Avril 2011. Dans la cave d'une ferme miteuse, au creux d'une vallée isolée couverte d'une forêt dense, un homme est enchaîné. Théo, quarante ans, a été capturé par deux frères, deux vieillards qui ont fait de lui leur esclave. Comment a-t-il basculé dans cet univers au bord de la démence ? Il n'a pourtant rien d'une proie facile : athlétique et brutal, Théo sortait de prison quand ces vieux fous l'ont piégé au fond des bois. Les ennuis, il en a vu d'autres. Alors, allongé contre les pierres suintantes de la cave, battu, privé d'eau et de nourriture, il refuse de croire à ce cauchemar. Il a résisté à la prison, il se jure d'échapper à ses geôliers.
Sandrine Collette was born in Paris in 1970. She divides her time between Nanterre, where she teaches philosophy and literature, and Burgundy, where she has a horse stud farm. She is the author of numerous novels. Nothing but Dust, winner of the Landerneau Prize for crime fiction, was her English-language debut.
Avec « Des nœuds d’acier », Sandrine Collette signe un roman d’une violence sèche et frontale, d’autant plus glaçante qu’il est basé sur une histoire vraie. Un détail qui change tout. Parce que ce que l’on pourrait juger excessif, presque irréaliste, devient soudain insupportablement possible.
Un point de départ ancré dans la réalité
Théo sort de prison après dix-huit mois d’incarcération. Il a gravement blessé son frère, qui entretenait une liaison avec sa compagne. À sa sortie, il veut se faire oublier, vivre pour lui, reprendre possession de son corps et de son esprit.
Il loue une chambre d’hôtes isolée, en pleine campagne, loin de tout. Il marche, randonne, s’enfonce dans la nature. Une parenthèse qu’il croit réparatrice. C’est là qu’il croise deux vieux frères, figures inquiétantes surgies de ce décor rural figé hors du temps. Des hommes qui vont le piéger, le kidnapper et faire basculer sa vie dans un autre enfer, bien pire que celui vécu en prison.
« D’habitude je marche vite, les yeux rivés au sol, avançant d’un pas militaire et concentré. La marche, ça n’est pas un plaisir. C’est un exercice mécanique et monotone par lequel j’expie mes pensées noires et mes sombres humeurs. »
Un enfermement qui dépasse la prison
Enchaîné dans la cave d’une ferme délabrée, battu, affamé, privé d’eau, Théo entame un nouveau combat. Et c’est là que le roman devient particulièrement troublant : il a déjà connu l’enfermement, il sait ce que c’est que perdre sa liberté. Mais ce qu’il vit ici n’a rien de comparable.
Sandrine Collette montre une violence quotidienne, répétitive, épuisante. Pas de grands éclats, pas de scènes spectaculaires : juste la domination, l’usure, l’humiliation. Une violence qui s’installe, qui s’infiltre, qui broie lentement.
« Avec la prison j’ai pensé que c’était fini, plus jamais on ne me considérerait comme une cible facile, j’avais perdu le profil (…). Aujourd’hui ma victoire sur les autres, il n’en reste rien. Et pour cela, il a suffit de deux vieux fous. »
Une lecture impossible à lâcher
J’ai attaqué ce roman un début de soirée et je n’ai pas pu le lâcher avant la dernière page. Littéralement. « Des nœuds d’acier » m’a happée pour ne plus me quitter. La tension est constante, le rythme implacable. Je voulais savoir jusqu’où cela irait. Jusqu’où Théo pouvait tenir. Jusqu’où l’humain pouvait résister.
Et pourtant… j’ai aussi trouvé ce roman un peu too much. Certaines scènes vont très loin, trop loin peut-être. À plusieurs reprises, je me suis dit : ce n’est pas possible. Avant de me rappeler que si. Si, justement. Que cette histoire est véridique. Et cette pensée glace le sang bien plus que n’importe quelle scène de fiction.
« Tout cet équilibre entre la vie et la mort tenait à un fil. Je ne voulais pas le rompre en basculant d’un côté ou de l’autre. »
Une plume brutale, sans concession
La plume de Sandrine Collette est sèche, tendue, presque minérale. Elle ne cherche jamais à ménager le lecteur. Les phrases sont courtes, efficaces. Ce style direct renforce l’impression d’étouffement : il n’y a aucun espace pour respirer, ni pour Théo, ni pour nous.
