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Wollstonecraft

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Marie est autrice. Son dernier roman a soulevé l’ire de ses modèles féministes et l’a laissée vidée, incapable d’écrire. Après plusieurs fausses couches, suivant des conseils obtenus par télémédecine, elle conserve ses fœtus au congélateur afin de les soumettre à des tests, pendant que Perceval, son chum, coécrit des poèmes avec l’algorithme qu’il a créé et que son amie Claire, ancienne comédienne, gravit les échelons de la vente de Tupperware. Par une sinistre nuit de novembre, alors que la pluie fouette les vitres et que retentissent les cris stridents d’une imprimante 3D, Marie accouche d’une idée funeste qui va tout faire basculer.  S’inspirant librement de la vie de Mary Shelley et de son Frankenstein, Sarah Berthiaume sonde les abysses de la création et de la procréation dans une comédie gothique, féministe et dystopique qui dissèque nos propres monstruosités.

169 pages, Paperback

Published August 7, 2023

4 people are currently reading
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About the author

Sarah Berthiaume

11 books18 followers
Issue de l’Option-Théâtre Lionel-Groulx, cuvée 2007, Sarah Berthiaume est comédienne, scénariste et auteure. Sa première pièce, Le déluge après, a reçu le prix de l’Égrégore 2006 et a été sélectionnée par la SACD pour être mise en lecture au festival d'Avignon 2007 avant d’être créée, en 2008, au théâtre de la Rubrique à Jonquière, puis, en version anglaise, à l’automne 2010, au Théâtre La Chapelle. La pièce était également à l’affiche du Canadian Stage de Toronto à l’hiver 2013 et sa traduction allemande a été mise lecture à Sarrebruck l’automne dernier, dans le cadre du festival d’écriture dramatique contemporaine Primeurs. Sarah est aussi l’auteure des pièces Disparitions (Dramaturgies en Dialogue 2009, Théâtre du Double signe de Sherbrooke 2012), Villes Mortes (salle Jean-Claude Germain du Centre du Théâtre d’Aujourd’hui 2011, finaliste pour le prix Michel Tremblay 2011) P@ndora (production du Youtheatre, printemps 2012) et Les Orphelins de Madrid (production du Petit Théâtre du Nord, été 2012). Sa pièce Yukonstyle a été, au printemps 2013, montée simultanément au Centre du Théâtre d’Aujourd’hui à Montréal et au Théâtre national de la Colline à Paris, avant d’être produite à Innsbruck, Heidelberg, Toronto et Bruxelles, et publiée aux éditions Théâtrales. Sarah est aussi scénariste pour l’émission Subito-Texto, à Télé-Québec. En tant que comédienne, on a pu la voir dans Martine à la plage, un solo que son complice Simon Boulerice a écrit pour elle. Elle est également de l’équipe du iShow, un spectacle performatif sur les médias sociaux qui a remporté le titre du meilleur spectacle aux prix de la critique saison 2012-2013 à Montréal.

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Community Reviews

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158 (42%)
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9 (2%)
1 star
3 (<1%)
Displaying 1 - 30 of 51 reviews
Profile Image for Karine Mon coin lecture.
1,720 reviews299 followers
September 22, 2023
Ah mais j'ai adoré cette pièce! J'aimerais vraiment la voir en vrai.
Une reprise très intéressante des thèmes de Frankenstein à la sauce moderne.
Profile Image for Nicolas Lontel.
1,251 reviews92 followers
July 29, 2023
Très plaisant à lire, des réflexions intéressantes à travers la fiction et la mise en scène. Une réécriture contemporaine intéressant de la créature en mettant l'accent sur l'aspect de la création et en l'abordant sous l'angle de la création artistique qui déborde de l'autrice (et de l'auteur!, les créations sont multiples!). On mélange à tout ça une fictionnalisation de l'autrice Mary Wollstonecraft Shelley et des tragédies et pertes qui ont jonchés son parcours (connaître un peu l'autrice aide définitivement à comprendre mieux certains passages).
C'est drôle, intelligent et bien écrit.

Je regrette simplement de ne pas être allé· voir la pièce.
Profile Image for Carolanne Foucher.
Author 6 books188 followers
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February 19, 2024
« – Je veux pas dire que t'es plus de même, je veux juste dire que les fausses couches ... pis les mauvaises critiques, peut-être aussi... ça t'a comme... transformée... en...

