Imaginez que le monde ait un jour le hoquet ; des créatures et des objets commencent à apparaître. Imaginez trouver un moyen de faire venir ces choses selon votre désir... jusqu’à susciter l'intérêt d’une équipe de scientifiques. Imaginez travailler pour la plus grande industrie du divertissement, mélangeant cinéma et imagination. Imaginez recevoir l’opportunité de votre vie, mais continuer à être rongé par l’anxiété. Jusqu’à rêver qu’une petite fille vous offre son aide. C’est dans ce(s) monde(s) chamboulé(s) par l’apparition de la cinquième dimension, celle de l’imagination, que les destins de Sara et Sarah s’écrivent. Mais comment empêcher que la magie ne devienne qu’une nouvelle source de pouvoir et de profit ? Récompensée par le prix Utopiales pour son premier livre After® , Auriane Velten signe avec Cimqa un roman générationnel profondément humain qui interroge nos rapports à l’imagination et à l’art.
Si je n'avais pas été directement concerné par l'histoire du livre, je lui aurai surement mis 4 étoiles. Seulement voila, la thématique centrale frappe pile au coeur chez moi car elle touche à des questionnements qui font partis de mon quotidien depuis quelques années.
C'est un livre qui parle de créativité, de capitalisme, et de comment ce dernier corrompt toujours la première. C'est un livre qui parle de burnout, de vocations, de rêves et de luttes pour préserver les communs et les libertés contre les appétits marchands qui détruisent tout.
Et pourtant on est pas du tout dans un tract politique. La force du roman se trouve pour moi dans dans le récit même. Son histoire est portée par une plume que j'ai trouvé très proche de ses personnages, et le twist final est absolument génial (mais un peu prévisible). J'ai aussi adoré la façon dont l'apport SF est construit et comment il investit le worldbuilding.
En résumé : c'est frais, c'est bien écrit, c'est touchant, c'est engagé, c'est inclusif (majorité lgbt et écriture inclusive), c'est surprenant et jamais longuet.
Je n'avais pas spécialement d'attente vis à vis de cette histoire, je ne savais même pas de quoi ça parlait. J'y suis allée à l'aveugle et parce que c'est le livre qui a été choisi par les membres du Galactic Book club comme lecture commune.
Ça n'a pas été un coup de cœur instantané, mais petit à petit l'histoire, les thématiques et les personnages ont su gagner mon cœur.
J'ai particulièrement été touché par la façon dont l'autrice aborde l'impact du capitalisme sur notre créativité. Ça m'a d'autant plus parler que c'est des réflexions qui trottent dans ma tête de plus en plus en ce moment. Ces contraintes imposées qui nous éloignent de notre passion et bride nos créations.
Je crains avoir été assez hermétique à cette histoire, qui décrit avec précision les difficultés d'associer créativité avec système capitaliste. Les questions posées sont intéressantes, mais quand on voit la profondeur de l'idée de départ, difficile de pas être un peu déçu quand on voit qu'on reste uniquement centré sur ça. Je pense qu'au fond, malgré la couverture, ce n'est pas un livre qui se veut divertissant et que j'attendais plutôt ça. Petit plus pour la fin qui apporte une cathartique plutôt sympa et qui a eu le mérite de me surprendre.
Imaginez que chacun se réveille un jour avec la capacité de matérialiser ce à quoi il pense pour le faire apparaître dans notre monde, mais uniquement pour une dizaine de secondes. Bien évidemment, certaines personnes vont rapidement trouver une ou des manières d'aller au-delà de ces règles. C'est le thème de ce roman de l'autrice originaire alsacienne : Auriane Velten. Incroyable lecture qui aborde (entre autres) l'imagination, l'art et la marchandisation de celui-ci...
