Plaçant en exergue une citation d'Arnold Schwarzenegger, Thomas Gunzig revient au roman après cinq années de succès au théâtre, avec une dimension romanesque agrandie et un style plus drôle et ciselé que jamais. Comment un jeune employé malheureux, un assistant au rayon primeur, un baleinier compatissant et quatre frères, Blanc, Brun, Gris et Noir, quatre jeunes loups aux dents longues surentraînés et prêts à tout pour se faire une place au soleil, se retrouvent-ils liés par la conjonction fortuite d'un attentat frauduleux et d'un licenciement abusif ? On l'apprendra en suivant avec passion leurs aventures burlesques et noires dans les sinusoïdes étranges du destin, et leurs différentes façons de composer avec les sévères lois du cynisme contemporain. Sur le chemin, le roman fourmille d'images magnifiques, cocktail d'humour saugrenu et de poésie : "la tristesse pouvait s'installer dans une vie et s'y planter durablement, comme une vis bien serrée avec une couche de rouille par-dessus" ou "il sentait que la vie était une épreuve aussi désagréable qu'une longue angine"... Des morceaux de bravoure inoubliables, tels la création du monde en temps que supermarché, des références constantes aux contre-cultures cinématographiques, un art du rebondissement tiré des meilleurs feuilletons populaires, une précision jubilatoire, un sens de la narration et un style inoubliables, font de ce roman une vraie réussite.
Licencié en Sciences Politiques, Thomas Gunzig fait de l'indépendance du Tadjikistan le sujet de son mémoire. En 1994 il remporte le Prix de l'Écrivain Étudiant de la ville de Bruxelles pour Situation Instable Penchant vers le mois d'Août (éditions Jacques Grancher), un recueil de nouvelles extraordinaire de maîtrise et de drôlerie qui annonce un talent nouveau entre humour noir, fantaisie réaliste et pessimisme morbide, doué d'une imagination bondissante proche du fantastique.
En 1996 il remporte le prix de la RTBF et le Prix Spécial du Jury pour la nouvelle Elle mettait les cafards en boîte lors de la Fureur de Lire. En 1997, second recueil de nouvelles, Il y avait quelque chose dans le noir qu'on n'avait pas vu (éditions Julliard, J'ai Lu Nouvelle Génération), mises en scène en France et en Belgique. En mai 1999, troisième recueil de nouvelles, À part moi personne n'est mort (éditions du Castor Astral, J'ai Lu Nouvelle Génération). Il est également l'auteur d'une comédie musicale, Belle à mourir, jouée en 1999 en Belgique.
En 2000 il remporte le prix de la SCAM et réalise de nombreuses fictions pour Radio France. Il publie Bruxelles, Capitale culturelle de l'Europe aux éditions Autrement en 2000 et chez Labor De la terrible et magnifique histoire des créatures les plus moches de l'univers en 2002 et un recueil de nouvelles, Carbowaterstoemp, en 2005. Son premier roman, Mort d'un parfait bilingue (Au diable Vauvert 2001), s'est vu distingué par les prix Victor Rossel et Club Méditerranée et son recueil de nouvelles, Le plus petit zoo du monde (Au diable Vauvert, 2003), par le Prix des Éditeurs. Il est lauréat en 2004 du prix de l'Académie Royale de Langue et Littérature Française de Belgique.
Thomas Gunzig est professeur de littérature à La Cambre. Ses livres sont traduits dans le monde entier.
J'avais gardé un souvenir mitigé de "Mort d'un parfait bilingue". J'avais trouvé cette histoire de mercenaire amnésique passablement compliquée. J'avais dès lors tenu son auteur, jeune Belge talentueux, comme un écrivain de la Nouvelle vague, un peu trop poseur pour être tout à fait honnête. Ces préventions sont levées avec ce "Manuel de survie à l'usage des incapables", titre étrange et assez mal choisi pour introduire un roman à la croisée des genres : polar, SF, romance, essai sociologique. On dirait du Maurice Dantec (pour l'anticipation parfois trash) mâtiné de Houellebecq (pour la vulgarisation génétique) saupoudré d'un zest de Echenoz (pour l'ironie triste). On y croise Jacques Chirac, Blanche de Castille et les frères Eichmann dans une intrigue qui se noue dans l'arrière salle d'un supermarché : un vigile y tue par erreur une caissière déclenchant le désir paroxystique de vengeance de ses quatre orphelins, un poil loup-bars, le départ de sa femme serpentine et la rencontre d'une loutre très spéciale. Car cette histoire policière banale se déroule dans un futur proche où la reproduction humaine a été améliorée par le croisement de gènes animaux sélectionnés. Thomas Gunzig écrit au scalpel de courts chapitres découpés comme des plans de cinéma. Son Manuel ferait d'ailleurs un excellent film avec François Damiens dans le rôle principal, Laure Atika dans celui de sa femme et Mélanie Thierry dans celui de Blanche de Castille. A lire en attendant de le voir !