La nature, omniprésente, n’est jamais apaisante. Elle isole, elle enferme, elle devient complice silencieuse de l’horreur. Le décor rural, souvent idéalisé, se transforme ici en piège implacable.
Un roman qui dérange profondément
« Des nœuds d’acier » n’est pas un roman confortable. Il dérange, il met mal à l’aise, il questionne notre rapport à la violence, à la domination, à la survie. Jusqu’où peut-on aller pour rester vivant ? Que reste-t-il de soi quand tout est arraché, jour après jour ?
Le fait de savoir que cette histoire s’inspire du réel empêche toute mise à distance. Ce n’est plus seulement un roman noir efficace : c’est une plongée dans quelque chose de profondément humain et profondément effrayant.
Pourquoi « Des nœuds d’acier » est un roman marquant
« Des nœuds d’acier » est une lecture marquante, éprouvante, parfois presque insoutenable. Un roman que l’on dévore malgré soi et dont la lecture laisse des traces. Même si j’ai trouvé certains passages excessifs, je ne peux pas nier la puissance de ce texte, ni son impact émotionnel.
Un livre qui serre la gorge et qui rappelle que la réalité, parfois, dépasse largement la fiction.
« Nous retournons à un étrange état animal (…). Nous nous défions les uns des autres, en nous reniflant comme si nous pouvions deviner de quoi sera fait demain (…). Nous oublions le langage. Le temps s’étire, curieusement long. Dehors le soleil brille avec constance et les hortensias sont en fleur. Des fleurs bleues, immenses. »
Avec son premier roman, Sandrine Collette nous entraîne dans un univers glaçant et angoissant, dans lequel tout espoir de s’échapper est vain. Théo, la quarantaine, vient de sortir de prison. Endurci par cette difficile expérience, il est prêt à recommencer sa vie, mais le tout tourne au cauchemar lorsqu’il se retrouve piégé par deux vieillards qui font de lui leur esclave. Seul, traité comme un chien, il tente de survivre, sans se douter que son calvaire est loin d’être terminé et que l’avenir lui réserve des épreuves bien pires encore que ce qu’il a pu endurer jusque-là. L’intrigue est simple, le style d’écriture aussi. Le roman commence par une petite introduction qui situe le contexte et donne d’emblée le ton sombre qui prédominera au fil des pages ; on comprend immédiatement que l’on n’aura pas affaire à une « happy end », mais ce qui suit est bien plus choquant que ce à quoi on peut s’attendre. Tout commence pourtant relativement bien pour Théo, qui est enfin relâché de prison. Le récit à la première personne nous permet de partager son ressenti par rapport à cette période de sa vie et les évènements qui l’ont conduit en « zonzon », et d’apprendre à le connaître. La première impression de ce personnage n’est pas des plus favorables, je dois l’admettre, mais la suite nous fera éprouver – bien malgré nous – une pitié certaine pour cet homme réduit au statut de chien, et on en viendra même à s’identifier à lui. Le moment décisif de la capture de Théo marque une rupture très forte avec les scènes calmes et tranquilles qui précèdent directement. On en venait à croire qu’il s’en sortirait, qu’il recommencerait une nouvelle vie, meilleure et, soudain, tout s’effondre. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le voilà plongé dans un univers oppressant, d’une cruauté extrême. Au début, l’espoir subsiste, pour nous comme pour lui. Il s’en sortira, il réussira à s’échapper. Pourtant, rapidement, la violence se fait plus forte, l’ambiance plus inquiétante, les vieux plus fous. Et nous en venons à nous résigner avec lui. Le langage est simple, cru même, et reflète l’ambiance de la vieille ferme où les conversations sont presque inexistantes. La solitude, la douleur et le silence sont devenus les compagnons de Théo, dont l’espoir de s’échapper se fait de plus en plus rare. L’espace accordé à l’intrigue est très réduit ; on passe de la cave au potager, de la remise à la forêt qui entoure directement la vieille ferme, pour retourner ensuite à la cave. Le nombre de personnages est lui aussi très restreint, ce qui donne une impression d’intense oppression. Tout comme Théo, nous comprenons qu’il n’y a pas d’issue. Des nœuds d’acier est un thriller psychologique où toute la violence du huis clos se fait ressentir. Pas besoin de descriptions détaillées ; la suggestion de ce qui arrive au héros est suffisante pour nous glacer le sang. C’est un roman que je recommande aux amateurs du genre qui ne sont pas trop sensibles, car il est tout simplement impossible de ne pas être touché par la cruauté qui se cache dans un endroit tout à fait inattendu. Une intrigue simple, mais extrêmement bien mise en scène ! Je remercie Le Livre de poche pour l’organisation du Prix des lecteurs 2014, dans le cadre duquel j’ai reçu ce roman.
