je suis une grande fan de la série Buffy contre les vampires. Je me rappelle encore des soirs où, adolescente, je regardais les épisodes, diffusés pendant la fameuse Trilogie du samedi (si toi aussi tu as grandi pendant les 90s, tape dans tes mains !). Dès le début, j’ai accroché à la série. Dès le début, mon personnage chouchou fut Willow (elle l’est toujours, toutes séries confondues). J’ai même traversé la France pour aller rencontrer l’actrice Alyson Hannigan ! Giles est aussi entré dans mon panthéon des super-bibliothécaires. Et je revisionne régulièrement la série, découvrant chaque fois de nouveaux détails. C’est devenu ma série doudou.
Tout ceci pour vous dire qu’évidemment, lorsque Fabien Clavel a sorti un essai aux éditions Mnemos, j’ai craqué ! Et je l’ai sorti de ma PAL cet été.
Qu’en est-il de cet essai ? Ce n’est pas le premier que je lis, ayant déjà parcouru le Philoséries qui lui était consacré, ainsi que plusieurs articles, en ligne ou dans des magazines. Quant à la série en elle-même, je la connais par coeur, l’ayant vue, revue, et rerevue. Pourtant, Buffy : épopée baroque m’a passionnée de bout en bout. Son angle d’approche, à la fois original et tout à fait pertinent, était inédit pour moi. Fabien Clavel s’attache en effet à démontrer en quoi la série tient à la fois de l’épopée et du baroque. Une démonstration qui se fait de façon claire, en s’appuyant sur différentes études ainsi que, bien sûr, différents éléments de la série. À noter que l’essai ne fait pas l’impasse sur le comportement toxique de Joss Whedon sur le tournage.
Tout en définissant ce que sont l’épopée et le baroque – un rappel des plus intéressants également – Fabien Clavel en décortique les composantes pour dérouler son analyse. Celle-ci est aussi riche qu’elle est accessible. Je l’ai beaucoup aimée, en particulier le rapprochement avec la mythologie – passionnée de mythologie, je n’avais jamais fait le lien, et à lecture de l’essai, l’évidence m’a sauté aux yeux ! – et le baroque, soit deux mouvements que je n’aurais pas forcément rattaché à Buffy.
En bref, un essai passionnant qui s’attache à démontrer, avec clarté et pertinence, comment la série Buffy tient à la fois de l’épopée et du baroque.