Ce dimanche soir, tes jours d'homme m'ont filé entre les doigts. Au presque-commencement de ma vie, je t'ai perdu, toi avec qui je voulais la finir. La voix blanche et la colère noire, j'ai eu beau t'appeler, tu étais déjà parti, loin. Ta vie, minuscule tourbillon de quelques lunes et soleils, cessait là de tournoyer, sur le rivage carrelé blanc et glacé d'un hôpital. Je fais le rêve que l'on nous redonne une poignée d'heures, ravies entre le tomber d'un jour et le lever d'un autre. Ce ne sera qu'un tout petit montent, le temps de refermer les portes de notre vie ensemble. Rien qu'une escale pour rattraper ce temps arraché, et te dire l'après-toi, le sans-toi, la béance à chaque seconde de mes jours depuis ta vie suspendue... Poussière d'homme est une parole d'amour, d'homme à homme, dans un océan de perte et de chagrin. Ce récit est le rêve fou de ces adieux, la mise en mots de l'insoutenable absence, comme un supplément d'amour lorsqu'on craint que la douleur nous précipite dans la folie.
Une longue lettre d’amour au disparu, un cri déchirant pour dire l’amour éternel, les sentiments absolus, l’injustice et l’incompréhension du départ de l’être aimé. Un roman magnifiquement écrit et bouleversant de douleur.
Poignant et déchirant, Poussière d'Homme est un véritable crève-cœur, une ode à ces amours perdues qui ne nous quittent jamais vraiment. David Lelait-Helo nous offre ici, grâce à sa plume à la fois intimiste et foudroyante, un récit sur l'absence et la douleur qui en découle. Les mots sont frappants, authentiques et terriblement justes. En couchant sa tristesse, l'auteur nous ramène, nous lecteurs, inévitablement à la nôtre. Si l'abondance de détails des premières pages m'a semblé oppressante, très vite, je me suis aperçu que cette omniprésence de précisions n'était là que pour souligner le réalisme de cette histoire. Ce héros, c'est nous. David Lelait-Helo nous jette dans la gueule du loup, nous nous retrouvons inexorablement piégés dans un tourbillon d'émotions profondément humaines et qui nous ramènent à nos propres craintes et nos propres cicatrices. Poussière d'Homme est l'un des romans les plus beaux et les plus honnêtes sur des sentiments parfois trop mis de côté ou ignorés. Poussière d'Homme, c'est de la mélancolie et de la nostalgie à l'état pur, un témoignage brut sur ce qu'il reste de nous après que l'autre soit parti, après qu'un pan de notre univers se soit effondré.
L’indicible douleur du héros s'empare rapidement de nous et, bien que j'ai trouvé que l'auteur soulignait beaucoup l'aspect viril et peu efféminé de ce personnage central, impossible pour nous ne pas nous identifier à ce narrateur dévasté. Son histoire est dure, bouleversante et inoubliable. Les pages s'enchaînent, comme animées d'une vie propre, tant on a besoin d'arriver au bout de ce chemin éprouvant. Les ultimes mots sonnent à la fois comme une délivrance et un adieu impossible. La vie, la mort, l'amour, la fin, tout cela ne fait plus qu'un dans lequel on se noie. Poussière d'Homme est une claque, une véritable prise de conscience.
Un récit puissant et incontournable que je recommande vivement.