Ce livre était ma première rencontre avec la plume de Sandrine Collette et je dois avouer que j’ai bien aimé! Collette sait écrire avec brio l’horreur et l’épouvante, sans toutefois tomber dans la violence inutile et dégradante. Dans ce roman-ci, Théo, un homme dans la quarantaine, est captif de deux vieux frères déments, Basile et Joshua. Ils enferment Théo dans leur cave, l’utilisant comme esclave pour 1001 travaux sur leur maison. Rapidement, une atmosphère inquiétante s’installe et on devient captivé par le sort de Théo. Il y avait longtemps que je n’avais pas autant accroché à un thriller! Si ce n’était pas des quelques longueurs, ce livre serait un coup de cœur!
À l’heure des vacances, que diriez-vous d’une petite retraite en pleine campagne ? Personne, rien que vous, la nature, les chemins de randonnée, le chant des oiseaux, un peu de calme qui aide à l’introspection. C’est la merveilleuse idée qu’a eue Théo, après 19 mois passés en prison. Un break avant de retourner voir la femme de sa vie. Il faut croire que le destin, ou le karma se chargent parfois de défier vos plans. Ici c’est la rencontre inopinée avec deux petits vieux, qui vont lui pourrir la vie, l’enfermer à la cave, attaché, et ne l’utiliser que pour travailler à la ferme qui va annihiler son existence. La vie de Théo devient rapidement un cauchemar éveillé.
Après avoir lu « Juste après la vague » et plus récemment « Les larmes noires sur la terre », il fallait bien que je m’attaque au tout premier roman de Sandrine Collette. Je sais, je fais tout à l’envers ! Pourquoi celui-ci ? Parce que les avis sont quasi unanimes : la dame semble avoir frappé fort avec ce premier roman qui prend aux tripes et ne vous laisse pas reprendre votre souffle. Sorti aux éditions Denoël en janvier 2013, il a donc aujourd’hui plus de 6 ans.
Les émotions qu’un livre nous procure dépendent souvent de ce que nous avons lu avant. Ce n’est ni la faute de l’auteur, ni de la faute du lecteur. Dans ce cas précis, ce livre m’en a rappelé plusieurs autres du même acabit, mais écrits bien après celui-ci. À titre d’exemple, voici quelques titres : Trouble passager de David Coulon (2019), les 7 jours du talion de Patrick Sénecal (2018), Vertige de Franck Thilliez (2011), Les morsures de l’ombre de Karine Giebel (2007)
J’étais donc en terrain plus ou moins connu, dans cette atmosphère anxiogène de séquestration. En cela, le scénario ne m’a pas apporté de réelles surprises, ni de grandes émotions, ni d’intenses moments de panique. Avec le recul, il apparaît que ce roman a été novateur, au regard de l’époque, mais je ne peux le prendre comme tel justement à cause de mes lectures antérieures. Alors oui, Sandrine Collette regorge d’idées pour faire vivre à son personnage principal des souffrances terribles, des situations humiliantes, des comportements inhumains.
En revanche, j’ai été littéralement captivée par la palette d’émotions ressenties par Théo à l’encontre de son compagnon d’infortune. Les sentiments qui l’envahissent, parfois très contradictoires, balayent toute l’étendue de la nature humaine en situation de stress intense. Je ne peux en dire plus sans en dire trop, mais cet aspect précis du roman est diablement réussi.
Je vous le disais, c’est un premier roman. Et j’insiste bien pour ne surtout pas vous laisser une impression négative de ma lecture après avoir parcouru cette chronique. Je n’ai absolument pas reconnu le style d’écriture de Sandrine Collette que j’affectionne tant. Beaucoup de « vrais » dialogues, pas de conversations insérées dans des descriptions, très peu de phrases longues, avec pléthore d’idées.