Là-bas, Sarah, 8 ans, découvre suite à l’Evénement que son imagination peut prendre vie et qu’elle peut créer des monstres de toute pièce. Ici, Sara, la cinquantaine, vit de la création de décors de Cimqa à l’aide de son imagination. Quel lien y a-t’il entre ici et là-bas ? Entre Sarah et Sara ? C’est ce qu’il vous faudra découvrir ! ⠀ Je n’avais pas d’attentes particulières en commençant ce livre (d’autant que je n’ai toujours pas lu le premier roman de l’autrice qui est pourtant dans ma PAL). Et puis j’ai lu le premier chapitre et j’ai tout de suite senti que quelque chose se passait. ⠀ Dans ce court roman, on alterne entre deux points de vue : celui de Sarah qui est donc une petite fille, et celui de Sara qui est une femme d’âge mûr. Cet écart d’âge est intéressant puisqu’il permet d’avoir deux voix vraiment distinctes entre l’innocence enjouée de Sarah et la lassitude anxieuse de Sara. Bien sûr les deux personnages vivent des situations totalement différentes mais l’imagination est au cœur de leurs vies à toutes les deux et c’est vraiment intéressant de voir la différence de leurs ressentis. ⠀ Bon, soyons très clairs, il ne faut pas lire ce roman dans l’espoir de vivre une aventure super rythmée avec des combats et des explosions dans tous les sens (même si le roman n’est pas dénué de rebondissements). Ici, l’autrice nous propose un roman plus intimiste où l’on explore vraiment les sentiments des personnages et où leur développement personnel sert vraiment le récit. ⠀ Mais ce roman, c’est aussi la découverte de la cinquième dimension, celle de l’imagination, et la découverte de ses règles, ses limitations et les opportunités qui en découlent. C’est une réflexion sur l’art et la créativité, mais aussi sur l’opportunisme, sur l’appât du gain, sur les dérives du pouvoir et bien d’autres choses. A travers le personnage de Sara, on y parle aussi de la notion de vocation, de surmenage et d’anxiété, des thématiques qui concernent de plus en plus d’entre nous dans notre société actuelle. ⠀ En tout cas, j’ai beaucoup aimé découvrir Sarah et Sara, ainsi que leurs mondes respectifs. Une bonne partie du roman consiste à découvrir le lien, qui semble à la fois flou et évident, entre ces deux mondes, et qui donne d’autant plus envie de se plonger dans le roman et d’y découvrir la vérité. ⠀ Collaboration commerciale non-rémunérée.
J'aime les histoires ; j'ai envie de croire que c'est puissant, que ça peut changer le monde et qu'on devrait reconnaître, admirer et préserver leur beauté. Je ne peux qu'apprécier et applaudir des livres qui portent le même message.
Cimqa est une formidable ode à la création et à la beauté de l’imagination. Avec son univers très original et son propos engagé, c’est un roman qui dénonce les manques de liberté dans les domaines artistiques. J’ai malheureusement eu quelques peines à m’accrocher aux personnages et l’intrigue, comme l’écriture, souffre un peu de la comparaison avec le premier roman d’Auriane Velten pour moi. Cela reste une lecture agréable mais pour laquelle j’avais trop d’attentes.
Une histoire d'anticipation basée sur un concept très onirique et poétique. J'ai beaucoup aimé suivre ces personnages et leurs questionnements très humains !
L'histoire met un peu de temps à se mettre en place mais le dénouement vaut bien l'attente. Une belle réflexion sur les limitations et les libertés des artistes face à l'industrie du divertissement.
Bravo les lesbiennes. L’histoire avait du potentiel, c’est dommage que ce soit écrit comme une fanfic de collégienne (je m’attendais à ce que sa mère la vende aux One Direction toutes les 5 pages). Et calme toi sur les anglicismes, tu n’es PAS Shakespeare.
hmmmm j’ai trouvé ça sympa mais j’ai pas été transcendée
je pense que c’est un bon récit avec de bonnes idées mais pour moi il reste très en surface, on explore assez peu et j’aurais aimé que l’idée soit poussée un peu plus loin
j’ai trouvé l’écriture aussi très simple. si ce n’est pas un défaut en soi avec un récit assez léger ça fait que le roman n’a pas d’impact et me laisse relativement froide je ne pense pas en garder des souvenirs très longtemps. pourtant c’est dommage car l’idée est originale, les perso plutôt mimi (même si je me suis pas particulièrement attachée) et l’exécution avec ces deux time lines fonctionne vraiment bien!
par contre je trouve du coup que c’est un bon roman jeunesse qui explore la créativité et ce rapport à la créativité depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte et comment on peut évoluer avec ça ça amène des pistes de réflexions intéressantes qui pour un public jeune (qui en plus a une forte créativité) est plus que pertinent
Avec « Cimqa », Auriane Velten nous emmène dans un monde où l’imagination devient une force puissante, capable de créer des réalités nouvelles et de bouleverser l’ordre établi. Ce roman captivant explore les conséquences de la découverte de la cinquième dimension de l’imagination et les défis que cela pose à la société.
