Un violent incendie rue Victoria à Westmount. Une folle poursuite à travers Montréal. Un riche avocat et sa femme retrouvés morts au domicile familial. Un être fragile endormi dans un bosquet du quartier Saint-Henri, la peur au ventre, en voilà assez pour que Sara, l’héroïne du roman Les trois lames, se sente interpellée et qu’elle décide, n’écoutant que sa bonté, d’aider la victime. Mais qu’est-ce qui peut bien unir un riche avocat, son épouse et un immigrant roumain ?
Un jeu de piste qui tient en haleine du début à la fin. Une intrigue habilement ficelée et des personnages qui se cachent derrière des apparences trompeuses. Un récit qui laissera constamment le lecteur dans le doute et que dévoreront les amateurs de romans policiers.
Sara découvre Émilia dans un buisson. Son allure désabusée et son regard méfiant sont suffisants pour vouloir la protéger. Émilia, malgré qu'elle soit effrayée, accepte son aide. Elles se rendent dans le refuge de Sara qu'elle partage avec Liviu, son copain. Liviu comprend qu'elle est, elle aussi, roumaine et qu'un danger la guette. Vite, Sara et Liviu se rendent compte qu'Émilia a certainement un lien avec l'incendie criminel qui a tué un couple fortuné de Westmount. Ils vont enquêter subtilement pour aider Émilia à s'en sortir. Qu'est-ce que ce couple et cette immigrante ont-ils en commun?
La narration est partagée entre ses personnages, ce qui augmente le suspense de ce récit. Les éléments sont révélés au compte-gouttes et s'emboitent comme un casse-tête. Ce récit policier est donc bien ficelé. Une intrigue captivante. Il est bien difficile de reposer ce roman avant la fin.
Les thèmes sont durs : abus sexuels et trafic humain. Ce roman s'adresse alors à des lecteurs avertis. Je conseille aussi que la lecture soit accompagnée et qu'une discussion ait lieu par la suite.
Quand je suis tombée hier en librairie seconde main sur celui-ci de Laurent Chabin, j’étais aux anges. Souvent nommé parmi les préférés des élèves sur des sites d’enseignants de deuxième secondaire, j’avais trop hâte de le découvrir. Bien que la structure ne respecte pas le récit policier «traditionnelle », j’ai beaucoup aimé cette enquête dont je n’ai pas vu venir le dénouement. On y traite d’immigration illégale, de contrôle, de violence.. la situation finale me paraît très questionnable ethniquement et mériterait qu’on en discute avec les élèves. Intéressante lecture pour plein d’aspects!!!
Laurent Chabin maitrise bien les narrateurs multiples (4 narrateurs dans 15 ans ferme) et son style d'écriture convient tout à fait à des lecteurs moins avancés. Toutefois, je termine cette lecture en étant particulièrement choquée de la tournure du récit. Il est question d'abus sexuel sur une jeune fille mineur, de séquestration, d'un réseau de passeurs d'immigrants illégaux qui profitent de la vulnérabilité des nouveaux arrivants pour les dépouiller de leur possession et leur demander de «travailler» sans recevoir aucune rémunération, et ce, afin de «payer» leurs dettes envers leur passeur. Les jeunes filles, sauf une qui serait apparemment trop laide, doivent se prostituées. S'ajoutent à cela une finale tordue... et des passages douteux, qui ne servent en rien l'histoire, qui m'auront fait sourciller plus d'une fois comme cette remarque au sujet d'un suspect aperçu par une vieille dame : «il détalé les mains aussi vides qu'un cerveau de ministre de l'Éducation». (p.67). N'y avait-il vraiment aucune autre comparaison plus pertinente? Bref, ce roman ne se retrouvera jamais dans ma bibliothèque de classe.
This entire review has been hidden because of spoilers.