Tout avait pourtant si bien commencé. Jeune diplômée d’une grande école, Anne-Claire obtient son premier contrat dans une prestigieuse rédaction, celle dont elle rêve depuis des années. Ses collègues sont inspirants et les missions passionnantes. Anne-Claire en est convaincue, ce n’est qu’une question de temps, elle finira bien par décrocher un CDI... Mais l’attente se prolonge, elle multiplie alors d’autres contrats précaires, fait des horaires à rallonges et accepte tout pour ce métier qu’elle aime passionnément. Qu’importe, puisqu’au bout il y a la promesse de la félicité professionnelle, d’un épanouissement éternel. Jusqu’à ce que tout vole en éclats... À partir de son expérience personnelle et en s’appuyant sur de nombreuses recherches en sciences humaines, Anne-Claire Genthialon déconstruit le mythe du métier passion. Elle vient interroger la place qu’occupe aujourd’hui le travail dans nos vies. « À l’heure où de plus en plus de gens bifurquent et se tournent vers des métiers passions, le témoignage courageux et poignant d’Anne-Claire permettra à d’autres voix de s’élever après elle pour dénoncer un autre visage du précariat. » - Mathilde Ramadier , autrice de Bienvenue dans le nouveau monde (Premier Parallèle, 2017) « Un conte fort bien écrit, de manière particulièrement vivante et non sans humour, où se trouve instrumentalisée une jeune femme qui rêve de vivre passionnément son travail. » - Danièle Linhart , sociologue du travail, autrice notamment de La Comédie humaine du travail , Érès, 2015.
J’ai longtemps reculé devant cette lecture. Anne-Claire Genthialon raconte sa vie qui est aussi la mienne. Le dur métier de journalisme pigiste. La passion et la précarité.
Elle livre une analyse personnelle ET sociologique de son parcours professionnel. Elle cite nombre de spécialistes et auteur.ices qui décryptent le néolibéralisme du XXIe siècle.
Si vous êtes "indépendant.es", "entrepreneur.ses" ou passionné.es par votre travail, cet essai vous concerne. Vous n'êtes pas seul.es à vibrer et à souffrir pour 1000 euros par mois.
Notre précarité est une réalité partagée. Le mythe du métier-passion nous empoisonne. Merci pour ce livre brillant. Je vais maintenant arrêter de me torturer. Et trouver un autre travail, pour ma santé mentale et physique.