C’est en apnée que j'ai lu ce sublime roman, ce poignant témoignage, qui s’avère finalement être une biographie. Le récit est captivant. Captivant par sa sincérité, sa profondeur, par l'amour inconditionnel qui en découle, par sa force mais aussi sa pudeur, la passion qui se dégage de chaque mot vous jaillit en pleine figure pour vous saisir à la gorge. Pas besoin d’en faire des tonnes ! En moins de 150 pages, David Lelait-Helo nous livre un récit d’absence, de douleur et de souvenirs qui refusent de s’éteindre. Chaque mot frappe avec justesse, brut et sincère, comme un écho à nos propres fêlures. En couchant sa peine sur le papier, l’auteur nous confronte inévitablement à la nôtre. Tout amoureux de l’amour, de la vie, toute personne ayant perdu son âme sœur, sa moitié pourrait s’y identifier d’une manière ou d’une autre Cet homme, c’est nous. Nous, complètement perdus dans un océan de larmes, de chagrin et d’adieu, nous pris au piège de ce torrent d’émotions, nous n’avons d’autre choix que de nous laisser emporter, nous reconnaître dans ces peurs, ces cicatrices indélébiles. L’abondance de détails nous oppresse certes mais elle ne fait que renforcer l’authenticité du vécu. Poussière d’Homme est sans doute l’un des romans les plus sincères et déchirants que j’ai pu lire sur ces sentiments que l’on préfère taire, mais qui n’en sont pas moins essentiels. C’est la mélancolie à l’état brut, la nostalgie pure, le déni du deuil et cet espèce de gouffre qui reste en nous après l’effondrement, après l’absence. L’histoire est dure, inoubliable, et nous entraîne malgré nous vers son dénouement inéluctable. Chaque page nous emmène vers un adieu suspendu entre la délivrance et l’impossible oubli. La vie, la mort, l’amour, la perte : tout se fond en un vertige abyssal dont on ne ressort pas indemne. Poussière d’Homme est une déflagration, un électrochoc, un roman coup de poignard, un petit bijou de douceur et de beauté, une ode à ces amours perdues qui continuent à hanter nos âmes avec en prime une plume à la fois sensible et fulgurante À lire absolument…
« Je n'entends pas ses mots, j'ai seulement compris la fin, la fin de l’histoire. Bien loin des contes, du “ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants”. Rien qu'une toute fin sans lendemain ni promesse. La fin abyssale, le bout de la route sans retour ni demi-tour. Rien que le gouffre béant prêt à m'avaler, à ne faire de moi qu'une bouchée. »
La première fois que j’ai lu ce livre, il y a six ans, ça avait été un coup de cœur. J’avais été transportée par la poésie qui se dégage des lignes malgré la dureté du récit. Ce roman aux traits autobiographiques m’avait pris aux tripes.
Pendant ma relecture, j’ai retrouvé cet aspect poétique qui m’avait plu à l’époque. Toutefois, j’ai été moins transportée. J’avais l’impression d’être plus extérieure aux états d’âme du narrateur. Bien que poignant, le roman m’a paru moins « coup de poing ».
Un passage m’a d’ailleurs fait grincer des dents : les images pour décrire une femme grosse n’étaient pas très sympas… 😬
Au-delà de ça, il s’agit tout de même d’un court roman qui aborde un thème auquel nous sommes tous confrontés : la mort, la perte d’un être cher. On parvient à ressentir la douleur du narrateur, son désespoir. Son impuissance face à cette fatalité.
« L’absence se rit du temps, elle déchire les calendriers, dérègle les horloges, rend folles leurs aiguilles. L’absence est un compagnon fidèle qui ourle désormais mes chemins d’exilé. » *****
Cette absence, c’est celle du compagnon de l’auteur, celui dont on saura simplement, pudiquement, que son prénom se compose de trois lettres et qu’il l’a quitté un soir d’avril, emporté par un lymphome.
Ce livre, ce cri, devrais-je dire, est un témoignage magnifique et bouleversant sur le deuil, sur son « avant » et son « après », l’ultime message d’amour d’un homme à celui qui a partagé sa vie bien trop peu de temps.
« Il n’y aura jamais de plaque commémorant notre attachement, consignant notre amour. Je ne suis ni frère ni mari, je ne suis rien qui se nomme ou s’inscrive dans la pierre. Je ne suis que l’autre bout d’un lien de cœur aujourd’hui invisible à la face du monde. Toi dessous et dedans, moi dessus et dehors. »
C’est pourtant cet homme qui n’a pas de place sur la pierre tombale qui écrira les mots d’amour les plus poignants à celui qui n’est plus, qui trouvera les formules les plus justes pour exprimer le déchirement de la perte absolue. L’émotion est intense mais sans pathos et l’écriture de David Lelait est d’un lyrisme et d’une maîtrise extraordinaires.
