À l’heure où chacun préfère croire en sa vérité plutôt qu’en une réalité, et ou les journalistes sont considérés comme « des pourris à la solde du pouvoir », Géraldine Muhlmann redonne du sens aux faits et à la profession journalistique dans son ensemble avec son ouvrage sous forme de plaidoyer. En mêlant philosophie, histoire du journalisme et exemples contemporains, elle réussit à redonner aux faits (et au travail journalistique) la valeur qu’ils méritent.
« La factualité est construite, et donc reconstructible et ‘débattable’, mais cela ne tue pas toute la puissance de s’imposer qu’il y a dans la factualité, ni la dimension sensible ineffaçable qu’il y a aussi dans celle-ci » (p.128)