" Ce livre touche au coeur. Un vrai page-turner."Psychologies magazine
« Qu’il vous reste de nous notre amour infini de la vie, de sa beauté et de sa légèreté, et que du fin fond de notre sommeil éternel, vous nous entendiez rire encore. Rire, chanter, danser et célébrer la vie. Nous l’avons tant aimée. »
Un matin, un garçon d’étage de l’hôtel Lutetia, découvre un couple d’octogénaires, main dans la main, endormis pour l’éternité.
Ce geste ultime et romantique, cette liberté qu’ils n’ont pas hésité à s’offrir a certes du panache, mais Ezra et Maud ont-ils pensé à leur fille Eléonore qu’ils laissent en proie à l’incompréhension et au chagrin ?
Ont-ils seulement pensé à elle en planifiant leur mort spectaculaire, leur funérailles extravagantes, le legs compliqué de leur maison des Bulles ?
Ultime coup d’éclat d’un couple de publicitaires, vendeurs de rêves, incarnations vibrantes des dernières décennies euphoriques du XXe siècle ou témoignage d’amour maladroit, absurde, tapageur mais d’amour malgré tout ?
C’est drôle, c’est perturbant, c’est bouleversant, et Emilie Frèche signe ici son meilleur roman.
Sélection Prix Fnac - Les 30 romans de la Rentrée Littéraire 2023
" Un récit poignant [...] dont on sort bouleversé."Le Parisien -Aujourd'hui en France
" Un texte brillant grave et fort au charme surprenant." Lire-Magazine Litérraire
Le suicide d’un couple d’octogénaires est la base de ce roman magistral de @emiliefreche Une belle histoire d’amour, des personnages touchants et une ambiance unique caractérisent ce livre, porté par un sujet fort. Coup de coeur❤️
Ce n’est pas un mauvais roman mais je n’ai pas été touchée à titre personnel. D’abord parce que malgré le point de départ de ce livre qui est la mort de ce couple de personnes agées, fait divers assez larmoyant, on a beaucoup de mal à s’y identifier ou à éprouver de la pitié car ce sont des personnages très riches, et le récit lui-même ressemble à un étalage de cette richesse. Ensuite parce que la dimension politique de ce roman semble se superposer de façon assez artificielle et maladroite avec l’histoire d’origine : on dirait que l’auteur se force à aborder paradis fiscaux, euthanasie, cimetières en Chine (?) et réseaux sociaux pour « enseigner » quelque chose au lecteur. Sans parler du name dropping qui alourdit le récit de référence littéraires, journalistiques etc. Bref, ça se lit très bien, ce n’est pas le problème, c’est globalement bien ficelé et correctement écrit mais ça ne va pas beaucoup plus loin que du divertissement.
super interessant les rapports au deuil, à la famille et même à la mort, à travers la personnage principale, nous emmenaient vers la réflexion le fait que ce soit basé sur un fait réel rend le livre encore plus intéressant
4,5/5 Sa citation préférée: « Qu’il vous reste de nous notre amour infini de la vie, de sa beauté et de sa légèreté, et que du fin fond de notre sommeil éternel, vous nous entendiez rire encore. Rire, chanter, danser et célébrer la vie. Nous l’avons tant aimée.» Pourquoi ce livre? Parce que ce livre est un manifeste pour le droit à une mort digne, pour une fin de vie choisie. Mais pour une fois, à propos de ce débat, l’autrice a choisi de pousser à l’extrême sa présentation. Ce sont deux personnes âgées, Maud et Ezra, mais pas malades, qui choisissent de se suicider, sans rien dire à leur fille unique. Leurs uniques peurs : la séparation et la dépendance. Après Auschwitz, vivre pour eux, était le plus grand des blasphèmes. Les refus classiques seront présents : le refus médical, le refus religieux. A cela s’ajoutera le refus moral et personnel de leur fille, qui se sent abandonnée. Parce que ce livre au style fluide, à la langue pleine d’émotion, à la composition rythmée va bousculer toutes nos convictions. Leur fille Eléonore se sent comme flouée, abandonnée, orpheline, dépossédée de tout par ce choix très égoïste que ses parents ont fait. L’enjeu de ce livre est bien de nous questionner sur le bien-fondé de leur geste et de leur désir d’une loi qui permettrait une fin de vie choisie. La mise en scène de ce double suicide choisi par ce couple plus qu’aisé, est une claque à tous les suicides cachés par notre société. Sorte de coup de pub pour fonder l’idée du droit au suicide. Parce que les ressentis des deux survivants, présentés en parallèle, sont diamétralement opposés. Tout le débat va se