– ... en fille de presque quarante ans qui a vécu des échecs? Eille, t'as raison, c'est vraiment — »

Profile Image for Geneviève Morin.
Author 3 books82 followers
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October 6, 2024
Un sac de Miss Vickies crème sure et oignons, mon chat gris et un soleil orange d’octobre, c’était tout ce que ça me prenait pour engloutir ce livre d’une traite.

« nous sommes des êtres de destruction. Nous enfanterons les monstres qui viendront nous étrangler. Et c’est en resserrant tendrement leurs doigts sur notre cou
Qu’ils nous supplieront de les aimer. »

J’ai adoré.
Profile Image for Aude.
1,071 reviews364 followers
August 20, 2023
Ce livre, c’est du génie !

Une pièce de théâtre librement inspirée de la vie de Mary Shelley dans laquelle l’autrice nous amène à réfléchir à la surconsommation, au système de santé déficient, à l’environnement qui dérape et à la douleur d’une mère incapable d’enfanter.

On y retrouve plusieurs similarités avec la vie de Shelley. Son précieux cercle d’ami.es, son besoin d’écrire qui rencontre son incapacité à le faire, son désir d’avoir un enfant et son amour pour Perceval.

Mais en même temps, c’est si différent de sa vie parce qu’il est aussi question de plats Tupperware, de mush et de fœtus congelés dans une imprimante 3D. Wow !

Il y a quelque chose de très poétique, de sombre et de macabre dans cette pièce.

Le lien qui unit le créateur et sa créature est si bien mit en valeur.

Le livre parfait pour ta pal d’automne. 🖤
Profile Image for Corail207.
35 reviews
May 13, 2024
Je peux même pas décrire ce que j’ai ressenti en lisant ça, c’est juste… Trop formidable! Dommage que je n’ai pas pu voir la pièce.
Profile Image for Bhavish.
25 reviews
May 11, 2025
Une mise en abîme à saveur Frankenstein, cette pièce nous pousse à interroger notre humanité dans un monde de plus en plus façonné par le virtuel.

Qu’il s’agisse de demander des conseils de grossesse à un chatbot dans un contexte de télémédecine, ou de lire des poèmes générés par un algorithme littéraire, ou une expédition corporative sur le continent de plastique, la pièce esquisse des tableaux absurdes… mais d’une absurdité tristement plausible. On y ressent une inquiétude très juste face à l’accélération des technologies d’IA et leur intrusion dans les sphères les plus intimes de nos vies.

J’ai aussi trouvé particulièrement intelligent le traitement du personnage de Claire, qui dès le départ exprime avec un certain dégoût son rapport au milieu théâtral. Ce regard critique empêche une lecture binaire de la pièce – opposant arts et produits de consommation, comme les Tupperware, par exemple. Si tout est (ou devient) marchandise, que reste-t-il alors de notre humanité, de notre valeur en tant qu’êtres sensibles?

La créature éponyme, quant à elle, est également touchante. Elle ne fait que refléter ce que les humains projettent sur elle : tantôt innocente, tantôt sage ou affolée. Un parallèle subtil mais fort avec le fonctionnement des modèles de langage, qui eux aussi n’ont d’autre intériorité propre que celle que nous leur insufflons par nos propres contradictions.

Difficile de ne pas penser à mon propre travail… 😬
Profile Image for évelyne &#x1f438;.
18 reviews2 followers
May 21, 2025
suite à cette quatrième relecture de Wollstonecraft, j’ai pris conscience de la raison pour laquelle, à sa découverte, je lui avais déjà donné le titre alternatif « the Holy Bible ». ça se voulait une blagounette, mais nous savons tous.tes que toutes jokes à une part de vérité – saluons Julien Lacroix et ses plaisanteries viol-entes!

*

j’aime ce livre d’un amour viscéral et inexplicable. il est (évidemment) merveilleux, comme tant d’autres le sont, mais parmi tous ces prodiges, c’est de lui que je me suis amourachée. God knows why.

ce puissant ressenti me ramène à une époque où j’étais incapable de communiquer une émotion vive sans m’appuyer sur le sarcasme ou l’ironie.

quand j’étais petite, dans ma famille, la moquerie catholico-cocasse était utilisée pour témoigner de la tendresse ou du respect, à défaut de communiquer notre affection de façon directe. je replonge rapidement dans ce lexique quand je suis dépassée.

