Le roi-dragon excerce sa tyrannie sur le Japon. Un jour, Ichirô, apprend que le souverain a tué ses parents. Assoiffé de vengeance, le jeune samouraï errant va alors vouloir réaliser l'impossible, défier le shogun sorcier. Hatanaka, son père adoptif et samouraï d'élite va tenter de l'en dissuader. Mais devant sa détermination, il va le préparer à l'impossible. Ichirô part pour une longue quête, au cours de laquelle il retrouvera ses quatre frères et soeurs. Il devra les accepter dans leurs différences, rèunir leurs forces et leurs caractères... et se découvrir à son tour. Auteur phare en thriller et littérature jeunesse, Jean-Luc Bizien puise à la source des deux genres pour livrer un récit à couper le souffle, tranchant comme une lame de katana.
Ichirô a toujours su qu’Hatanaka l’avait adopté. Mais il était loin d’imaginer les évènements qui l’ont amené à devenir orphelin. Lorsque son maître lui révèle la vérité, le jeune homme n’a plus qu’un seul objectif : venger ses parents en tuant le commanditaire de leur massacre. Un daimyo aussi cruel que maléfique… ce ne sera donc pas une tâche aisée. Sur leur chemin semé d’embûches, ils rencontrent différentes personnes, paysan, samouraï, ninja, qui viennent grossir leur groupe.
Ce roman est un véritable page-turner. L’intrigue est intéressante, bien qu’un peu prévisible car on devine parfois où veut en venir l’auteur. L’univers du Japon médiéval est magnifiquement retranscrit par l’auteur. On a tout simplement l’impression d’y être. La mentalité japonaise est très différente de la nôtre. L’honneur y est primordial - ce qu’un occidental à quelques fois du mal à concevoir - et c’est la base même du roman. Cet ouvrage m’a donc permis de voyager en d’autres temps et en d’autres lieux. Le fantastique n’est pas encore très présent, mais cela promet pour la suite.
Ichirô est un jeune homme attachant. Il nous entraine sans mal dans sa quête de vengeance. Tout comme lui on veut que justice soit faite ! Il lui arrive d’être impulsif et de prendre des risques inconsidérés. C’est toutefois quelqu’un de courageux et de bon. Son sensei lui porte un amour inconditionnel. Plus que tout, il veut la vengeance de feu son seigneur, mais il ne veut pas que son petit protégé mette sa vie en danger inutilement. C’est quelqu’un de calme, de posé et qui sait garder son sang-froid même dans les pires situations… ce qui leur sera bien utile ! Les personnes qu’ils rencontrent en chemin sont quant à elles pleines de surprises…
En conclusion, ce premier tome est prometteur. La fin est prévisible, mais elle n’en reste pas moins mystérieuse. Un vrai cliffhanger. J’ai hâte de pouvoir lire la suite, en apprendre plus sur les différents personnages, retrouver Ichirô et tout le groupe, rencontrer le daimyo maléfique… et connaître le fin mot de l’histoire !
On y suit les pérégrinations d'un jeune bushi en quête de vengeance suite au meurtre de ses parents par un daimyo fou entièrement voué à la magie noire.
Chacun des protagonistes est très typé, presque archétypal, à l'image d'un personnage de film. Car les références au film de sabre japonais semble partout présentes. On ne peut s'empêcher de repenser aux sept samouraïs, Zatoïchi ou encore à la série Baby Cart.
Les scènes de combat, et notamment de duels sont très visuelles, et pour qui a beaucoup regardé les films susmentionnés, il est même assez facile de se les représenter.
Un régal pour cinéphiles certes, mais aussi un vrai plaisir de lecture. Même si l'intrigue principale reste pour l'instant en retrait, ce premier tome servant clairement à planter le décor et présenter les personnages, on a son content de péripéties et d'aventure pour la route.
La suite promet d'être mouvementé et, si j'en crois le cliffhanger final, pleine de surprises.
Une première partie se concentrant sur la réunion des compagnons de route. Très intéressante avec beaucoup de détails sur la vie de chacun d’eux. Cela permet un approfondissement des personnages et une meilleure compréhension de chaque personnage. La fin laisse sur une révélation qui nous pousse à vouloir connaître la suite.