Marc est abandonné de toutes parts. Son travail de commis au cégep est de moins en moins utile, sa blonde l’a quitté et même Audrey, sa fille, semble l’éviter. Pourtant, ce n’est pas un mauvais gars. Un peu trop sûr de lui, peut-être, toujours convaincu d’avoir raison. À la longue, c’est achalant. Le 25 mars 2013, le premier ministre du Canada reçoit de Chine deux pandas, un groupe d’Autochtones marche sur la capitale fédérale, et à Paris, la veille, une manifestation contre le mariage gai a eu lieu. Marc aimerait que des experts l’aident à donner un sens à tout ça. Mais même eux, on dirait, le laissent tomber. Heureusement, ce soir-là, sa fille revient de voyage. La dernière fois qu’ils se sont vus, ils s’étaient disputés. Mais la petite ne peut pas lui en vouloir éternellement. ÉCHOS DE LA PRESSE« Vox populi, la voix du peuple. De là à dire que Patrick Nicol parle du vrai monde, il n'y a qu'un pas que nous franchirons allègrement. Le romancier, heureusement, a un don, celui de ne jamais nous ennuyer en racontant la vie d'un membre éminent dudit peuple. L’écriture nous garde en haleine, semble nous promettre quelque chose au tournant de la page. Et puis non. Dans le style dépouillé qu’on lui connaît, avec une finesse psychologique imprégnée dans tous les points et les virgules de ce livre court, il donne à apercevoir quelque chose comme un vide tristement habité. »― Mario Cloutier, La Presse
Trop "méta" pour moi. j'avais envie qu'on me raconte une histoire alors que le discours sur le langage prend le dessus. j'ai pas détesté par contre le ton cynique.
Ce court roman nous fait entrer dans la banalité du quotidien et des réflexions d’un homme qui n’a absolument rien d’exceptionnel, et dont les opinions « populaires » s’inscrivent dans l’air du temps. On découvre un personnage dont la vie, sans éclat, est marquée par la répétition des gestes, des paroles, des pensées et des interactions, mais aussi, on finit par le comprendre, par une lassitude généralisée, qui frôle le pathétisme. Malgré tout, on finit par être touché par son vécu, ses angoisses relationnelles et sa volonté de s’inscrire dans un monde qu’il ne comprend pas tout le temps, et dans lequel il ne cadre pas nécessairement.
Le livre porte sur le quotidien plate d'un homme plate qui s'y complaît. Il n'y a pas d'histoire à proprement dit - aucune quête ni dénouement - le personnage principal n'a aucune attribut particulier qui entraînerait une réponse émotive. Bien que l'exercice de style d'un antilivre soit réussit, le tout est fâcheusement ennuyeux. 100 pages à peine qui en paraissent beaucoup plus. Livre à éviter, d'un auteur à lire.
Premiere réflection Plate. Et excellent observateur. Et on doit être de la même génération, je reconnais les anecdotes ( exemple celleri en bizeau egale macoroni chinois)
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