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Un homme libre peut-il croire en Dieu ?

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Après un examen des liens entre liberté et croyance en Dieu, C. Pépin propose d'examiner l'approche de la question par Kant, Sartre et Vatimmo.

104 pages, Paperback

First published February 2, 2012

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About the author

Charles Pépin

58 books113 followers
Charles Pépin, 38 ans, est philosophe et écrivain, agrégé de philosophie, diplômé de l'Institut d'Etudes Politiques de Paris et de HEC. Il est également expert auprès de l'APM.

Il enseigne au lycée d'Etat de la Légion d'Honneur (Saint Denis), à l'Institut d'Etudes Politiques de Paris, à HEC Executive, aux « Mardis de la philo », et anime un séminaire philosophique hebdomadaire au MK2 Hautefeuille.

Il est intervenu pendant sept ans dans « Culture et Dépendances » (France 3), puis dans « En aparté » (Canal +), et tient aujourd'hui des chroniques mensuelles dans « Philosophie magazine » et « Psychologies magazine ».

Il a publié six livres. Ses derniers essais parus sont : Une semaine de philosophie (Flammarion, 2006. J'ai Lu, 2008), Les Philosophes sur le divan (Flammarion, 2008. J'ai Lu, 2010), Ceci n'est pas un manuel de philosophie (Flammarion, 2010), Qu'est-ce qu'avoir du pouvoir ? (Desclée de Brouwer, 2010). Ses ouvrages sont traduits dans plus de dix pays.

http://www.dargaud.com/auteurs-bd/pep...

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Displaying 1 - 2 of 2 reviews
Profile Image for Yann.
1,413 reviews393 followers
November 5, 2013
J'ai rarement lu un livre aussi impatientant. Déjà, avant de commencer, le titre me semblait absurde. Quel rapport entre le fait d'être un homme libre, c'est à dire ne pas être un esclave, et de fait de pouvoir (dans le sens de capacité ou légitimité ?) accorder son assentiment à l'existence d'un être métaphysique ?

Plutôt que d'éclaircir sa recherche, l'auteur semblait prendre le parti de jeter sur sa méthode le brouillard le plus épais, en accumulant les équivoques. Un des premiers ressort consiste à bien jouer sur les différents sens du mot liberté pour faire tourner en bourrique le lecteur, sans jamais expliciter clairement de quoi on parle, mais plutôt multiplier les questions apparemment sans queues ni tête. Tantôt on parle de liberté au sens politique, avec tout les valeurs positives qui y sont évidemment attachées, tantôt on saute dans la question métaphysique douteuse de la négation du déterminisme, qu'on applique à volonté, et qui est plus connue sous la fumeuse notion de libre-arbitre. En jouant sur l'équivoque de ces deux notions bien distinctes, en confondant deux choses désignées malheureusement par un même mot, on arrive à joindre la morale à une question métaphysique qui en est pourtant étrangère.

Comme cette distinction n'est jamais tranchée, on a le sentiment de tourner en rond dans une enquête sans fil conducteur, enfilant comme autant de perles les poncifs de la philosophie dans une pesante galerie des stars. Ici c'est c'est Pascal, avec son pari, et son "cœur a ses raisons que la raison n'a pas", là c'est Sartre avec son "enfer c'est les autres", et "l'existentialisme est un humanisme", ensuite on passe au vilain Staline qui empêche vainement ses citoyens de croire en Dieu, etc... Parmi ceux ci, la plus grande star, c'est Kant, érigé comme alpha et oméga de la philosophie. Grâce à lui, vous aurez le sésame pour fermer la bouche à tous ceux qui ne pensent pas comme vous, car il a le grand avantage d'être difficile à comprendre, et de rendre pusillanime ceux qui ne sont pas d'humeur à disputer de ce qu'ils n'entendent point. Ses "vérités" sont assénées comme autant de paroles d’Évangile. Evidemment, si vous avez lu Kant, vous tomberez de votre chaise en lisant ce que l'auteur explique de sa doctrine. Le pompon, c'est bien quand il affirme que Einstein a prouvé l'intuition de Kant avec la relativité! Ce n'est pas comme s'il avait fait de l'espace et du temps des formes a priori de la sensibilité.

Après avoir perdu du temps à tourner des pages sans rien apprendre, ou à s'énerver de lire des absurdités et des énigmes, on arrive enfin à la conclusion, qui sort comme un diable de sa boîte: Oui un homme libre peut croire en Dieu. Encore mieux: croire en Dieu, c'est être encore plus libre que de ne pas y croire. (On n'a toujours pas compris ce qu'il faut entendre par homme libre, mais passons, l'auteur nous explique le plus sérieusement du monde que philosopher, c'est accepter de lire sans comprendre ce qu'on lit!!!) On enchaine avec l'affirmation que les chrétiens sont les plus merveilleux êtres aux monde, et qu'avec Saint Paul, ils ont inventé la foi et la liberté. A côté, les païens, les juifs, les musulmans et les athées, sont au choix des ignares, des imbéciles, des fanatiques ou des gens butés incapable de douter, d'être libre ou pleinement humain, créatifs ou scientifiques. Comme ils feraient mieux de raser les murs au lieu d'afficher leurs opinions, s'ils prenaient conscience de leur handicap de ne pas être chrétien et libre. Franchement, arrivé à ce point, on en arrive à se demander si le dessein de l'auteur n'est pas plutôt de rendre odieux le christianisme.

Mais je préfère croire plutôt qu'il a l'intention d'inviter les chrétiens à étudier la doctrine de Kant afin de pouvoir en imposer aux autres avec un savoir réputé difficile, et de pouvoir tenir tête aux éventuels quolibets de leurs détracteurs. L'ennui de cette manière de présenter les choses, qui me semble par endroits partielle et partiale, c'est que au lieu de simplement chercher à stimuler le doute, ou la connaissance, ou le réel intérêt pour l'autre, on a paradoxalement l'impression de lire une promotion de l'ignorance, de la présomption et de la suffisance. C'est dommage, pour un livre qui ne cesse par ailleurs de clamer son amour de la tolérance, et sa haine du fanatisme. Ce petit livre rejoint la liste de ceux qui m'auront bien agacé, avec pas moins de trois âneries par pages, et pourtant elles sont courtes.
Profile Image for Léana.
12 reviews
June 9, 2025
Ce livre donne plus la sensation d’un regroupement d’idées et a ce côté « vitrine » de différentes pensées sur le sujet plutôt qu’une vraie réflexion construite de la part de l’auteur.

Mais une fois qu’on a accepté cela, le livre reste intéressant dans la mesure où l’auteur ressort beaucoup de citations et expose les points de vue de philosophes connus.
En fait, si l’on est intéressé par le sujet, l’ouvrage reste donc un bon support afin de potasser sur la question et écrire soi même quelque chose dessus. Il est donc pratique en tant qu’outil, mais c’est tout.

Je reste alors un peu sur ma faim mais tant pis !
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