L'héritage n'est pas un cadeau. Comment recevoir des choses que l'on ne nous a pas données ? Quand Lydia Flem a perdu ses parents, elle s’est demandée comment elle pourrait vider leur maison sans liquider leur passé. Les premiers jours, elle se persuadait qu’elle allait « ranger » et non pas « vider » la maison de ses parents. Il lui arriva plusieurs fois de prononcer un verbe pour l'autre. Dans ce livre, elle raconte cette épreuve que chacun de nous vit un jour avec sensibilité, humour et sans tabou. À tout âge on devient orphelin.
Ας ειναι αυτο το τελευταιο βιβλιο της χρονιάς. Ας ειναι συμβολικό, αφου αυτη η χρονιά στιγματιστηκε με τον θάνατο του πατερα μου, που βιωσα ως αποκλειστική φροντιστής.
Πολυ ενδιαφερον, σε καποια σημεια ειπε τις σκεψεις μου που ειχαν μεινει ως τωρα άφατες, σε αλλες ακολουθει εντελως προσωπικες διαδρομες για την ιστορια των γονιων της και του γένους της.
Ειναι σκληρο να εισαι μοναχοπαιδι. Αισθανομαι την μοναξια, οταν αφηγειται την δοκιμασια της να αποχαιρετησει μονη τους γονεις της. Οταν και οι δυο γονεις σου πεθαίνουν, τοτε πια παύεις οριστικά να εισαι παιδι, αποχαιρετάς μαζι και την δικη σου παιδικη ηλικια, ειναι κατα καποιο τροπο εκει το τελος της αθωότητας.
Το να εχεις δικη σου οικογενεια σε στηριζει. Γυρνας σπίτι, παρατηρείς τη ζωή να σαλεύει. "εμεις, οι ζωντανοί" ολοενα σκεφτομουν, οταν γυρνουσα απο το νοσοκομειο, απ την εντατικη, απ το μνημα.
Και σε κινητοποιει να ξεκαθαρισεις εκκρεμοτητες που δεν ειχες σκεφτει οτι θα παιδεψουν τα παιιδια σου, πριν να χρειαστεί να μπεις εσύ σ' αυτη την ψυχοφθορα διαδικασια ξεδιαλυνσης.
Ειναι βαρύ και γεματο ενοχες το ξεκαθαρισμα. Τι να πετάξω, τι να κρατησω; Ακούς τη φωνη τους που απ' τα πολλά τα χρόνια σού εσωτερικευτηκε "μη το πεταξεις αυτο" "προσεχε μ αυτο" "δεν το κανεις σωστα" εγω ας πουμε συνεχως σκεφτομουν οτι αν ηταν τωρα ο πατερας μου εδω και το εβλεπε, πώς του ανακατωνω τα χαρτιά, και ποσα πραγματα του πεταω, θα ειχε παθει τρελό σοκ. Μετα με καθησυχαζει οτι δεν ειναι εδω να το δει και μετα κλαιω γι αυτο.
Ειναι ενα μιξερ κι ενα ρολλερκοστερ συναισθηματων πιο μεγαλο απο μας, και καλο θα ειναι να το συζηταμε. Ακομη και με επαγγελματιες. Αλλα οχι μονο. Ας μην ειναι πια ταμπου το πενθος. Οπως ειναι κοινωνικά αποδεκτο το γέλιο, ας ειναι και το κλαμα. Ειναι μια κινηση της ψυχής, απαραίτητη για την επιβιωση, για την αλλαγή.
Γι αυτους τους λογους, και άλλους προσωπικους, βρήκα αυτο το βιβλίο σημαντικό.
Je suis fille unique. En tant qu'enfant unique, on reçoit tout l'amour et toute l'attention de nos parents, qui fondent en nous tous leurs espoirs de réussite. Mais ça veut aussi dire que le jour où le second suivra le premier dans la tombe, nous serons seuls. Pas simplement orphelins: profondément et irrévocablement seuls. Et, en tant qu'unique héritier, nous devrons vider la maison de nos parents.
J'aime tellement comment Lydia Flem joue sur l'expression «Vider la maison de ses parents», qui signifie à la fois «Vider la maison qui appartenait à ses parents» et «Sortir ses parents de la maison qui leur appartenait». Tout le processus de deuil semble si réel que, même sans jamais l'avoir vécu, je m'identifiais à Lydia. (Entre roman et autobiographie, je demeure indécise. Il y a ici identité onomastique, absence de mention «roman», de mise en garde...mes cours «Pratique des genres» et «Récits de soi» se parlent entre eux, laissons-les à leur conversation.)
La maison de ses parents semblait revivre sous les mots de l'auteure. Je voyais la maison de ma grand-mère, qui me gardait lorsque j'étais enfant et qui me montrait toutes sortes de jolies choses provenant d'un temps passé qui me faisaient envie. (Ma mère a toujours eu la manie de tout jeter.) Que de trésors sont conservés par ceux qui n'ont jamais déménagé! J'ai pris plaisir à lire les descriptions de Lydia et j'imagine facilement le sentiment d'étrangeté à être dans cette maison, à prendre ces choses qui nous reviennent, mais qui ne nous ont pas été données.