Si la psychologie du personnage principal, Théo, est bien développée, captivité et erreurs de vie obligent, en profondeur, avec force détails sur ses états d’âme, ses souffrances, ses blessures, le sentiment de trahison, sa peur, ses questionnements, je ne peux pas en dire autant des deux vieux qui l’ont kidnappé. D’abord, on ne sait finalement pas grand-chose de leurs histoires personnelles ce qui a pour conséquence de me laisser un peu sur ma faim : quelle est donc la raison essentielle de ce kidnapping ? Quel est le vécu de ces deux tortionnaires ? Comment en sont-ils arrivés à de telles extrémités ? J’aurais aimé en savoir plus, surtout qu’aujourd’hui, c’est pour moi une des grandes spécialités de Sandrine Collette.
Alors, en ayant lu le premier et l’avant-dernier roman récemment je constate à quel point, le style et l’écriture de cette auteur ont évolué. J’en reste même profondément admirative. Si elle sait construire des ambiances hautement toxiques, des portraits affinés et affûtés, elle a surtout un incomparable talent pour leur donner vie grâce à un style que je trouve personnellement vivant et travaillé. Cette lecture ne m’a pas déçue, ça ne rendrait pas justice à Sandrine que d’écrire cela, elle m’a surtout permis de savourer sa progression sur le chemin de l’écriture. Découvrir un auteur, le suivre, l’apprécier, demande aussi de pouvoir l’appréhender dans toute sa globalité. Cela implique également un peu de compréhension et de tolérance pour ses premiers écrits.
Hani bazı kitaplar vardır ya. Okursunuz okursunuz da bir bakarsınız ancak 3-5 sayfa ilerlemişsiniz. Çelikten Düğümler, aynı böyle bir kitaptı işte. Hikaye, başlarda Theo'nun beklenmedik anda başına gelen o akılalmaz olayla ivme kazanıyor ve nerdeyse sonuna kadar da heyecanını koruyor. Okurken karakterimizin yaşadıklarına inanamıyoruz, dayanamıyoruz, yeter diyoruz ve ne olacak diye heyecanla devam ediyoruz.Merak uyandırıcı kitaplar, genellikle hızlıca okunur ve çabuk biter ama bu kitap nedense bitemedi. Spoiler olsun istemiyorum fakat okurken yaşlı çiftin yaptıklarını neden ve nasıl yapabildiklerini sorgulamaktan da kendimi alamadım. Karakterlerin psikolojik çözümlemeleri bana biraz yavan geldi. Kitabı genel olarak değerlendirdiğimde ise önünüzde gerçekten heyecan dolu bir kitap olduğunu söylebilirim. Ama ben daha önceleri bir elin parmak sayısını geçmeyecek kadar polisiye okuduğum için, bu kitabın bu türde nerede durabileceği ile ilgili açık kapı bırakacağım. Okuyun ve siz kendiniz karar verin derim.
En seulement 250 pages, le roman réussit l'exploit à nous scotcher sur place, malgré l'effroi et la terreur que nous inspire cette lecture au rythme insoutenable. On subit le calvaire de Théo entre rage et impuissance. C'est très, très dur. Et interminable. La souffrance morale est aussi poignante que les supplices infligés. Les motivations sont tout aussi inexistantes tant les deux vieillards perfides prennent leur pied à humilier leur prisonnier et à le traiter pire qu'une bête. La spirale de l'horreur paraît sans fin et file la nausée au lecteur abasourdi, immanquablement mis k-o par tant de violence gratuite et de perversité. Une lecture impitoyable et éprouvante, un poil trop noire et déprimante.
Çarpıcı, şoke edici, karamsar (haliyle), akıcı. Ancak yazım hataları, mizanpajdaki hatalar okumayı güçleştiriyor. Bunlara rağmen Theo’nun sıradışı hikayesi insanı yutuyor. Romanın bir parçası olmamak, onun zihnine girmemek imkansız.
J'ai fini ce livre en ayant la nausée. Littéralement. C'est très dur et très très noir. Je ne pensais pas qu'il était possible d'écrire quelque chose de si sombre. J'ai mis 3 étoiles car c'était vraiment bien, mais en même temps parfois à la limite du supportable pour moi sur la longueur.
Ce n'est pas le genre d'histoire où l'on peut dire "j'ai aimé" ou non.
