Recueil de textes extraits de "Time" et de "Foreign affairs", février-avril 1980. En appendice, lettres de lecteurs à la rédaction de "Foreign affairs" et réponse de l'auteur.
Composé de deux articles publiés en 1980, de lettres de lecteurs réagissant aux thèses qui y sont exprimées et la réponse de l'auteur à ces critiques, ce petit livre présente, en un raccourci étonnant, une véritable somme des opinions sur la nature du pouvoir soviétique et la conduite à tenir à son égard. Il faut admirer l'assurance de Soljenitsyne qui va jusqu'à donner la parole à ses contradicteurs - encore que ce soit pour mieux les réfuter. L'auteur dénonce la mollesse suicidaire de l'Occident, souligne les horreurs du communisme et sa vocation impérialiste, plaide enfin pour le peuple russe, bafoué dans sa foi et ses traditions par un pouvoir qui lui serait rigoureusement extrinsèque.
Works, including One Day in the Life of Ivan Denisovich (1962) and The Gulag Archipelago (1973-1975), of Soviet writer and dissident Aleksandr Isayevich Solzhenitsyn, awarded the Nobel Prize for literature in 1970, exposed the brutality of the labor camp system.
This known Russian novelist, dramatist, and historian best helped to make the world aware of the forced Gulag.
Exiled in 1974, he returned to Russia in 1994. Solzhenitsyn fathered of Ignat Solzhenitsyn, a conductor and pianist.
Resultó perturbador leer a un Solzhenitsyn beligerante cuando recién terminaba una recopilación de sus cartas a la Unión de Escritores rusos donde el comedimiento había sido parte esencial de sus epístolas. Aquí se lanza "a la yugular" contra el bolchevismo, al cual ve como un tumor que se enquista en los pueblos de los cuales se apodera.
Un argumento me pareció atractivo: las victorias rusas consumadas en la Segunda Guerra Mundial fueron producto de las fuerzas rojas y no atribuibles a los rusos. Por tanto resultan espurias. Esta ocurrencia es un rumor entre los grupos neonazis, para quienes el gobierno ruso sigue siendo un régimen judío o ZOG (un gobierno de ocupación sionista), incluso peor que los gobiernos occidentales.
Para el escritor ruso, lo idóneo, aunque después quiso reducir el tono de sus flamígeras palabras, era que Occidente combatiera al Politburó y que esta agresión no la verían los rusos como un ataque a ellos mismos sino contra sus opresores. Otra ocurrencia del autor de "Archipiélago Gulag" insólita para mí es la necesidad de distinguir entre rusos y su gobierno, tesis que evidentemente los neonazis también retoman para su justificación en aras de defender Ucrania.
Ya entiendo ahora por qué se acusó a Solzhenitsyn de ser conspirador occidental igual que Sajarov. Se quitaron la máscara y coadyuvaron al derrumbe del sumo mal que fue la URSS. Claro, ahora que terminó su función, su obra puede ser soslayada y su trayectoria vital escarnecida por haber sido un pensador iliberal y nacionalista ruso, lo cual en estas circunstancias de conflicto entre su país y Ucrania es un punto a favor de su censura. ¿Escapando él a la censura finalmente será castigado por su atrevimiento?
Cet essai est très décevant, et ce pour plusieurs raisons. La première est qu’il est extrêmement daté, et circonscrit à un moment particulier des relations entre l’Occident et l’URSS, juste après l’invasion de l’Afghanistan. La deuxième est que sa construction est extrêmement confuse, l’auteur tournant en boucle autour des mêmes arguments sans avancer dans son raisonnement. Et enfin parce que ce dernier n’est pas vraiment convaincant. La faute sans doute aux deux premiers points. Mais Soljenitsine avait raison sur trois points : le premier qu’il était incorrect d’identifier strictement l’URSS à la Russie, le second que l’URSS pourrait se désagréger sous le poids de ses contradictions, et enfin que les peuples issus de l’URSS (en particulier le peuple russe) ne sortiraient pas indemnes de l’expérience soviétique. Mais ce sont des points qu’il développe peu, préférant ressasser les « erreurs de l’Occident » dans ses relations avec le monde russe et le communisme. Il y a sans doute parfois une incompréhension mutuelle entre le premier et les Occidentaux. Mais ce petit livre ne fait rien pour la dissiper, ni même pour en exposer clairement les raisons.
Petit essai brillantissime d'un maître de la littérature russe. Il y étudie là les fondements de la haine anti-russe...toujours aussi répandue de nos jours malgré la chute de l'empire soviétique il y a désormais plus de 30 ans. À méditer à la lueur des événements actuels en Ukraine...tant pour appréhender la position du kremlin que celle des démocraties occidentales à bout de souffle.