Et cette fin, si parfaite! Je vous en fais cadeau: «Il n'est pas bon de s'enfermer dans la mélancolie. Je n'ai pas envie de mettre un point final à ce livre». Vous comprendrez qu'à l'identique, cette critique n'en aura point
Effortlessly readable trilogy of memoires, chiefly reflecting on the experience of grief after the death of parents - and later on being a parent oneself and watching a child leave the nest.
The core of the memoir rests on the attic detective work Lydia Flem conducted while emptying her parents' house, chancing upon a large bundle of love letters written between them when they first met - she was in a Sanatorium Berghof-style hospital, having survived Auschwitz; he was an orphaned Russian emigre who'd lost all his family in the Holocaust. The letters themselves make for a touching portrait of the beginnings of a lifelong partnership - innocent and hugely idealistic.
It's also an intimate study of a child's relationship with their parents and the changing and unchanging dimensions of the child-parent relationship. The whole, fascinating subject of inherited trauma (a subject I'm extremely interested and believe I am evidence of) is also explored. Flem's parents did an impressive job of holding a lot of their back - though it still slips through. Hers wasn't though, seemingly, a wall of obstinate silence; they just didn't feel they could talk about it.
The third book in the trilogy, for me, about her own daughter's departure to England was probably inevitably less interesting - though still decent. I struggled at times to imagine that worry as 'normal' (at her age I was taking trains through East Germany and living in the desert in Israel; this might be a generational difference.... or a mother-daughter one. (The worst I would imagine as a Belgian parent sending a kid to England is that they'd end up in Ipswich). Still, pretty interesting to the childless.
Enjoyable, convivial writing. Touch of that auto-fictional musing that you get a lot of in French - which, happily, I really enjoy.
‘Mijn vader en moeder rustten voortaan in mij. Niets in de werkelijkheid zou nog de beelden kunnen weerspreken die ik van hen had of voor mezelf zou verzinnen, de herinneringen die ik op mijn manier zou reconstrueren. Ze waren van mij, in mij. Dit gevoel had zowel iets sereens als gewelddadigs. Ik keek naar mijn familie, er stond niemand meer achter me, alleen nog maar naast en voor me. Ik bezette de plaats van de oudere, degene op wie men kan rekenen, degene die een nieuw gezin heeft gesticht. Ik keek naar alle dingen om me heen, en het begon me te duizelen.’
Attention: tous ceux qui s'attendent à trouver un manuel pratique pour vider une maison seront déçues. Pour ça je pense que Marie Kondo et compagnie feront l'affaire.
Ce texte m'a touché très personnellement dans sa simplicité apparente et sa réflexion sur le deuil. Le deuil ne nous quitte jamais vraiment.
Pochłonęła mnie całą. Na zmianę przyziemna i gubiąca się gdzieś w melancholii. Nie zapomina o żyjących przedmiotach codzienności a czule pamięta każdą nitkę i zapisek na serwetce.
Un ensemble de réflexions très intéressantes sur ce concept étrange qu'est l'héritage. Lydia Flem évoque les difficultés qu'il y a à recevoir ce qui ne nous a pas été expressément donné, à se débarrasser de choses que nos parents ont gardées pendant des décennies, à accéder à l'intimité des défunts sans y avoir été invité. Elle retranscrit parfaitement les émotions successives par lesquelles on passe en triant les affaires de ses parents : l'accablement, la tendresse, l'agacement ; ainsi que cette sensation étrange de redécouvrir parfois ses proches au travers d'objets dont on ne soupçonnait pas l'existence, sans pouvoir obtenir de réponse sur les décisions qui ont amenés ces objets là. Je me rends compte de la "chance" que j'ai eue de ne pas avoir à prendre toutes ces décisions d'un coup : avec le décès de ma mère, puis les déménagements successifs de mon père (d'abord dans un logement plus petit puis en maison de retraite), nous avons pu faire les choses progressivement. Néanmoins, réaliser la somme des possessions accumulées, couplé à la mouvance minimaliste actuelle, m'a donné une conscience aiguë des choses matérielles, du poids qu'elles peuvent représenter et de l'énergie qu'elles demandent. Non seulement je trie régulièrement mais je ne laisse plus n'importe quoi rentrer dans ma maison.
On ne se visualise que dans cette situation affreuse. On voit les affaires de ses propres parents, on imagine ces journées. Sentiment dur. Ce livre est un moment donné, on ne s’en écarte pas vraiment, il rend compte d’une activité qu’on ne vivra qu’une seule fois et quelle fois !
« L'héritage n'est pas un cadeau. Comment recevoir des choses que l'on ne nous a pas données ? Quand Lydia Flem a perdu ses parents, elle s’est demandée comment elle pourrait vider leur maison sans liquider leur passé. Les premiers jours, elle se persuadait qu’elle allait « ranger » et non pas « vider » la maison de ses parents. Il lui arriva plusieurs fois de prononcer un verbe pour l'autre. Dans ce livre, elle raconte cette épreuve que chacun de nous vit un jour avec sensibilité, humour et sans tabou. À tout âge on devient orphelin » .