*

peut-être qu’après une cinquième relecture, je serai capable de trouver une façon plus mature de dire que ce livre est mon préféré et que je saute sur tout prétexte pour en parler.

amen?
Profile Image for Félix Vanier.
39 reviews
December 18, 2025
Félix, écoute-moi c’est important. Un jour, tu vas aller au salon du livre. Tu vas chercher à te trouver un sac, aboutir chez ta mère et acheter par dépit un livre qui s’agence au sac.
Ce livre, c’est un livre qui parle d’une fille qui fait sept fausses couches, de son chum poète qui la laisse là et d’un plot curieux où Marie, pour se sortir de sa torpeur, imprime un bébé dans une imprimante 3D à plats Tupperware.

Ce livre là, tu vas le lire, et contre toute attente. Tu vas l’aimer quand même pas mal, malgré son absurdité. Tu vas l’aimer assez pour le relire une deuxième fois la même journée.

Je le sais, tu te remémore ce moment là, tu penses que c’est impossible, mais c’est ça qui est arrivé. Pour de vrai.
Profile Image for Pascal Scallon-Chouinard.
404 reviews7 followers
January 15, 2025
Wollstonecraft, c’est un peu l’histoire de Frankenstein à l’ère de la poésie produite à l’aide d’algorithmes, des plats Tupperware et des imprimantes 3D. C’est une satire qui aborde de réels enjeux de notre époque (surconsommation, environnement) et des réalités émotionnelles importantes (fausses couches, difficultés relationnelles, dépression), mais sur fond d’humour, de dialogues parfois délirants et d’histoire aux tournures insoupçonnées.
Profile Image for Amélie Pellerin.
9 reviews2 followers
August 8, 2024
Sarah Berthiaume a une écriture satirique des plus habiles. L'autrice nous transporte dans un univers fictif rassemblant des personnalités et une histoire de l'époque dans une dystopie qui nous pousse à nous questionner sur nos propres comportements. L'intelligence artificielle, le système de santé, la condition féminine, la création et le capitalisme soutiennent cette dystopie. En lisant cette pièce j'ai ri, j'ai réfléchi, j'ai été touchée, j'ai été surprise ; bref, je suggère à tous!
Profile Image for Mégane Therrien.
225 reviews21 followers
October 5, 2023
un coup de coeur !
C’est une critique sociale bâtie sur une oeuvre classique, du pur génie.

« Fait d’autre chose […] quelque chose qui te sort de ta crisse de logique d’angoisse pis de sacrifice pis de care effrené pis qui te donne du pouvoir pour vrai. » - p. 38
454 reviews2 followers
June 12, 2025
J'ai absolument adoré! Je suis simplement déçue de ne pas avoir eu l'opportunité de voir cette pièce en personne. J'ai adoré le concept de tisser des liens entre la pandémie, le manque d'humanité dans les soins de santé, les changements climatiques et la création d'un monstre. Les parallèles avec l'histoire de Mary Shelly étaient assez nombreux pour faire sourir mais la pièce explore vraiment ses propres thèmes

J'ai absolument adoré Claire et sa parodie du capitalisme-apocalyptique/compagnie pyramidale. C'était hilarant mais d'une fac¸on un peu inquiétante qui rappelle les publicité de Coca Cola avec les ours polaires.

''Le monde s’écroule. Ça va mal, pis ça va aller plus mal encore, tout le temps, pour toujours. Mais moi, j’ai envie de dire qu’il nous reste ça, collectivement. Cet instinct-là. L’instinct de survie.
[...]
On va pas se mentir : on traverse la pire crise de notre histoire. Comme espèce. Comme peuple. Comme Tupper family. Notre maison brûle. Inexorablement. Est-ce que, collectivement, on est responsables de ça ? Peut-être. Est-ce qu’on est les artisan.e.s de notre propre chute ? Sans doute. Mais est-ce que ça veut dire qu’il faut se laisser mourir pour autant ? Embrasser la décroissance pis mettre nos collations dans des poches de jute ou des pots Mason ?

Moi, je dis non, crisse. Non.

[...] Toutes les espèces luttent pour leur survie : Tupperware aussi.C’est pour ça que votre 3D Tupper Digilab Compact est maintenant équipée d’une mini-déchiqueteuse pis d’un brûleur intégré qui peuvent transformer n’importe quel objet de plastique en item de nos nouvelles collections.''

