Un voyage festif et authentique au temps des premières revendications queer, où tout le monde est bienvenu. Des femmes se rassemblant dans des bars lesbiens / Des coops lesbiennes / Des cafés lesbiens / Des imprimeries lesbiennes/ Des librairies lesbiennes/ Des femmes créant un lieu fabuleux appelé : École Gilford. Un centre communautaire pour lesbiennes! Tout ça, au cœur du Plateau Mont-Royal! / Quel hasard? / Quelle coïncidence! / Nous y demeurons/ Et avons un café : Le Reine Garçon / Un repère Queer, au cœur d’un cimetière Lesbien! / Cette découverte nous a chamboulées! / Et c’est là qu’on a réalisé que des gouines fantômes nous guidaient vers la création de ce spectacle! Pourquoi ne connaissons-nous que l’histoire gaie de Montréal? Où sont les espaces lesbiens dans la ville? À l'aide de numéros drag, de matériaux documentaires et de prises de parole de personnalités de la diversité sexuelle, dont Manon Massé, Safia Nolin, Judith Lussier et Monique Giroux, Ciseaux ravive enfin la mémoire lesbienne de Montréal. Une pièce folle à lier qui entend se réapproprier tous les clichés lesbophobes, critiquer le patriarcat et faire connaître au grand public les luttes menées par les fxmmes.
Tellement nécessaire pour le monde lesbien. «Pi les gais : y sentent bon, y cuisinent bien, y ont du goût. Tout le monde veut un meilleur ami gai. Pis une lesbienne? Juste des défauts! On est féministes, on est des artistes, on est pauvres, on amène pas grand chose à la société, on dirait qu'on a pas de vie sexuelle , on a l'air des gars [...] Dans l'imaginaire collectif , lesbienne c'est tellement objectifié, c'est sexuel. »
« pour Ciseaux, on n’est pas devenues lesbiennes, on l’était déjà. On est plutôt devenues turbogouines. » - p. 8
J’ai adoré cette oeuvre qui témoigne de l’invisibilisation du lesbianisme. Le ton humoristique des autrices rend la pièce très légère malgré la grande quantité d’information & de luttes dont elle fait part.
Beaucoup aimé . « Quand tu le sais pas, t’as la présomption de l’hétérosexualité. C’est ça qui invisibilise les personnes homosexuelles. ». Un dialogue interessant sur l’histoire de certaines réalités lesbiennes. On est vraiment invisibles !
Tellement nécessaire afin de découvrir l’histoire lesbienne et à quel point ça s’est passé si près de chez nous il y a si peu longtemps. Je recommande à tous•tes mes ami•es, particulièrement celleux qui font partie de la communauté LGBTQIA+.
Le travail de recherche de Geneviève et Mélodie est incroyable et, à la fin de ma lecture, j’avais l’impression que c’était mes grandes chums tellement elles se sont ouvertes.
Si je trouve une représentation de la pièce près de chez moi, c’est CERTAIN que je serai “front row” à brailler, rire et vivre ma best life de gouine.
J’ai vue le spectacle il y a un an, j’ai de la difficulté à mettre des mots pour décrire toutes les émotions que j’ai ressenti à ce moment. Un an plus tard, en relisant cette piece, je peux un peu mieux mesurer à quel point une oeuvre comme ça (et tous les autres contenus queer que j’ai consommées) m’ont aidée.
Je veux que tous mes amis straight lise ça pis je veux que plus de contenu comme ça existe, arrêtez pas svp.
Une pièce qui devrait être lue ou vue par toustes. Juste un gros wow pis un gros merci aux autrices d'avoir ouvert la porte sur le monde lesbien pour le valider et permettre aux personnes de s'accepter et d'accepter les autres tels qu'iels sont.
Je ne suis pas une grande lectrice de pièces de théâtre en général, mais j’ai eu beaucoup de plaisir à lire celle-ci. Je suis intriguée par l’histoire queer du Québec et j’aimerais fortement en apprendre plus sur le sujet
Lire cette pièce avant de la voir, quelques mois plus tard, m'a aidé à suivre le rythme des anecdotes et idées qui s'enchaînent. Mais tellement plus vivant et plaisant à voir sur scène !