L’histoire se déroule dans un monde en proie à des bouleversements extraordinaires. Des créatures et des objets surgissent de nulle part, et les individus découvrent qu’ils ont le pouvoir de faire apparaître ces choses en fonction de leurs désirs. C’est un concept fascinant qui ouvre un champ infini de possibilités narratives, et Auriane Velten l’exploite avec brio. L’idée que l’imagination devienne une ressource contrôlable et monnayable est à la fois intrigante et effrayante.
Le roman suit les destins entrelacés de deux personnages, Sara et Sarah, qui se trouvent au cœur de cette révolution de l’imagination. Les deux femmes sont profondément humaines, chacune ayant ses propres aspirations, peurs et doutes. Le récit se concentre non seulement sur les événements extraordinaires qui se déroulent autour d’elles, mais aussi sur leur développement personnel, ce qui rend les personnages très attachants et crédibles.
Auriane Velten aborde des thèmes complexes tout au long du roman, notamment la question de savoir comment préserver la magie de l’imagination face à la cupidité et à la recherche du profit. Elle explore également les conséquences de la découverte de cette cinquième dimension sur la société, la culture populaire et l’industrie du divertissement. Ces réflexions ajoutent une profondeur philosophique au récit, incitant le lecteur à méditer sur la nature de l’art, de la créativité et de l’imagination.
Le style d’écriture d’Auriane Velten est fluide et poétique, ce qui rend la lecture de « Cimqa » particulièrement immersive. L’auteure réussit à mélanger habilement le réalisme et le fantastique, créant un équilibre subtil qui rend l’histoire à la fois accessible et envoûtante.
En remportant le prix Utopiales pour son premier livre « After® », Auriane Velten a déjà prouvé son talent pour la science-fiction, et « Cimqa » confirme son statut d’auteure à suivre. Ce roman générationnel offre une réflexion profonde sur la créativité, l’imagination et l’art, tout en racontant une histoire captivante et riche en rebondissements. Il mérite amplement l’attention des amateurs de science-fiction et de littérature contemporaine. Auriane Velten a réussi à créer un monde extraordinaire, à la fois éblouissant et terrifiant, qui ne manquera pas de laisser une empreinte durable dans l’esprit de ses lecteurs.
J’ai souvent du mal avec les romans qui célèbrent « le pouvoir/l’importance de l’imagination » : j’ai tendance à les trouver, paradoxalement, assez convenus et dépourvus d’imagination. C’est donc avec une légère réserve que j’ai abordé Cimqa – réserve compensée par un pitch prometteur et un a priori favorable pour l’autrice (jamais lue, mais déjà entendue en entrevue). Il n’en fallait pas plus pour que je craque quand l’ouvrage est passé entre mes mains.
Difficile de rater la critique de l’industrie cinématographique, ainsi que de l’exaspérant penchant du capitalisme à s’approprier les plus belles innovations pour en faire de la bouillie pour chats, des machines à broyer les individus ou des armes de destruction massive. À l’ère des franchises, l’industrialisation de la cimqa rappelle fortement le modèle hollywoodien et notamment Marvel (qui est d’ailleurs quasi-explicitement cité). Mais on pourrait sans doute étendre cette critique à d’autres industries du divertissement populaire, toutes celles considérées comme des usines à saucisses montées pour les actionnaires plutôt que comme de l’art…
Les protagonistes sont touchantes, j’ai beaucoup aimé suivre l’évolution de Sarah et Sara ainsi que de leurs compagnes respectives. À la lecture, les dialogues entre Sara et Eva m’ont d’abord paru poussifs, mais quelques semaines plus tard, leur relation tout en écoute, empathie et compromis divers me reste bien en tête, donc j’en conclus que l’autrice a réussi à toucher quelque chose. La relation entre la jeune Sarah et sa mère aussi m’a parue très réussie, à mille lieues des clichés habituels.