faire par leur entremise. Le jeune Simon deviendra le porte-drapeau du désir de ses grands-parents, et Eléonore va vivre la mort de ses parents comme une invalidité, un anéantissement de ses racines, de sa famille. L’histoire permet à chacun de choisir son camp, que vous vous sentiez proche de Simon ou d’Eléonore. Chacun des deux survivants va devoir assumer sa position, face à soi-même et face aux autres. Un débat qui met en avant la beauté de la vie et l’amour qu’il faut avoir en elle Parce que justement Maud et Ezra aimaient la vie, d’un amour absolu, qui ne permettait que le plus beau, et toujours ensemble. Voilà pourquoi ils ont mis tant de soin à leur départ, mais aussi à leurs obsèques plus que festives. Célébrer la vie pour que sa beauté reste au-delà du temps. Transmettre cet amour de la vie comme le plus précieux des trésors. Pour cela il faut modifier notre regard à la mort, cesser de la voir comme une fin. Apprendre à la voir comme un lien entre passé et futur, un passage de témoin, une transmission du meilleur de nous, sans que jamais la chaîne ne se brise. L’essentiel en 2 minutes L’intrigue. Un matin, un garçon d’étage de l’hôtel Lutetia, découvre un couple d’octogénaires, main dans la main, endormis pour l’éternité. Tout a été organisé depuis plusieurs mois. Pour eux, l’histoire était terminée. Comment vont le vivre leur fille et leur petit-fils, totalement à l’obscur de tout cela. Les personnages. Deux morts face à deux survivants. Ezra et Maud Kerr, octogénaires, sont les parents d’Eléonore. Leur geste définitif va chambouler la vie de leur fille et celle de leur petit-fils, Simon. Autre personnage très présent dans cette histoire, le père de Simon et ex-mari d’Eléonore : Vincent. Les lieux. Trois lieux où tout va se jouer, la suite du Lutétia, où l’on va retrouver Ezra et Maud décédés. Leur appartement à Paris, avenue Georges Mandel, qui va incarner leur vie professionnelle, et les Bulles, leur résidence secondaire à Ramatuelle, lieu de vie, de fêtes, de souvenirs. Surtout pour leur fille Eléonore. L’époque. Tout débute le 1er septembre 2018, jour de rentrée scolaire, lorsque le double suicide est découvert. L’histoire se poursuit sur une période d’environ un an après les faits. La vie professionnelle de Maud et Ezra débute après la guerre jusqu’à la fin du XXe siècle. Cinquante ans de carrière publicitaire. L’auteur. Émilie Frèche est romancière et cinéaste. Elle est l’auteur de plusieurs romans, de deux documents autour de la mort d’Ilan Halimi. Émilie Frèche poursuit aussi une carrière de scénariste. Elle cosigne le film d’Yvan Attal Ils sont partout en 2016, une satire à sketchs sur l’antisémitisme. Ce livre a été lu avec empathie pour Eléonore. C’est elle qui va souffrir le plus du geste de ses parents. C’est elle qui va devoir accepter leur décision, et se reconstruire face à ce double deuil. Beaucoup d’humanité et d’émotions dans le processus que, chacun à leur manière, les deux survivants vont traverser. His favorite quote: "May you be left with our infinite love of life, its beauty and lightness, and from the depths of our eternal sleep, may you hear us laughing again. Laughing, singing, dancing and celebrating life. We loved it so much." Why this book? Because this book is a manifesto for the right to a dignified death, for a chosen end to life. But for once, in this debate, the author has chosen to take her presentation to the extreme. Two elderly but not sick people, Maud and Ezra, choose to commit suicide, without telling their only daughter. Their only fears: separation and dependence. After Auschwitz, for them, living was the greatest blasphemy. The classic refusals will be present: medical refusal, religious refusal. Added to this is the moral and personal refusal of their daughter, who feels abandoned. Because this book, with its fluid style, emotional language and rhythmic composition, will shake up all our convictions. Their daughter Eléonore feels cheated, abandoned, orphaned, dispossessed of everything by the very selfish choice her parents made. The aim of this book is to question the validity of their actions and their desire for a law that would allow them to choose the end of their lives. The staging of this double suicide chosen by this wealthy couple is a slap in the face to all the suicides hidden by our society. It's a kind of publicity stunt to