« J’ai conscience que, pour beaucoup de gens, je ne peux pas être une vraie lesbienne parce que je suis trans. Et j’avoue que j’ai du mal à imaginer qui pourrait tomber amoureuse d’une fille comme moi.
— Je vais te donner le même conseil qu’aux jeunes vampires qui viennent de subir leur transformation et qui ont une sale tendance à se lamenter sur le fait qu’ils sont des monstres et qu’on les regarde bizarrement : oui, c’est difficile au début, oui, les gens sont des connards, mais, non, je ne suis pas la bonne personne auprès de qui venir chercher du réconfort ou à qui déclamer des poèmes qui illustrent la douleur de ton âme tourmentée. Rassure-moi, tu n’écris pas de poèmes ? »
Afin d'avancer dans son parcours transsexuel, Cassandra décide de se procurer des hormones de manière illégale, sans se douter que l'association lesbienne à laquelle elle s'adresse sert en fait de couverture à un gang de motardes surnaturelles.
Depuis sa première sortie en Harley jusqu'à sa participation à des règlements de comptes, Cassandra nous raconte son histoire. Elle parle aussi de son combat et des différents obstacles auxquels elle a dû faire face dans sa quête d'identité :
Comment obtenir des hormones et trouver un médecin compréhensif ?
Peut-on être acceptée par des lesbiennes surnaturelles lorsqu'on est une pathétique mortelle ?
Comment faire comprendre à sa mère que son fils est en fait une fille ?
Et, surtout, que faire face à une vampire bikeuse qui a envie de vous pour son quatre heures ?
Dans un monde idéal, Lizzie Crowdagger aurait été une bikeuse vampirique, ou peut-être une camionneuse de l'Enfer.
Comme ce n'est pas le cas, et afin de soulager sa frustration, elle écrit des romans à la place, mélangeant sans état d'âme thématiques féministes et lesbiennes avec des intrigues basées sur le surnaturel, les fusillades et les grosses motos.
Elle a un site web, http://crowdagger.fr, sur lequel un certain nombre de livres sont téléchargeables gratuitement (sans besoin d'aller traîner sur des sites douteux pour trouver une version pirate).
Je l'avoue, je n'ai lu ce livre qu'à cause du titre. Les histoires de vampires, j'aime bien sur le principe, mais j'en ai un peu trop bouffé. Sauf que voilà, une gentille personne m'a prêté ce roman, alors je l'ai lu. C'était court, c'était écrit gros, en une heure c'était terminé et j'étais plutôt contente. C'est l'histoire d'une fille, qui se trouve être trans (comme le laisse présupposer le titre...). Des histoires avec des trans, il n'y en a vraiment pas beaucoup. Un petit plus dans la littérature anglophone qu'en France, mais ce n'est pas non plus très courant. Et quand on a droit à un personnage trans, ça va souvent être soit des autobiographies (d'où le pied de nez du titre), soit des romans à se noyer dans ses propres larmes dans le style de Boys don't cry, et on finit par avoir envie de se pendre. Trop de tristesse et de malheurs, c'est mauvais pour le cœur.
Une autobiographie transsexuelle (avec des vampires), c'est un gros fuck à tous les livres avec des trans tristes à tuer des bébés licornes. C'est un bon vieux roman pour ado, avec tous les clichés possibles et imaginables. Sauf que le personne principal est trans et que le couple de l'histoire est un couple de filles. DANS TA FACE la société hétéro- et cis-normée ! Après l'histoire... C'est une fille qui rencontre des vampires, mais elle ne veut pas devenir vampire tout de suite malgré le fait qu'elle soit avec une vampire. Et puis ils démontent la face de méchants. Surtout des méchants homophobes et transphobes. Ce n'est pas un très bon roman, même si c'est dynamique et fun. Mais... mais BORDEL ça fait du bien ! Du bien de voir des personnages différents de ceux qu'on nous impose ! Moi, ça m'a détendu. A la fin de ma lecture, j'étais contente.
Je crois que j'ai du mal avec les livres qui ont un lore de ouf et en fait ça fini juste en format sitcom avec des ptites scénettes sans vraiment prendre de direction précise
Si vous aimez l'humour noir, les lesbiennes et les lectures rythmées alors ce livre est définitivement pour vous. Loin de la bit-lit fleur bleu mais avec une chouette romance, ce roman tape très fort et fait mourire de rire régulièrement. Il éclate tous les poncif du genre et trace le portrait de personnages toutes géniales. On le referme en se demandant quand sortent les bouquins sur les autres personnages !
Ni punk, ni metal, à peine rock n'roll. Avec les vampires, les garous et les sorcières, ce bouquin m'a fait penser au passage du Monde des Ténèbres aux Chroniques des Ténèbres. D'un JdR à l'univers très marqué gothic-punk, avec une vision personnelle, on est passé à un univers plus lisse, plus standard. On conserve les éléments visibles mais on en amoindri le propos. Si je le compare à ce JdR, c'est que ça ressemble beaucoup à une partie de JdR, avec 3 parties aux scénarios indépendants et ses personnages très caractérisés: la brute, la hackeuse, la magicienne... Le roman se veut punk, veut exprimer une rage mais c'est plutôt raté. Encore une fois, ce n'est pas parce que vous éclatez des têtes, que vous tirez dans tous les sens et qu'il y a des Harley Davidson que c'est suffisant. Il faut avoir un sujet à traiter. On pourrait penser que la transsexualité était ce sujet. Même pas. Il passe très rapidement au second plan à part pour montrer que les gens sont des cons. Enfin, lorsque je dis les gens. Les hommes. Exclusivement les hommes. Tous les antagonistes sont des hommes et tous les hommes sont les antagonistes dans ce roman. Traitant à peine de son sujet et étant à peine drôle, l'autrice peine à tenir les promesses de son titre.