Lydia Flem est non seulement écrivain mais elle est aussi psychanalyste.
Mais, faut-il être psychanalyste pour voir dans la séparation une constante de notre existence ?
Avec beaucoup de sensibilité et une grande précision, Lydia Flem aborde un sujet grave, celui du deuil des parents : tous, un jour nous perdrons nos parents, et la séparation se marquera notamment par une autre forme de présence, qui pourrait se révéler encombrante : l'héritage qu'ils nous légueront.
Vider la maison de ses parents, pas chose aisée, un vrai crève coeur. Double perte, celle des parents aimés et tous les objets qui rappellent aux bons souvenirs. Difficile, ce mot est déjà bien faible face à cette épreuve.
Nous sommes tous confrontés un jour ou l'autre à ces moments pénibles, lire ce petit récit peut sans doute vous apporter une lumière, un soutien, même si chaque cas est différent, et vécu plus ou moins sereinement, nous ne pouvons restés indifférent à ce passage de notre existence.
Une belle réflexion sur le deuil mais aussi sur les objets.
"Che importanza avevano ormai quelle cose immobili, quegli oggetti estranei, quei ricordi senza qualcuno con cui condividerli? Erano loro che si rifiutavano a me o ero io che mi rifiutavo a loro? L'antica magia si era spenta, non agiva più. Lo sguardo che rivolgevo adesso su tutto questo era impregnato di ostilità. Qual era il valore di quel soprammobile, di quel foulard, di quell'acquerello che i miei genitori non mi avevano regalato, di quel dizionario che sarebbe stato utile ai miei figli e che non avevano ritenuto opportuno cedere, di quel vaso che avrebbero potuto porgermi sorridendo e che adesso prendevo senza il loro sorriso? La sola successione che avrei desiderato raccogliere, sarebbe stata la loro fiducia. Avrei voluto che mi accordassero molto tempo prima di morire una fiducia assoluta, incrollabile, totale."
Racconto personale dell'autrice sul lutto e sulla sua elaborazione dopo la morte di entrambi i genitori.
Uma breve abordagem ao problema da sobre-possessão material, que se abateu com toda a força sobre a autora, por ocasião do falecimento de seus pais.O que fazer com toda a tralha que nos é legada? Se não nos foi legada em vida, porquê termos de lidar com ela após a morte dos seus proprietários? Um retrato comovente de uma filha que, perdendo os pais, tem agora pela frente a difícil tarefa de reconstruir os seus passados escondidos através da colagem dos seus pertences, bricabraques e objectos que foram deixados para trás.
An interesting book, particularly if you are interested in Swedish Death Cleaning and similar topics.
The added dimension in this book of a family history involving death camps and displacement which had wiped out a lot of people, heritage and memories which the parents had painstakingly researched and documented and which impacted relationships down the generations.
Vraiment pas aimé ce livre. J’ai trouvé les chapitres redonnant du début à la fin. Je ne comprends pas la position du personnage envers l’héritage de ces parents. Peut-être parce que j’ai toujours les miens!? Bref, contente d’avoir terminé la lecture et de pouvoir passer à un autre livre.
Les réflexions sont intéressantes, mais beaucoup trop empreintes de psychanalyse pour moi. Ça me donne l'impression que de temps en temps le propos est submergé par une vague de masturbation intellectuelle qui vient d'un peu nulle part. Cela témoigne d'une époque qui me précède, sans doute.
L'auteur nous livre son combat face à la mort de ses parents et sa manière de gérer son héritage. Jai aussi beaucoup aimé son écriture, c'est très simple et rapide à lire. Je recommande 👌🏻
3.5 Je pense que je m'attendais à autre chose, peut-être plus de conseils. Mais c'était quand même intéressant de retrouver dans son récit tellement d'émotions/sentiments que j'ai eu moi aussi lors du décès et les années après le décès de ma mère.
Ein poetisches Buch über den Abschied von den gestorbenen Eltern, und darüber, wie schwer es ist, sich von dem Dingen, die sich im Elternhaus befinden, zu trennen. Wie schwierig es ist, die 4 möglichen Töpfe zu füllen, zu erkennen, welches ding in welchen "Topf" gehört- wegschmeißen, verkaufen, verschenken, behalten. Die Trauer, die einen überkommt, wenn man persönliche Sachen, wie die selbstgenähte Mode der Mutter, weggeben muss, ist sehr greifbar beschrieben, und als Lösungsansatz wird die Freude gegenübergestellt, die man erlebt, wenn man Freunden oder aber auch Fremden, eben jene Sachen schenken kann. Ich empfehle dieses Buch jedem, der noch Eltern hat und sich eines Tages damit konfrontiert sehen könnte, deren Leben nach ihren Tod aufzuräumen; genauso lesenswert ist es für diejenigen, die diese schwere Zeit bereits hinter sich haben...