promote the idea of the right to suicide. Because the feelings of the two survivors, presented in parallel, are diametrically opposed. The whole debate will take place through them. Young Simon becomes the standard-bearer for his grandparents' wishes, while Eléonore experiences the death of her parents as a disability, an annihilation of her roots and her family. The story allows everyone to choose sides, whether you feel close to Simon or Eléonore. Each of the two survivors will have to come to terms with his or her position, both in relation to oneself and to others. A debate that highlights the beauty of life and the love we must have for it. It's precisely because Maud and Ezra loved life, with an absolute love that allowed only the most beautiful things to happen, and always together. That's why they put so much care into their departure, but also into their more-than-festive funeral. Celebrating life so that its beauty remains beyond time. Passing on this love of life as the most precious of treasures. To do this, we need to change the way we look at death, to stop seeing it as an end. We must learn to see it as a link between past and future, a passing of the baton, a transmission of the best in us, without ever breaking the chain. The essentials in 2 minutes The plot. One morning, a bellboy at the Hotel Lutetia discovers an octogenarian couple, hand in hand, asleep for eternity. Everything had been organized for several months. For them, the story was over. How will their daughter and grandson, totally in the dark about all this, live through it? The characters. Two dead facing two survivors. Ezra and Maud Kerr, in their eighties, are Eleonore's parents. Their final act will turn their daughter's life upside down, as well as that of their grandson, Simon. Simon's father and Eléonore's ex-husband, Vincent, is also very much a part of this story. Locations. Three places where everything is going to happen: the Lutétia suite, where we'll find Ezra and Maud dead. Their apartment in Paris, avenue Georges Mandel, embodying their professional life, and Les Bulles, their second home in Ramatuelle, a place of life, parties and memories. Especially for their daughter Eléonore. The era. It all begins on September 1, 2018, back-to-school day, when the double suicide is discovered. The story continues for around a year after the event. Maud and Ezra's professional life begins after the war and continues until the end of the 20th century. Fifty years in advertising. The author. Émilie Frèche is a novelist and filmmaker. She is the author of several novels and two documents about the death of Ilan Halimi. Émilie Frèche is also a screenwriter. In 2016, she co-wrote Yvan Attal's film Ils sont partout, a sketch satire on anti-Semitism. This book was read with empathy for Eléonore. She is the one who will suffer most from her parents' actions. She will have to accept their decision, and rebuild herself in the face of this double mourning. A lot of humanity and emotion in the process that, each in their own way, the two survivors will go through.
J’avais très hâte de lire ce livre dont je voyais souvent des critiques excellentes, mes attentes étaient élevées. Je m’attendais à un « page turner » mais j’ai trouvé long ce livre… La prémisse est intéressante, mais je n’ai pas été captivée par la façon dont elle a été racontée. Coup de cœur sur le concept de Les Bulles, j’ai beaucoup aimé le passage où l’on décrit l’idée derrière cette construction. Les quelques dernières 20 pages m’ont touchée et la finale est belle et douce.
" Ce livre touche au coeur. Un vrai page-turner." Psychologies magazine
« Qu’il vous reste de nous notre amour infini de la vie, de sa beauté et de sa légèreté, et que du fin fond de notre sommeil éternel, vous nous entendiez rire encore. Rire, chanter, danser et célébrer la vie. Nous l’avons tant aimée. »
"Un matin, un garçon d’étage de l’hôtel Lutetia, découvre un couple d’octogénaires, main dans la main, endormis pour l’éternité.
Ce geste ultime et romantique, cette liberté qu’ils n’ont pas hésité à s’offrir a certes du panache, mais Ezra et Maud ont-ils pensé à leur fille Eléonore qu’ils laissent en proie à l’incompréhension et au chagrin ?
Ont-ils seulement pensé à elle en planifiant leur mort spectaculaire, leur funérailles extravagantes, le legs compliqué de leur maison des Bulles ?