Je pourrais citer des dizaines de passages que j’ai surlignés tant ils m’ont frappée par leur beauté et leur justesse. Je me contenterai de dire qu’avec « Le temps d’un soupir » d’Anne Philipe, « Poussière d’homme » est sans doute à ce jour le livre le plus bouleversant qu’il m’ait été donné de lire sur le deuil de l’être aimé.
« Je souffre parce que j’ai été follement heureux. Le pire serait de souffrir de n’avoir connu rien ni personne. »
Il s’agit d’un livre pioché en boîte à livres et donc d’une lecture « au hasard » puisque je n’en avais jamais entendu parler et que je ne connaissais pas non plus son auteur.
📚 Le récit commence par le voyage d’un homme en train pour ramener l’urne contenant les cendres de son compagnon à la famille de celui-ci. On comprend alors que la famille ne validait pas la relation de leur fils avec un homme. La suite du roman nous replonge dans l’histoire du couple, de sa rencontre jusqu’aux derniers instants en passant par les moments de bonheur et les douleurs de la maladie.
❤️ C’est une longue lettre d’amour, belle et triste, une histoire du vide aussi, de l’absence insupportable de l’être aimé. Le tout est exprimé avec délicatesse et un choix ciselé des mots.
Une petite plaquette de 120 pages empreinte de poésie et de sensibilité. L'histoire bouleversante de deux êtres qui s'aiment au-delà de la maladie, au-delà de la vie, au-delà de la mort...
"Je fais le rêve que l'on nous redonne quelques instants, une poignée d'heures d'une toute petite nuit, ravies entre le tomber d'un jour et le lever d'un autre. Ce ne sera qu'un infime moment, juste de quoi refermer les portes de notre vie ensemble, nous serrer une dernière fois l'un contre l'autre avant que nos corps ne volent en éclats."
Les larmes versées à chaque page m’ont fait un grand bien, m’ont rappelée mon papa que j’ai peur d’oublier, et ont été ce câlin dont j’avais besoin. « Qui a dit que la douleur était muette ? Elle est criarde, vociférante, exaltée, bavarde parfois, mais jamais muette ». Merci David Lelait de si bien mettre en lumière la perte d’un être aimé et de normaliser cette douleur intemporelle. Je conseille ce livre à toutes les personnes qui ont perdu un être cher, et aux personnes qui ne savent rien du deuil.
Texte subtil, tout en douceur sur le deuil et l'acceptation d'une vie sans les êtres tant aimés. "Et quand, demain ou bien plus tard, je serai poussière, nous serons poussières mêlées, nous ferons poussières communes. Et si nous ne sommes que des poussières d’hommes, il n’est de poussière qui ne retourne à la terre. Attends-moi quelque part… ou même ailleurs. Par un matin calme ou une nuit noire, un jour de grand soleil ou de pluie serrée, j’arrive. J’arrive. Je t’aime."
Une ode autobiographique à l'homme que l'auteur a aimé, sa rencontre, sa maladie, son décès, son manque de lui, et la vie qui continue malgré tout. C'est un court roman ou un long monologue qui se démarque surtout par son style poétique, magistral, ciselé: une plume d'une rare beauté, d'une puissante sensibilité pour évoquer la perte de l'être cher. Tout en pudeur, les mots sont justes, d'une sincérité bouleversante.
Ce livre était dans ma pal depuis des années. Et je regrette de ne pas l'avoir lu plus tôt. POUSSIÈRE D'HOMME, c'est une plume poétique unique pour un récit déchirant et émouvant sur l'après. Quand il ne reste plus qu'une personne sur deux. Un livre et des mots que je doute d'oublier un jour. Un magnifique livre sur le deuil et l'amour.
What a moving novel! It is so beautiful. The writing, for sure, but above it, the love that shines all along. I was so touched. Sadly, there doesn’t seem to be translations in English, so i won’t be able to offer it to non-French-speaking friends.
Deux heures d émotions et de retrouvailles avec des sentiments connus, reconnus et mis en mots et en images avec beaucoup de pudeurs et de talents. Merci.
