la montée au pouvoir des nazis en Allemagne et a eu des conséquences tragiques pendant la Seconde Guerre mondiale. On découvre à hauteur des yeux de l'enfant qu'elle était, les souvenirs qu'elle a gardé de cette époque. On revisite à ses côtés les thèmes de la famille, de l'identité mais aussi le côté historique d'une famille française pro-nazi à la fin de la guerre, au moment où l'épuration fait rage. C'est aussi l'histoire d'un grand amour entre Lucie et Friedrich (l'alsacien) qui perdurera même après que la dame ce sera remariée. Une période trouble que Lucie traversera sans jamais remettre en question ses croyances. Veuve à 24 ans elle vivra encore de nombreuses années dans l'illusion de ce monde révolu. L'histoire se déroule à Paris pendant la période de croissance économique après la Seconde Guerre mondiale, elle est racontée par la fille de Lucie, entre souvenirs, prise de conscience des choses qu'elle était trop petite pour comprendre et qui prennent sens une fois adulte. Un roman qui permet de se poser les bonnes questions sur la place de sa propre famille à cette époque et de saluer le courage de l'auteur d'ouvrir à tous les regards son intimité familiale. Bonne lecture.
http://latelierdelitote.canalblog.com...
1,367 reviews56 followers
August 23, 2023
La narratrice est la fille de Lucie, une célèbre propagandiste nazi française.

Enfant, la narratrice s’interroge sur le gynécée formée par sa mère, sa tante, sa grand-mère : l’ambiance est joyeuse mais certaines phrases sont dites à mots couverts.

J’ai aimé suivre la progression des découvertes de la fille de Lucie sur sa mère : pourquoi ce gynécée ? pourquoi certains prénoms sont dits à voix basses ?

Et puis qui était Friedrich ? Petit à petit l’autrice éclaire le passé de sa mère un peu fantasque qui fait fit du code de la route dans sa vielle 2 CV ; emmène ses enfants à l’école quand elle y pense.

J’ai aimé découvrir la vie de Lucie pendant l’Occupation, deviner son métier de propagandiste, la voir partir aux Etats-Unis quand le vent tourne, apprendre qu’elle va se remarier et comment elle va élever ses enfants.

Découvrir l’oncle Raphaël qui se sera bien servit pour se meubler dans les appartements vides ; qui créera un célèbre festival Mozart sur la côte d’Azur pour faire oublier sa collaboration.

J’ai découvert une femme, Lucie, pour qui la vie s’était arrêtée en 1944 à la mort de son amour Friedrich (devenu Frédéric).

J’ai eu de la peine pour celle qui vivra par la suite sa vie au Subjonctif2 allemand : comme si.

J’ai aimé que le récit soit mené tambour battant, m’entrainant à la suite de la vie de Lucie sans temps morts.

Mais je dois avouer que je pense qu’il ne m’en restera pas grand chose d’ici quelques semaines.

Une citation :

Et là où le français emploierait un conditionnel, à la façon du langage des enfants qui se figurent des mondes imaginaires, avec le subjonctif2 on reste perché dans le délire sans jamais en redescendre. (p.182)

L’image que je retiendrai :

Celle de Lucie se résolvant à brûler les affiches de propagande qu’elle a aidé à créer.

https://alexmotamots.fr/la-propagandi...
206 reviews1 follower
November 8, 2023
L’incroyable histoire d’une famille de collabos qui a survécu à la Libération.
L’auteur qui a beaucoup écrit sur l’Occupation, signe son premier roman sur sa mère, nazie, antisémite, collaboratrice, incroyable manipulatrice de la réalité.
Le style est très enlevé, très plaisant à lire.
C’est aussi un roman à clés, en voici une :
L’oncle Raphaël est Gabriel Dussurget, fondateur du Festival d’Aix-en-Provence.
This entire review has been hidden because of spoilers.
Profile Image for The Reading Bibliophile.
938 reviews56 followers
October 3, 2023
Livre remarquable sur l'Occupation. L'auteure a gardé ses distances avec cette histoire beaucoup trop personnelle afin d'exposer la reconstitution la plus historiquement fidèle du parcours de vie de sa mère.
Un acte de courage qui a pris 15 longues années en vue de rétablir la vérité historique et de taire à jamais la légende familiale.
52 reviews1 follower
November 3, 2023
3,5 Sterne!
Sehr interessante Familiengeschichte und eine Perspektive, die ich noch nicht kannte: die von (der Tochter) einer jungen Französin, die bereits vor Kriegsbeginn nationalsozialistisch eingestellt ist und während der Besetzung Frankreichs aktiv kollaboriert und propagiert.
Ich finde das Buch nicht allzu gut aufgebaut und es fehlte mir etwas der Spannungsbogen.
1,056 reviews7 followers
December 18, 2023
2.5 étoiles**

J'ai trouvé ce roman assez moyen dans l'ensemble. Voir la vie des gens sous l'Occupation était très intéressant. Le reste du roman n'était pas mémorable et il y a une chose qui m'a dérangé : j'ai eu l'impression que le nazisme n'était pas vraiment dénoncé dans le roman et cela m'a mis vraiment mal à l'aise.
Profile Image for Kheira Mara.
51 reviews5 followers
July 16, 2024
3,5 Cecile Desprairies revient dans ce roman sur le passé "collabo" de sa propre mère. Un roman dérangeant qui lui fait voir sous un autre regard toute la vie de sa mère et leurs souvenirs communs (amies, mariages, lieu de vacances).
Profile Image for Jordana Simon.
Author 5 books22 followers
September 13, 2023
Encuentro indecente sacarle dinero a la historia de tu familia recalcando el mal que han hecho a otros. Es aprovecharse una vez más...
299 reviews1 follower
January 7, 2024
Un roman intéressant au point de vue historique, mais je trouve la construction confuse. J' ai même repéré quelques redites. Et pas mal de longueurs...
Profile Image for Nael.
76 reviews
March 26, 2024
Lucarne intéressante sur les français de la collaboration, mais tourne un peu en rond in fine. Aurait gagner à explorer + de membres de la famille ou à être plus court
Profile Image for Joelle Tamraz.
Author 1 book21 followers
October 12, 2025
Interesting book on French fascists during and after WWII but a bit difficult to follow. Perhaps because it’s dense in detail—a family biography rather than a novel.
Displaying 1 - 17 of 17 reviews

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