Je ne suis pas certaine d'avoir tout compris de l'arc narratif de Marie (wtf le bisous avec le monstre). Aussi j'aimerais comprendre le rejet immédiat du monstre par Marie. Dans l'original le monstre est physiquement hideux mais ce n'est pas le cas dans cette version donc j'aurais aimé plus de détails sur le changement de comportement de Marie entre la création du monstre et le moment où on la retrouve 6 mois plus tard.

Bref c'était simplement génial et j'espère qu'ils la joueront de nouveau à une certain point! 
Profile Image for Megan Gendron.
393 reviews6 followers
March 5, 2025
« Est-ce toi que je dois protéger du monde
Ou le monde que je dois protéger de toi? »


DAMNNNNN. J’adore 🔥

Je suis une grande fan de Frankenstein et par le fait même, de Mary Shelley. Cette auto fiction (très très libre) est savoureuse!

Voici quelques éléments que vous pourrez trouver dans cet excellent texte:

- deux créatures : un algorithme qui devient un meilleur poète que son créateur, et un monstre créé à partir d’une imprimante 3D
- une vendeuse Tupperware qui révolutionne le féminisme et l’environnement
- Biron, sa villa et les drogues
- une critique très pertinente du réseau de la santé

À lire
Profile Image for noedevilleray.
78 reviews3 followers
December 29, 2024
Ce livre est franchement étrange, haha! Le concept reste cependant intéressant : une sorte de Frankenstein moderne, où l’on danse sur le fil d’une fin du monde imminente causée par les conséquences de l’humain et de ses excès, tandis que notre narratrice navigue l’infertilité (entre autre). Je ne suis sans doute pas le public cible, mais si vous aimez les lectures éclectiques, teintées par des enjeux de société, plongez!
Profile Image for Sam.
240 reviews27 followers
September 15, 2024
« C'est plus fort que nous, nous créons
Des œuvres, des projets, des enfants
Avec à chaque fois, la même conviction absurde que quelque chose de bon émergera de nos efforts. »

Jsp pk, mais ce livre avait tout pour me plaire, mais ça l’a pas tant fait avec moi… Peut-être que voir la pièce au lieu de la lire m’aurait plus interpellé, qui sait.
Profile Image for amélie lafleur.
73 reviews3 followers
December 26, 2024
Je sais que c'est pas le temps de l'année pour lire ça, mais ma réservation à la biblio est enfin arrivée la semaine dernière! 🤷‍♀️

J'aime tout ce que Sarah Berthiaume écrit, cette pièce y compris. Très fucked up! C'est poétique, futuriste, apocalyptique. Il y a aussi beaucoup de références à Frankenstein et Mary Shelley. Un gros coup de cœur.
Profile Image for Caro.
68 reviews1 follower
January 10, 2024
« Mais je peux pas. Je suis allée trop loin, je ne peux plus reculer. Il faut que je continue à nourrir le monstre pis à payer ma Tesla. Parce que sinon… sinon je vajs être aspiré par le vide. Sinon je redeviens riens ».
257 reviews4 followers
January 20, 2024
Ah ! Ça vaut une lecture ! Encore plus beau et puissant après avoir relu récemment le Frankenstein de Mary Shelley. Comme beaucoup de textes de Sarah Berthiaume: c’est intelligent, étrange, poétique !
Profile Image for Catherine.
32 reviews14 followers
October 23, 2025
Je lirais la liste d'épicerie de sarah berthiaume. Anyway
Profile Image for Caroline Louisseize.
39 reviews2 followers
December 2, 2023
Des réflexions essentielles sont dites de façon très raffinées sur l’écriture, le féminisme, les relations hétérosexuelles, les femmes & le système de santé au Québec, l’environnement…
Profile Image for Cath.Lambert.
88 reviews1 follower
August 28, 2023
Inspirée par la vie de Mary Shelley, Sarah Berthiaume raconte l'histoire d'une femme qui, dans une monde qui s'effondre lentement autour d'elle, donne naissance à l'aide d'une imprimante 3D une création tordue.

Cette pièce reprend à la fois la vie de Mary Shelley et son histoire la plus connue, Frankenstein, pour les placer dans un contexte bien plus moderne, où Tupperware et les algorithmes ont des places prédominantes.

