A-t-on le droit de sacrifier une vie pour en sauver plusieurs autres ? Jusqu'où doit-on se montrer solidaire envers quelqu'un qui ne nous est rien ? Comment rendre justice quand il y a mort d'homme, mais ni responsables, ni coupables assignables ? Est-il juste de mourir pour ses idées ? Des questions de justice sociale jusqu'aux nouveaux enjeux de la bioéthique ou du droit international, le débat moral s'invite sur tous les terrains.Mais la théorie de la justice ne peut pas tout : un scrupule, un souvenir, un doute peuvent submerger ou brouiller la réflexion. Parce qu'elle prend en charge cette part des émotions et de l'imagination, la littérature offre de brillantes et nouvelles ressources pour nous aider à répondre à la question récurrente : qu'est-il juste de faire? Forte de son expérience auprès d'étudiants et de futurs décideurs, Frédérique Leichter-Flack nous propose de réfléchir, avec Kafka ou Gogol, Camus ou Melville, Dostoïevski ou Hugo, aux questions primordiales d'aujourd'hui.La littérature est le laboratoire des cas de conscience.
Les premières 100 pages étaient stimulantes et originales mais la deuxième moitié se répétait un peu et j’ai l’impression d’être restée sur ma faim C’est comme si quelque chose de vraiment intéressant était en jeu mais n’a jamais véritablement été nommé Je suis quand même assez contente de cette lecture qui a ouvert une multitude de pistes de réflexions
Se lit très facilement mais justement par le fait que l’essai n’amène pas à de nouvelles réflexions. Ce ne sont que des questions, des analyses que l’ont a déjà étudiées un bon nombre de fois, qui ont perduré à travers l’humanité et dont on ne peut tirer aucune conclusion. J’ai du mal à percevoir ainsi le but de cet essai. L’intérêt se trouve peut être dans les différentes références littéraires et cinématographiques, qui permettent de concrétiser certaines situations, mais l’ouvrage ne fait que tourner autour du pot, il ne leur apporte rien.
« C’est un tel nuancier, fait d’empathie et d’attention, de sensibilité et d’imagination, que la lecture des grandes œuvres offre à la conduite des affaires humaines: dans les lignes de démarcation d’une couleur à l’autre de l’arc-en-ciel, mille nuances se révèlent que l’œil exerce saura percevoir. À chacun d’affronter ensuite les dilemmes du réel. »
L'auteur s'intéresse aux cas de conscience, aux dilemmes dans la littérature, il les analyse, les questionne et tente de révéler chacun de leur aspect. C'était super intéressant et vraiment accessible.
La litterature comme chemin nous pas dire la morale ou l'éthique mais nous apprendre à voir au delà des idées préconcues... Un essai philosophique ou l'on est guidé par Kafka, Melville, Camus, Hugo