L’ensemble est plutôt bien écrit malgré quelques tics d’écriture qui m’ont fait sourciller (« la technicienne », « la charpentière »…). Je suis aussi perplexe de constater que l’autrice a situé l’action en Angleterre : savoir que les personnages parlent en anglais version originale, ça fiche un peu par terre le jeu de mots du titre et toute la conversation qui y mène.
Mais somme toute, j’ai passé un très chouette moment avec Cimqa. Au point que j’en viens à me dire que même les thèmes les plus éculés peuvent encore être traités d’une manière originale, intéressante et touchante.
Si la dimension des songes existe, la cinquième doit lui offrir la porte qui y mène. Alors tirez avec la main gauche, poussez avec la main droite, et dépliez celle-ci avant de l’ouvrir et de contempler la magie de l'imagination prendre une forme tangible entre les mains d'Auriane Velten.
S'éloignant des sentiers battus de la science-fiction, ses mots nous guident à travers la cinquième dimension où les rêves prennent vie, les créatures imaginées reposent et les cauchemars veillent quand ils ne hantent pas le sommeil des dormeurs.
Dans un récit à la saveur de futur proche, l'histoire débute par un Evènement, une heure à laquelle toute la planète a perdu l’équilibre, et oscille entre deux alter-egos harmonieux, Sarah et Sara, souhaitant changer la réalité à leur manière et apportant chacune leur complexité au récit ainsi que les questions que cela soulève : l’étendue illimitée de la créativité, l’exploitation commerciale de ces rêves inoffensifs et la transformation de tout un art en machine de guerre.
Quand imaginer dans l’espace public est interdit et que l’espace est trop petit, à peine la place de faire un seul vœu, alors ne reste plus qu’à l’agrandir.
Appuyer en bas, à gauche. Pivoter la largeur vers l’arrière, loin. Briser les lois de la physique comme on le ferait d’une allumette. Voir les secondes défiler jusqu’à onze et plus loin encore avant d’entrer dans le Pays : un espace avec sa nature, ses limites, ses potentialités. Et tous ses dangers...
Quand ce palais mental de l’imaginaire aurait pu être beau mais ne leur appartenait plus.
Quand ce besoin vital et merveilleux d’imaginer se transformait en arme.
Avec ses subtils rebondissements, "Cimqa" nous garde captivé jusqu'au bout et célèbre les merveilles de l'imagination tout en offrant une critique sociale de notre temps, mêlant la douceur de l'enfance aux dures réalités du monde adulte. L’autrice nous invite ainsi, nous lecteurs, à explorer notre cinquième dimension, à se perdre dans les méandres de notre imagination et à réfléchir sur les complexités de notre propre réalité.
Ce roman est plein de petits détails qui donnent une forte caractérisation des personnages, tout est très ancré dans un quotidien presque plus vrai que nature - malgre le style résolument ancré dans le merveilleux - faisant écho au soin qu’ont les personnages avec leur création issues de la 5ème. Bien que je n’adhère pas à la théorie que le temps est la 4ème dimension et donc qu’une 5ème pourrait être l’imagination, j’ai été conquise par l’histoire de ces deux idéalistes qui se battent ou se débattent pour faire exister leur vision du monde, un monde où le meilleur est possible, sans que ces merveilles soient détournées pour le profit ou la supériorité militaire. J’ai été très touchée par le personnage de Sara, une artiste qui se rend malade à force de brider son imagination et de brader son art, et qui trouvera la force de tout risquer pour sa passion et sa liberté de creation. Je lui voué une admiration sans borne, ainsi qu’à son autrice.
Auriane Velten, si vous me lisez, peut-être vous rapellerez vous de moi et serez heureuse de savoir que vous avez amplement mérité votre place de finaliste dans ma sélection de romans et auteurices des Imaginales 2025. Merci pour ce beau moment.
J’ai beaucoup hésité entre 3 et 4 étoiles. J’avais adoré After, le précédent roman, et je m’attendais à quelque chose de très différent cette fois. Je ne fut pas déçu par cette histoire au cœur de la création, et de son éternelle récupération mercantile. Ce thème qui n’est pas nouveau est bien exploité dans ce récit, avec beaucoup d’originalité je trouve.
