Donnacona réunit trois nouvelles d’Éric Plamondon, raconte trois époques de la vie : l’enfance et la fin de l’adolescence à Donnacona, sur les berges de la Jacques-Cartier, le départ pour la grande ville et le deuil d’un parent de qui on a tout appris.Des rivières, un pont, une petite ville, une mère qui enseigne à son fils la patience et la pêche, un ami perdu, un béluga, une rencontre amoureuse en clair-obscur et les traces de la grande histoire dans la petite, tout cela forme la trame de ce livre, où la voix d’Éric Plamondon se prête au jeu d’une fiction proche de soi, où ne se démêlent plus le fil de l’invention et le fil du souvenir. ÉCHOS DE LA PRESSE « Dans ses trois nouvelles, l’auteur nous fait faire un formidable voyage au cœur du territoire et des sentiments humains, avec toujours cette écriture fluide et d’une beauté limpide, où les phrases naviguent d’un lieu à une époque à un état d’esprit sans que jamais on s’y perde. »― Josée Lapointe, La Presse « Taqawan […] aura e´te´ un livre important, alors que de plus en plus de Que´be´cois se demandent comment inaugurer un re´el dialogue avec les peuples autochtones. Ce qui ne m’empe^che pas d’aimer encore davantage le Plamondon plus intime de Donnacona, celui qui fouille avec pudeur son enfance, son adolescence et ses premie`res vraies amours. »― Dominic Tardif, Les libraires
Éric Plamondon est né à Québec en 1969. Il a été pompiste à Donnacona, bibliothécaire à Thetford Mines, barman sur la Grande Allée et a enseigné le français à l’université de Toronto. Il vit aujourd’hui à Bordeaux. Chargé de communication et Media Designer pendant plus de dix ans, il travaille actuellement au dernier opus de sa trilogie 1984, où l’on suit les destins de Johnny Weissmuller (Hongrie-Hollywood Express, 2011), Richard Brautigan (Mayonnaise, 2012) et Steve Jobs (Pomme S, 2013).
Ce tout petit livre rassemble trois nouvelles écrites par Plamondon à différentes époques, et on y retrouve son style habituel, court et « punché », avec une attention particulière pour des parallèles avec des moments charnière de notre histoire. Les trois histoires sont très touchantes, sans appuyer trop pesamment sur la sentimentalité, et nous rappellent que le talent de Plamondon réside non seulement dans l’étendue de son regard, mais aussi dans la subtilité de son écriture.
«Je crains d’atteindre une étape de la vie où les questions sur notre passé ne peuvent être que décevantes. Je commence à redouter cet âge où il ne reste plus que le souvenir de nos souvenirs.»
En lisant Donnacona, il est facile de constater que la troisième nouvelle a été écrite pour une différente occasion (« Ristigouche » a été publié en un livre en lui-même). En général le roman se lit très bien, mais, lorsqu'on lit la dernière histoire, qui est si bien écrite, si originale et belle, les autres deux premières histoires perdent de leur force et même de leur sens par rapport à l'oeuvre. Celles-ci restent intéressante, basées sur le sentiment de nostalgie. Elles vous feront sourire avec tristesse, mais n'offriront rien de particulier ... Toutefois, la surprise que j'ai eu quand j'ai lu la description d'un photographie. Celle d'un homme dans la trentaine qui cri avec un boc de bière remplit de lait sous un séchoir de salle de bain. J'y ai tout de suite reconnu mon ami Pascal, qui ne savait même pas qu'on parlait de lui dans un livre ! Rechercher George-Étienne Faubert sur Google pour voir la photo!
When reading this book you can easily see that the third story was written in a different occasion ( «Ristigouche » was first published as a book on it's on). The book is very good, although when you read the last story, the craft is so well made, so original and beautifull that the other two stories loose of their meanings. They are interesting, mostly nostalgic, they'll make you a smile a bit with sadness, but won't offer anything special (imo). Also, I had the biggest surprise when I read the description of a photography (in Ristigouche). It was that of a men, in his thirties, screaming, with a beer bock in his hand, full of milk, spilling everywhere from under a blow dryer. I recognized my friend Pascal right away, he didn't even know he was in a book ! Look for George-Étienne Faubert in Google to see the picture !
Lire Éric Plamondon est une satisfaction assurée. Son « Taqawan » a été mon livre favori de 2017. La fluidité de sa narration est d’un naturel fou. Il raconte comme si tout se déroulait sous nos yeux. Les références temporelles et géographiques sont justes et souvent amusantes. On est dans la description d’un quotidien, puis BOOM!, la chute. Emporté par les mots, le lecteur est soudainement pris dans un mélange d’émotions, qui, malgré lui, contrôlent ses prochains instants. Le présent recueil comporte trois nouvelles: « Donnacona » est une première publication. Elle relate des souvenirs de jeunesse de Gab et ses amis, de l’adolescence et à la vie de jeune adulte, tout ça avec la rivière Jacques-Cartier en gage de constance. 4/5 La seconde courte nouvelle, « Lendemain de pêche », est la simple histoire d’une rencontre, de la croisée de deux chemins et d’un choix. 3.5/5 J’aime bien comment, dans les dernières pages des deux premières nouvelles, le narrateur passe de la troisième à la deuxième personne à propos de son vis-à-vis. C’est comme s’il nous regardait dans les yeux en racontant la fin de l’histoire. La troisième, « Ristigouche », une novella déjà publiée en 2013, est une courte œuvre majeure. Un filon. Ce texte m’a séduit à ma première lecture l’an dernier et a eu autant d’impact en relecture. 5+++/5
Les deux premières nouvelles m’ont laissé indifférentes, la dernière a rattrapé le petit recueil en liant toutes les histoires ensemble; de loin la plus travaillée, la plus éclatée, la plus touchante. Drôle de commentaire inattendu sur les travailleuses du sexe dans la deuxième nouvelle, qui n’a pas l’effet escompté - tout comme le punch de la première. Je suis un peu déçue de ma lecture. Sur papier, j’aime lire des nouvelles, j’aime les histoires régionales et les fenêtres qu’on ouvre dans le quotidien. Mais cette fois-ci, ça n’a pas fonctionné. La sauce n’a pas levé, je suis restée sur ma faim et je ne me suis pas vraiment attachée aux protagonistes.