J'ai bien aimé l'écriture. L'histoire est horrible mais les personnages restent "cohérents dans ce qu'ils sont" jusqu'au bout... impossible d'en dire plus
threaler d'une violence physique et psychologique insoutenables mais bizarrement l'auteur nous y emmène jusqu'à la fin avec peu de temps pour reprendre son souffle, mais l'écriture de Sandrine Collette y est certainement pour quelque chose.
Très sincèrement je ne sais pas quelle note donner à ce livre. C’est dur, percutant, malaisant, malsain. Mais en même temps, impossible de lâcher le livre. Je suis plutôt difficile à ébranler durant mes lectures, mais ici, j’avoue que ça m’a pas mal remué..
Sandrine Collette est en passe de devenir une de mes autrices préférées… Cinq romans lus dont quatre cette année et encore deux dans ma PAL! Tous n’ont pas été des coups de cœur, loin de là, mais il y a quelques chose dans son style qui me ramène toujours à elle! À croire que j’aime les personnages rudes, durs et grossiers dont elle a fait son fond de commerce.
« Des noeuds d’acier », donc. Quelle surprise de découvrir que c’était son premier roman… Le style est si abouti et les descriptions si percutantes! J’étais moi aussi prisonnière de cette cave avec Théo Beranger, en proie au désespoir et à la souffrance. Je détestais aussi mon frère et mes geôliers, ces deux vieillards cruels et dépourvus d’humanité. J’échafaudais aussi mille plans pour m’échapper avant de me décourager et de me résoudre. J’ai plongé à pieds joints dans ce huis-clos rural en France (très) profonde.
Excellente pioche, peut-être mon favori de l’autrice désormais, ex æquo avec « Madelaine avant l’aube » et « Et toujours les forêts »!
Bon livre, on se laisse prendre petit à petit par l'ambiance de plus en plus pesante et le désespoir du personnage principal. A lire en se rongeant les ongles.
Lu début avril. 3.5. C'est le livré préféré de ma mère, j'ai voulu tenter l'expérience. Je sais qu'elle aime les trucs glauques mais je m'attendais à quelque chose à suspens mais que nenni. Il fais 250 pages en poche, je l'ai trouvé un peu long. En fait, on suit un gars qui sors de taule et qui va se cacher dans un gite perdu en forêt faire de la rando pour éviter d'être retrouvé par les flics car en sortant de prison il est allé rendre visite au gars qu'il a failli tuer et qu'il n'avait pas le droit d'approcher. Alors voilà il fait des randos jusqu'au jour où il tombe sur une maison perdue de chez perdue avec deux vieux messieurs qui le kidnappent. Et après ça c'est très descriptif (trop ça en est malaisant, TW viol, sang, violence, description de blessures, j'en oublie surement). J'ai regardé une interview de Sandrine collette sur ça façon d'écrire et franchement ça m'a réconcilié avec le livre. Elle a dit qu'elle écrivait pas pour le suspense ou pour faire des belles phrases mais pour que le lecteur se fasse bien les images dans la tête de l'horreur des choses et en ça c'est réussi. J'ai bien les images dans la tête et je ne peux plus voir une maison de pierre esseulée dans les bois sans penser à son bouquin.
Revenir à la source … j’avais été super déçue par « Ces orages-là » de Sandrine Colette, on en parlait en club de lecture et on m’a conseillé de lire son premier roman « Des noeuds d’acier » me voilà donc à peine sortie du club que je l’achète (comme si j’avais pas d’autres livres chez moi 😅) et je dois dire que ça m’a réconciliée
On plonge dans un roman où il est question d’emprise psychologique. Théo, tout juste sorti de prison, est enfermé dans une cave. On découvre l’horreur, la rébellion de Théo puis la résilience et une certaine fatalité face à son destin et son avenir dans ces conditions.
On vit tout ça depuis le point de vue de Théo, forcément c’est prenant, on se questionne, on s’insurge, on est horrifiés et témoins de l’insoutenable : quand l’être humain est réduit à la condition d’être inférieur, à celle d’un animal.
Globalement c’est un roman réussi que j’ai eu du mal à lâcher par moment même si certains mécanismes sont relativement prévisibles. Contente d’avoir pu renouer avec Sandrine Colette
Une lecture bien difficile tant elle s’imprègne en nous. On plonge très vite dans le drame que va traverser Théo, soumis à l’esclavage et aux pires sévices de la part de ces vieux sortis de l’enfer. Terriblement prodigieux. Un huit-clos terrible qui m’a atrocement captivée, avec des airs de « Purgatoire des Innocents ».