Mais j’ai pas mal décroché en milieu de parcours, n’ayant plus envie de continuer…peut-être est-ce ce qui arrive quand on ne lit pas un roman en continu, et qu’on l’étire sur une trop longue période? Mais si on a moins envie de le lire, ça devient un problème non? Sans vouloir être désagréable, j’aurais pris 100 pages de moins, donc plus condensé.
Les dernières 100 pages rachètent toutefois avec aplomb ce (trop) long parcours, et je les ai lu d’un seul trait, car j’étais à fond dans l’intrigue et j’avais envie de savoir comment ceci allait se terminer, ce qui est toujours bon signe! Et je n’ai pas été déçu, ce qui me laisse avec une agréable impression, malgré les longueurs à mi chemin. Bien content de l’avoir lu au final, même s’il a fallu persévérer.
C'était super intéressant : évidemment ce n'est pas un livre ou il y a beaucoup d'actions. La cinquième dimensions en elle-même n'est pas vraiment développée, pour ce qui est du fonctionnement, l'aspect SF du livre n'est donc pas central.
Les réflexions du roman m'ont beaucoup touché; ça tourne beaucoup autour du lien entre capitalisme et art, et comment préserver son art tout en évoluant dans un système capitaliste qui le corrompt. Je pense que le sujet est encore plus d'actualité avec les problématiques actuelles d'IA génératrices. En plus, ça se lit de façon très facile, avec une alternance de PDV et des chapitres courts.
J'ai lu ce roman dans le cadre du prix Cezam 2025. J'adore le genre SF mais c'est parfois assez compliqué pour moi d'attendre de comprendre où l'auteurice veut nous emmener. Ici, j'ai bien vu la construction des personnages et de leurs vies, leurs constructions à elles aussi (Sarah et Sara, les héroïnes sont féminines)... Pour autant j'ai trouvé que c'était un peu mou et décousu, surtout la partie de Sara et Eva. J'ai dû attendre la moitié du roman pour être intéressée... et puis la fin m'a vraiment plu. Je suis très contente d'avoir suivi l'autrice, de lui avoir fait confiance dans son déroulé pour joindre les points et en beauté !
Alors pendant 80% de ma lecture je ne comprenais pas du tout où l'histoire voulait nous emmener, mais j'aimais bien la narration et les personnages donc j'ai continué. J'ai bien fait car la fin m'a beaucoup surprise et beaucoup plu. Ça m'a retourné le cerveau, c'était incroyable et j'ai envie de relire le livre.
Tout l'aspect politique sur les possibilités de coexistance entre capitalisme et art ne m'ont pas trop fait faire de lien avec notre société, sûrement parce que j'étais trop aspiré par la narration et la fiction du livre. Donc merci aux autres avis d'avoir relevé tout ça
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J'ai beaucoup aimé le pitch initial, l'existence d'une 5e dimension - l'imagination. J'ai trouvé l'univers et la narration très intéressants ; néanmoins, en milieu de lecture, j'ai trouvé le sujet finalement trop effleuré en surface. Le rythme s'est ralenti et le thème a été en fin de compte peu suffisamment exploité. La fin m'a laissée un peu laissée sur ma faim, j'ai plus eu de mal à m'attacher aux personnages. L'idée initiale reste quand même pleine d'intérêts.
Le concept d’une cinquième dimension dédiée à l’imaginaire est chouette, le message de l’ensemble du livre est saisissant et touchant, d’autant plus qu’il retentit avec notre époque actuelle (le détournement de l’art et de l’imagination, plus généralement, à des fins lucratives, ou pire, à des fins destructives), mais l’ensemble est peut-être un peu lent: la partie consacrée à Sarah était assez prenante, celle de Sara moins; l’écriture, ici un peu trop anecdotique, aurait pu réduire l’ensemble en un contenu plus rythmé (même si finalement l’histoire en elle-même se prête moins en des rebondissements romanesques ou aventuresques; mais l’aspect psychologique de l’histoire de Sara aurait par exemple pu être plus immersif).
Bref un plus pour le contenu et l’idée de cette cinquième dimension, une réserve pour la forme (l’écriture et le rythme du livre)