Après avoir lu récemment "Le sang des bêtes" ce livre hors du commun, une histoire invraisemblable, je suis resté sur ma faim. Comme dans le sang des bêtes je me suis beaucoup amusé à lire les descriptions comparatives diverses tel que: " Elle portait une robe stricte aussi sexy qu'une porte de garage". "...ils devaient autant aimer ça qu'une mouche morte dans leur café." "...avec dans sa respiration un léger ronflement pareil au murmure de travaux de rénovation dans un appartement voisin." etc.etc. J'en ai relevé une quarantaine. Il faut quand même les trouver!
I love Thomas Gunzig the writer. His prose. I don't like everything but everything he does is interesting. I had the chance to interview him more than 20 years ago for a school project and he is also an interesting person. So my review is probably biased but I really liked this butterfly effect story in a dystopian futuristic DNA animal-human mixed very commercial society. It feels like he started to write as a criticism on consumerism but the characters took over. This is not a problem for me as the characters are interesting.
J'hésitais entre 3 et 4 étoiles, car j'ai adoré le style et les détails apportés à une histoire qui apparaît parfaitement banale. Mais la suite semble malheureusement échapper à son auteur et le final me semble presque rushé, sans véritable conclusion pour chaque personnage. À moins que ce soit moi qui ait imaginé des scenarii trop complexes depuis les débuts du récit... Bref, je suis mitigé, même si j'ai globalement apprécié.
Mon premier livre de l'auteur, un livre bizarre et amusant, les événements sont très intéressants, le rythme est très agréable. J'ai pas aimé qu'il y ai plein de signes sur la culture américaine, on sait pas les lieux, dans quel pays les évènements se passent, mais peut-être c'est fait exprès. Bref, un livre amusant et intéressant. 7/10
Ce livre m'a plu beaucoup. Le roman nous décrit un monde rempli d'absurdités et ignoblement proche du nôtre et ets une solide critique de l'univers du prêt-à-combler-tous-vos-désirs-à-condition-qu'ils-se-consomment. Le monde est un magasin et un peut (doit) acheter tout. Le monde entier est commercialisé et privatisé. Une discpription de société, mais avec une exacerbation totale de tous ses travers, comme un miroir déformant et grossissant, avec encore plus de misère et toujours plus de pauvreté
Martine Laverdure, 54 ans, une caissière pauvre ne correspond plus aux standards de performance de son patron. Elle travaille trop lentement et elle doit partir. En plus Martine est victime d'un accident mortel. Ses quatre fils, porteurs du gène du loup, crient vengeance. Ils se mettent en chasse pour littéralement attraper, tuer et manger le coupable. La paix sociale explose dans la violence, le sang, le désordre...
Un roman étonnant, à mi-chemin entre l’espionnage et la science fiction. Particulier. Mais les personnages sont forts et l'écriture, très efficace, entraîne page après page dans un tourbillon haletant. Cette lecture me laisse cependant sur un je-ne-sais-quoi de troublant.
J'ai adoré ce livre ! Il est original et bien écrit. Facile à lire la plus part du temps. L'histoire n'est pas forcément mon genre préféré, mais j'ai quand même bien aimé grace au style et aux idées originales.
Je n accroche pas. Tenté deux fois, jamais termine, ces loups m énervent, je trouve tout outré et peu empathique. Quelques jolies phrases bien senties comme toujours chez Gunzig.
Médiocre. Je n'adhère pas à la pseudo science fi que l'auteur voudrait nous "vendre". Les personnages manquent de profondeur. Je me suis amusée les 50 premières pages.