Ultime coup d’éclat d’un couple de publicitaires, vendeurs de rêves, incarnations vibrantes des dernières décennies euphoriques du XXe siècle ou témoignage d’amour maladroit, absurde, tapageur mais d’amour malgré tout ?
C’est drôle, c’est perturbant, c’est bouleversant, et Emilie Frèche signe ici son meilleur roman."
Les sujets sont très intéressants et bien exploités par l'autrice: fin de vie, droit de mourir dans la dignité, longévité du couple, etc.
Les angles et différents points de vue sont représentés par différents personnages, tous bien nuancés. J'aimais que le parcours et la personnalité de chacun soulèvent divers raisonnements.
J'ai bien aimé ma lecture, mais il m'a manqué un petit quelque chose... que je n'identifie pas encore. Peut-être que les sujets m'intéressaient beaucoup, mais les personnages, pas tant que ça? Je ne me suis pas attachée au personnage principal, ceci explique peut-être cela. Et j'avoue que parfois, des passages m'ennuyaient un peu.
Ce livre m’a beaucoup fait réfléchir à la fin de vie, au suicide assisté, aux potentiels bonheurs à venir quand on est vieux et la balance entre les dits bonheurs vs tout ce que la vieillesse implique (perte d’autonomie, perte de soi, perte de l’être aimé)
Mais je n’ai pas vraiment été touchée non plus, c’était plus intellectuellement stimulant qu’émotionnellement, et j’ai eu un gros problème avec le personnage du fils que j’ai trouvé imbuvable et égoïste.
Je pense que la cible parfaite pour ce livre sont des adultes confrontés à la vieillesse de leur parents (ouin ouin je suis trop jeune 👉👈)
Je ne peux pas aller au-delà de la moitié de ce livre. Le bobo suicide comme résultat du n'importe-quoi-auto-normé, je n'y adhère pas davantage en lisant l'autocentrage normative et par un autre autocentrage normativé également. lire ce livre, même si on ne peut aller jusqu'au bout, ça reste tout de même louable et intéressant.
3,5/5 Inspirée d'un fait vécu, l'autrice nous raconte l'histoire de Maud et Ezra, un couple d'octogénaires qui se sont donnés la mort dans un chic hôtel parisien. Ils laissent dans le deuil et surtout l'incompréhension leur fille unique Éléonore.
J'ai bien aimé ce récit qui traite avec nuance de thèmes difficiles comme le deuil, la peur de vieillir, le droit de mourir dans la dignité. J'ai été touchée par Éléonore qui cherche des réponses et qui vit toutes sortes d'émotions. J'ai trouvé le récit un peu lourd, certains passages m'ont moins accrochée, mais au final j'ai bien apprécié cette lecture qui porte à réfléchir.
Une matinée à l'apparence tranquille pour Eléonore, puis l'appel, l'annonce du drame : le basculement dans le chagrin et l'incompréhension, une lettre pudique, puis des révélations surprenantes sur ce couple à la fois riche, libre et décalé, dont le passé a forgé l’ambition.
Très belle performance littéraire d'Emilie Frèche !
Histoire ultra prenante …. Quand on commence ce livre, on n’a pas envie de le lâcher. Tout y est écrit avec finesse et pudeur. Et au-delà du geste de Maud et Ezra Kerr, c’est une analyse fine des relations de couple, des relations familiales, des relations d’enfant à ses parents et de toute la complexité qui en découle que nous livre ici l’autrice. Magnifique 🤩 !
Eleanore apprend le suicide de ses parents dans 1 dernier acte flamboyant. Comment vivre ce deuil dont elle se sent déposséder, enfant spectateur des débordements de ses parents si adulés ? j'ai aimé autant l'histoire que le style. Je me suis attachée aux personnages, la fille perdue, le petit fils... l'ex mari. j'ai adoré l'histoire de la maison bulles. je recommande
Coup de cœur électrique. Ce livre poignant a beaucoup de potentiel avec les thèmes qu’il aborde : la mort, l’amour et le deuil parental. C’est une très belle découverte. 🤍
Un film !!!!! Barbapapa Le Sud Tarbes Les Bulles Paris la mort l’hôtel Lutetia l’amour l’égoïsme la filiation l’incompréhension la vie la Mémoire, la Shoah
À lire : Lettre à D. Histoire d’un amour, d’André Gorz