J'ai adoré ! Qu'on s'entende, ce n'est pas le meilleur roman du siècle ni même la meilleur fantasy que j'ai pu lire. Mais bordel cette lecture est tellement chouette...! Si délicieusement non politiquement correct, merveilleusement queer, terriblement drôle !
Cette lecture courte est pleine de sarcasme avec des reps goudous et trans incroyables. On est loin des récits larmoyants où il faudrait sauver ces pauvres LGBT de la haine mais tout aussi loin des histoires d'amour toutes roses sans complexité (étrangement on est passé d'un extrême à l'autre dans la même décennie 🤔). On a des personnages badass qui ne veulent pas être sauvés, une histoire d'amour légère, sans chichis et sanglante, un humour coupant et un gang de goudous rivalisant avec la haine d'autres groupes. Le tout à Lille avec une sorcière non violente qui pratique la magie noire et des loups-garous pas loin. Non vraiment c'était une lecture qui faisait très plaisir et qui se moque avec allégresse des médias queers mainstream actuels et des LGBTphobes. Que demander de plus ?
L'histoire est mignonne (oui, j'ai trouvé ça mignon !!!!!) et se lit très bien. J'ai vraiment bien aimé le fait que au final la transidentité de Cassie devienne presque anecdotique face aux vampires et compagnie, c'est super rafraichissant. Je veux bien en lire plus sur ces personnages qui sont très attachantes!!
J'ai adoré ce bouquin découvert dans les mallettes d'une librairie ambulante, tellement que je souhaite en faire une recommandation en tant que coup de pouce à l'autrice. Cela faisait longtemps que je n'avais pas autant pouffé de rire en lisant. à plein de moments, je me suis dit : c'est trop bien !
Hey Lizzie, merci de l'avoir écrit ! Bonne vie à toi
Récit au rythme vif et soutenu avec des personnalités hautes en couleur qui ne mâchent pas leur mot, ne s'excusent d'être qui ielles sont et qui balancent répliques piquantes, acerbes et pince sans rire.
Actions déjantées et humour omniprésent, c'est comme trois épisodes de Buffy en plus drôle et incisif.
Ça faisait quelques semaines que je lisais des romans sombres. Ils étaient bien, mais ce n’étaient pas des coups de cœur que j’avais envie de présenter dans des articles dédiés : je préférais les garder pour des bilans de challenge. Je commençais à m’inquiéter : je n’avais plus qu’un mois de chroniques « coup de cœur » planifiées d’avance !
Puis je me suis rappelée que j’avais emprunté Une Autobiographie Transsexuelle (avec des Vampires) de Lizzie Crowdagger. Je n’ai lu que deux histoires de cette autrice, mais je la considère comme une valeur sûre. Sa présentation et son style m’enthousiasment !
J’avais choisi un super marque-page pour cette lecture… sauf que je n’en ai pas eu besoin : j’ai lu ce livre sans la moindre pause. Certes, il est court, mais il est surtout vraiment génial. On retrouve ce mélange de badasserie et de je-m’en-foutisme que j’avais adoré dans ses autres œuvres, allié à un scénario plein d’action et de rebondissements. Et jamais vide de messages politiques !
Cassandra est une femme trans qui, en se procurant des hormones, rencontre un gang – pardon : une association respectable – de lesbiennes… et dont plusieurs membres sont des vampires ou des loups-garous. Même si elle se prétend sage et craintive, Cassandra va vite se mêler avec enthousiasme à leurs bastons contre un groupe de loups-garous, des comploteurs lesbophobes et autres adversaires. Il y a des combats dans presque tous les chapitres, et je savais que les héroïnes allaient gagner : on n’a pas peur pour les personnages, mais on s’enthousiasme de les voir défoncer des méchants. C’est la version lesbienne d’un blockbuster d’action avec des explosions partout !
La présence des vampires et des loups-garous permettent des parallèles entre leur situation et celles des personnes trans, et les discussions autour de ces thèmes ont souvent un double sens. Par exemple, un groupe d’humains déteste les vampires parce qu’elles seraient anti-humains… et déteste les lesbiennes parce qu’elles seraient anti-mecs. la suite de ma chronique : https://elainevker.com/blog/2020/04/0...
Je ne me souviens pas comment je suis tombée sur le blog de l'auteur (http://crowdagger.fr/blog/index.php), mais j'y ai lu des trucs qui m'ont fait beaucoup rire, donc j'ai acheté le bouquin (qui est en gros ce que le titre promet, découpé en trois grosses nouvelles). J'ai beaucoup ri, c'était une belle découverte. Pas über mémorable, mais tout de même très chouette.