Malgré les traits d’un personnage auquel rien ne nous permet de nous identifier tant il est noir, Sandrine Collette nous force à la compassion. C’est tellement bien écrit que nous devenons Théo. On finit par adopter, involontairement, ses pensées et ses sentiments noirs, sa douleur vive, sa solitude et son lent plongeon dans les ténèbres. Très vite, l’empathie nous gagne si bien que l’imagination devient d’un réalisme dingue et qu’on est immergé dans ces odeurs de putréfaction, des sensations d’humidité, ce dégout lancinant. C’était mon premier roman de Sandrine Collette, divinement bien écrit, mais, par conséquent, extrêmement dur.
Déraciné, seul, humilié et usé. Et sans espoir. Parce que personne ne sait où nous sommes. Nous sommes les aiguilles dans la botte de foin. On nous oublie lentement. De cela, je suis sûr. La seule chose qui me plairait dans ces moments-là, ce serait de dormir pour que le temps passe. Mais je ne sais pas à quoi sert le temps qui passe, pour moi. A vieillir. A mourir.
Mon dieu, ce qu'il est triste ce livre. Triste et angoissant et tellement réel! C'est le premier livre de cet auteur que je lis et j'ai adoré son écriture, son récit, la manière dont tout se déroule. On pourrait vraiment croire qu'elle a vécu cette histoire. En tout cas, moi, je l'ai vécue à 100% et c'était horrible, tellement c'est bien écrit. Bref, j'ai adoré.
C’était mon premier livre de Sandrine Collette et même si j’avais été prévenu, je suis forcée de constater que, chez elle, l’espoir est un mot à bannir. Des Noeuds d’acier est un de ces thrillers qui ne vous laissent aucun échappatoire, c’est malsain, c’est froid, c’est noir. Et lorsque l’espoir nous donne l’illusion de revenir, c’est pour mieux nous anéantir un peu plus. L’autrice nous plonge dans une situation de séquestration étouffante, poisseuse d’horreur, qui tourne parfois un peu trop vers la surenchère à mon goût, ou qui parfois n’en dit pas assez, mais qui nous glace le sang. Et lorsque le [...]
J'avais très hâte de découvrir Sandrine Collette, tant sa réputation la précède dans le domaine du thriller francophone.
Ce roman m'a scotché par son originalité, je ne m'attendais pas à des personnages aussi diaboliquement fous. Les deux vieux, Basile et Joshua, m'ont fait frémir, je crois que je n'envisagerai plus jamais de promenade solitaire en forêt après avoir lu ce livre. Théo, d'abord présenté comme un homme violent, qui ne sait pas se contrôler, finit enchaîné et réduit à l'état de sous-homme. L'auteure inverse les rôles et surprend le lecteur, avec une plume alerte et une belle maîtrise du suspense, elle dépeint l'humanité et ses extrêmes, sa folie, ses faiblesses.
Sans aucun intérêt. Après l'avoir fini j'ai juste pensé "c'est vraiment nul".
Si c'était bien écrit les longueurs pourraient être justifié mais le style n'a rien de spécial. L'histoire pourrait se résumer dans une nouvelle de 70 pages au plus. Il y en a donc 200 de trop.
Cela ne va pas dans la psychologie des personnages, il n'y a pas de mystère, cela n'essaie pas non plus d'expliquer la deshumanisation. J'ai finit ce livre en pensant cela m'a vraiment rien apporté : ni plaisir, ni admiration pour le style, ni passion pour l'histoire.
Juste 250 pages de torture avec les 3 même personnages dans les 2 même endroits (cave et ferme). On connaît la fin depuis le début.
Théo est séquestré par deux vieux dingues qui le traitent comme leur esclave, comme un chien. Enchaîné la nuit dans une cave humide qu'il partage avec Luc, un autre homme pris au piège depuis 8 ans, par les mêmes ravisseurs, il travaille, la journée, comme un forcené sous une pluie de coups, souvent affamé et assoiffé. C'est un vrai thriller d'épouvante où l'espoir petit à petit s'amenuise. L'auteure s'étend avec brio sur la psychologie du prisonnier, sur les liens contradictoires qu'il tisse avec l'un de ses deux bourreaux. Un huis clos dérangeant, inhumain, malsain. Dommage qu'on n'en sache pas un peu plus sur les motivations de ces deux frères dégénérés.