C'est avec une sorte de macabre humour que l'autrice aborde par cette pièce le lien entre les auteurs et leurs créations, qu'elles soient artistiques ou sombrement plus réelle. Elle offre des réflexions sur la nature de l'oeuvre et l'intention de l'auteur que j'ai aimé et ouvre la porte à des questionnements que j'aurais aimé voir un peu plus approfondies tant ils sont intéressants.
Profile Image for Cam david.
817 reviews6 followers
May 13, 2025
‘’ C’est ça que je voudrais faire, moi aussi. Écrire des romans qui s’écoutent en cinq minutes pis qui font tomber en amour avec moi.’’
« Les gens attendent que je sois intelligente pis politisée, que je sois une artiste pertinente avec une vision unique de la société. Les gens veulent que j'écrive des oeuvres féministes, que j'aie des convictions. Toi, qu'est-ce que le monde attends de toi? »

Une pièce qui mélange à la fois l’œuvre et la vie de Mary Shelley, mais de manière moderne était clairement quelque chose qui avait tout pour m’interpeller! J’ai toujours vraiment beaucoup aimé Mary Shelly, encore plus pour la personne que pour Frankenstein (même si j’aime bien son œuvre!) Cette année j’ai une récente passion pour le théâtre, mais je lis que trop peu de pièce moderne, j’ai donc vraiment été ravie de tomber sur celle-ci qui mélange ma lacune en modernité et ma passion pour l’histoire!

Wollstonecraft, nom de famille de jeune fille de Mary Shelley (Je vais continuer de l’appeler Mary Shelley, par élan de féministe, habituellement j’aurai au moins utiliser ses deux noms, comme elle était surtout connu par le nom de son mari, mais c’est vraiment très long à écrire Mary Wollstonecraft Shelley et c’est toujours bien juste une critique de livre pas un essaie littéraire!) et le nom de sa mère, féministe connu de l’époque était également Mary Wollstonecraft et par moment, je ne savais pas si la Marie de la pièce représentait la mère ou la fille. Mais au vu des autres personnages, malgré sa vision du féministe et de la cuisine par exemple, je pense que c’était définitivement Mary fille. On y retrouvait Percy Shelley qui était représenter par Perceval et même ma bisexuel queen Lord Byron dans se meilleur ami Brion qui couchait avec sa demi-sœur (classique Lord Byron), était sur la fête et couchait avec tout le monde dans leur villa où il écrivait (historiquement à Diodati). Pour le personnage de Claire, je ne suis vraiment pas sûr… J’assumerai que c’est Claire Clairemont, mais dans la pièce c’était une ancienne actrice de théâtre et dans l’histoire elle fut une femme de lettre alors je ne suis pas sûr, si vous savez je suis vraiment intriguée! Possiblement même Claire De Duras, mais elle aussi était autrice!

Les personnages sont vraiment intéressants, oui Marie me gossait à un point, mais son personnage était vraiment fort et elle apportait des points intéressants et arrivait même à me faire sentir mal de ne pas l’aimer. Au théâtre les personnages doivent toujours être plus ‘’intense’, pour qu’on les comprenne bien et qu’on arrive à les saisir rapidement et de loin et cette pièce y arrive bien. On nous présente des personnages haut en couleurs, mais qui font passer des messages et qu’on les aime ou qu’on les déteste, on les écoute.