Que dire... Probablement l'un des plus beaux livres que j'ai pu lire dans ma vie. C'est déchirant, émouvant... J'ai eu la gorge nouée durant toute ma lecture.
Un choc !!! Une histoire d'amour bouleversante magnifiée par une écriture poétique. Les mots sont lumineux, lyriques. Un texte émouvant!!! Éblouissant !!! ⭐⭐⭐⭐⭐
C'est une histoire qui vous prend aux tripes, qui vous embarque dans un tourbillon émotionnel intense, dans une poésie des mots, des phrases, des verbes.
Ce roman autobiographique est juste sublime, une pépite, une perle.
L'auteur nous raconte sa perte, sa tristesse, son espoir, son amour, sa douleur, comment accepter le deuil, s'il faut l'accepter. Il nous remémore son histoire avec son homme au prénom de trois lettres.
De part ce roman, nous plongeons en immersion totale au cœur de la douleur de la perte d'un amour fort, sincère, de la moitié de soi, des pensées intimes de l'auteur, de son souvenir à cet être parti trop tôt, du souvenir de son âme, de son corps, de sa chair.
J'ai été bouleversée par ma lecture, et je dois dire que le livre, comme un journal intime, nous confère une atmosphère lourde, sensible, faite de bonheur et de malheur, de douceur et de noirceur, de lumière et de brouillard, de souvenir et de présent, et surtout d'amour.
Car oui, malgré la tristesse, ce roman est un bel hymne à l'amour, à la vie. Chaque mot, chaque phrase, chaque détail, vous transperce.
Dans son récit, David, l'auteur, nous parle présent, passé, nous conte sa rencontre avec l'être aimé, son amour, leurs instants de vie, leur découverte, leurs réactions à tous les deux face à la maladie, ces longs mois à veiller sur son amour, la dure réalité du corps qui se dégrade par le combat mené, puis l'absence, le vide, le néant....
En bref, un concentré d'amour, de douleur...des mots qui claquent, des phrases qui vous prennent aux tripes...la larme qui surgie toute seule, qui s'éternise...une belle déclaration d'amour, un amour éternel, un amour que je souhaite à tout le monde. Un texte poignant, d'une beauté incroyable. Maintenant, je n'ai qu'un conseil : lire par vous-même ce récit époustouflant, autant par sa beauté que par sa réalité et sa douleur, car aucun mot ne peut décrire ce que l'on ressent vraiment à cette lecture, il y a tant de sentiments et d'émotions. Il faut y plonger corps et âme pour comprendre, mais la sortie est brutale.
J'ai mis du temps à me lancer dans cette lecture, car, je ne suis pas spécialement attirée par les histoires M/M et pourtant, je sais qu'il y a de très belles pépites, comme celle-ci ; mais, le synopsis me donnait vraiment trop envie de lire pour le laisser dans ma bibliothèque, un jour de plus.
Poussière d'homme est un récit autobiographique très émouvant qui parle d'une magnifique histoire d'amour entre deux hommes et, qui se termine par un deuil. Ce qui bien évidemment sera très éprouvant pour l'auteur, David Lelait, puisque c'est son histoire.
En lisant ce petit livre, je suis passée par différentes phases émotionnelles parce que cette ode à l'amour est vraiment trop forte, presque palpable et, toute la peine de cet homme, je l'ai ressentie au plus profond de moi-même. C'est comme si j'étais spectatrice de sa souffrance de l'autre côté du vitre, impossible à briser pour venir le cajoler. D'ailleurs, tout le long de ma lecture, je m'imaginais à sa place. Et si c'était moi ou ma moitié ??
Son amour est tellement puissant, c'est même difficile à croire que l'on peut aimer à ce point et encore plus quand il apprend que son homme est malade, au point d'en mourir. Il attend l'espoir mais en vain. Alors, le coeur pleure pour lui, pour la perte de l'autre. C'est difficile pour plusieurs raisons et pourtant, l'auteur ne se lamente pas sur son sort, bien au contraire. Pour moi, c'est une belle déclaration d'amour mais tragique tout en restant digne de lui.
J'ai aimé parce que la plume de l'auteur est poétique, sensible, délicate et riche en émotion.