Les thèmes aborder étaient super intéressant. Clairement cette pièce se passe dans le futur, mais a été écrit durant la crise du Covid, ou au moins en s’y référent. On y suit une épidémie qui bloque complètement le système médical, Marie se vide de son sang et on refuse de lui fixer un rendez-vous, elle voit des médecin IA sur internet, les hôpitaux accepte plus de nouveaux patients… Tout sa en même temps de vivre une immense crise écologique, on n’en parle pas directement, mais on nous laisse le comprendre. Il n’y a pu de glacier, on a pu de plastique, il faut aller récupérer ceux dans l’océan pour faire des Tupperwares… Mais il y a aussi la place des intelligences artificielle dans l’art qui est un problème super d’actualité. Avec Perceval qui se créer un algorithme qui fait des poèmes et qui devient progressivement meilleure que lui, jusqu’à se qu’il se demande qui est l’outils de qui. C’était vraiment plus profond et terrifiant que ce que je m’attendais. C’est quand même un futur qui m’effraie en tant qu’artiste, qu’un jour les IA devienne meilleur que nous et qu’on ne serve pu a rien en tant qu’artiste. Je comprends la réaction de Perceval que j’ai trouver à la fois dramatique et belle. La manière dont l’autrice va parler des artistes est également très intéressant, surtout considérant qu’elle en est une elle-même. Elle est très pessimiste par rapport à son milieu, un peu lucide en même temps, car certains points apporter, en tant qu’artiste moi-même, je ne pouvais pas m’empêcher d’être d’accord. Par contre, le thème aborder que j’ai trouver le plus intéressant était celui de la vision des femmes dans l’art. Bien sûr, elles ont leur place maintenant dans le milieu, mais on leur met beaucoup plus de pression qu’au hommes. On s’attend toujours à ce que la femme fasse quelque chose de féministe, porteur d’un message, réfléchis et quand elle ne le fait pas, on la défonce sur internet. Mais pour les hommes, on a aucune attente du genre envers eux et on analyse leurs œuvres tel qu’ils sont réellement, de l’art. Pas de la politique ou peu importe. Il y a aussi tout l’aspect avec les fausse-couche, qu’on s’attend à se que les femmes s’en remette tout suite après et réessaye sans ressentir cette perte ou la peur que sa arrive de nouveau. Sans être triste ou mal le vivre.

L’évolution de la relation de Marie avec la créature était vraiment intéressante, il représente son désir le plus cher, mais aussi sa culpabilité et de sa peine. Le voir lui rappelait se qu’elle avait perdu et qu’elle n’aura plus. Elle a fini par l’accepter (sans pour autant l’aimer) uniquement quand elle a réalisé qu’elle avait déjà tout perdu se qu’elle pouvait perdre et qu’elle n’avait plus rien.

L’écriture de la pièce était vraiment bien, j’ai aimé l’alternance entre l’écriture soutenu, le langage parler et la poésie. Cela montrait une très grande maitrise de la langue de la part de l’autrice et rendait l’ouvrage très artistique à lire. Même avec la poésie, cela restait super fluide et facile à lire, sans pour autant tomber dans un vocabulaire familier. C’était une super bonne pièce et je regret de ne pas l’avoir vu en vrai, j’aurai adoré la voir jouer sur une scène! Si elle repasse il est sûr que j’y vais.
264 reviews6 followers
May 5, 2024
Reprenant certains éléments de la vie Mary Shelley, créatrice de Frankenstein, Sarah Berthiaume livre ici une pièce qui fait réfléchir sur la création, la maternité, le féminisme et même sur le pouvoir qu’on laisse aux algorithmes et à l’intelligence artificielle. Je suggère d’aller lire un tout petit peu au sujet de Mary Shelley avant d’amorcer la lecture, car cela permet d’apprécier encore plus la subtilité des parallèles établis par Sarah Berthiaume dans son texte. À lire pour la plume de l’autrice, ainsi que pour les réflexions suscitées.
Profile Image for Alexia.
269 reviews47 followers
August 30, 2023
J’admire énormément le travail de Sarah Berthiaume. Chaque fois que je termine une de ses pièces, je suis éblouie par son talent, par sa manière de mettre en mots les enjeux actuels de notre société (surconsommation, féminismes, changements climatiques, etc.). Et cette pièce n’y échappe pas. Encore un coup de cœur pour moi.
Profile Image for Jbodd.
77 reviews8 followers
January 8, 2024
Que c’est bon.
On rit jaune de tous ces quiproquos lugubres aux multiples interprétations. Tout est bien trouvé, bien dosé; franchement réussi!
Profile Image for Cat.
139 reviews3 followers
Read
February 5, 2025
pièce de théâtre, interesting but not my favourite
Profile Image for Christina Slap.
45 reviews5 followers
September 8, 2024
J’ai tout, tout aimé.

Fabuleuse pièce en trois actes inspirée par Frankenstein de Mary Shelley. Une pièce qui a pour but de réfléchir sur la création, que ce soit des enfants ou de l’art. Le plus intéressant pour moi fut le questionnement par rapport aux fines limites entre le créateur et sa création dans une perspective tout à fait moderne (écologie, intelligence artificielle).

Si cette pièce revient au théâtre, j’y vais directement (en plus, j’ai drôlement envie de lire l’œuvre originale de Shelley)!

À relire.
Displaying 1 - 30 of 51 reviews

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