V lese nad vesnicí Gévaugnac je nalezena mladá dívka, upálená během noci na hranici. Kapitánka Julie Frayssová z policejní stanice v Toulouse dostane rozkaz okamžitě ukončit právě započatou dovolenou, převzít vyšetřování a postup konzultovat s Novakem Marrekem, bývalým kapitánem, který podobné případy se stejným modem operandi před dvěma lety vyšetřoval. Tenkrát mladé dívky vraždil záhadný Spalovač – sériový vrah, který Marrekovi jen o vlásek unikl a dodnes mu nedá spát.
Novak býval skvělým detektivem. Je inteligentní, kultivovaný, přemýšlivý. Problém je, že ho posedlost nevyřešenými vraždami dohnala až do psychiatrické léčebny. Od svého selhání totiž trpí bludnými obsedantními představami a jeho mozek občas vytváří falešné jistoty, jež nedokáže odlišit od reality.
V přesvědčení, že se Spalovač vrátil, se Novak stane konzultantem policie a pouští se spolu s Julií do vyšetřování. Odlišit realitu od bludů ale nebude tak snadné, jak by se mohlo zdát.
C’est le premier roman de cet auteur que je lis, et je me demande pourquoi j’ai attendu si longtemps avant de le découvrir.
J’ai aimé les personnages de policier dont Julie Fraysse et ses problèmes de couple ; Novak Marek le revenant d’entre les murs du HP ; mais aussi les parents des victimes que l’on sent écorchés vif.
J’ai aimé l’enquête qui piétine un peu, les méthodes musclés de Novak.
J’ai été en admiration devant les enfants de Julie qui, à 14 et 11 ans, savent se débrouiller tout seul.
Un roman dévoré en une journée.
Et la fin m’a laissée sans voix.
L’image que je retiendrai :
Celle du bandage de Novak sur son bras brûlé, croit-il.
En 2018, le réalisateur – scénariste – acteur – écrivain René Manzor avait osé écrire un thriller biblique qui prenait place en Palestine au 1er siècle. Cela n’a pas été sa seule folie : il a imaginé que Jésus avait un fils, David de Nazareth, témoin de l’agonie de son père sur la croix. De quoi titiller quelques esprits en revisitant les Saintes Écritures et proposer une plongée dans une autre réalité qui commencerait par « et si »… En 2020, le voilà qui ajoute une nouvelle corde à son arc : un coaching d’écriture. Cela ne l’empêche pas de sortir un nouveau roman en 2021 « À vif ». L’homme, protéiforme, a de l’énergie à revendre et des idées à la pelle. « À vif » décrit aussi bien l’état du corps humain après avoir subi l’épreuve du feu, que l’état psychologique de son enquêteur principal Novak Marrec. Obsédé par une précédente enquête sur une série de meurtres par immolation dont l’instigateur n’a jamais été arrêté, Novak se retrouve dans un hôpital psychiatrique. « Intelligent, cultivé et peu loquace, Novak était atteint de trouble obsessionnel délirant, une affection se caractérisant par la présence dans son esprit de fausses certitudes fermement ancrées. Dépassés par leurs hallucinations, les obsessionnels délirants sont comparables à des cocottes-minute prêtes à exploser : crise de panique, d’agressivité, suspicion envers les autres, paranoïa, trous de mémoire, perturbation de l’identité… » Lorsqu’une nouvelle victime brûlée vive sur un bûcher en pleine forêt de Gévaugnac est retrouvée, l’enquêteur est persuadé que l’Immoleur a repris du service. Il devra faire équipe avec Julie Fraysse nouvellement nommée à sa place pour l’aider à appréhender le passé de cette affaire, mais aussi l’aider à la résoudre.
Imaginez un village dans lequel vous avez grandi, dans lequel vous connaissez tout le monde et qui symbolise vos souvenirs d’enfance… Julie revient sur ses terres, un village qu’on dit maudit à cause de toutes les horreurs qui s’y sont déroulées et ces crimes atroces recommencent. Le duo Novak-Julie est certes atypique, mais les répliques qu’ils se donnent dignes des vieux films policiers. J’ai beaucoup pensé à Jean Gabin dans « Le Pacha » de Georges Lautner, ses yeux bleu turquoise qui « auraient pu faire fondre la banquise », ses répliques de vieux bougon mal dégrossi et ses méthodes pilotées par un tempérament de feu, à la limite de la légalité. Ce duo qui allie méthode à l’ancienne et modernité fait le sel du roman et je dois bien avouer qu’on sourit beaucoup face à cette répartie truculente de Novak. Et pourtant, malgré son caractère impossible, il a une sensibilité à fleur de peau qui le rend très émouvant et une conscience aiguë des enjeux de son métier.
« Quand un flic ne parvient pas à arrêter un serial killer, confessa-t-il, c’est comme s’il devenait responsable des futurs meurtres commis. »
« À vif » met la lumière sur une enquête certes, mais également sur les émotions. D’abord celle des deux enquêteurs, celles de Novak exacerbées par son état psychiatrique, mais aussi celles des parents qui perdent un enfant. La description de cette douleur parentale est d’une extrême justesse et résonne jusqu’au fond de nos tripes. Dans ces instants précis, le lecteur oublie presque qu’il lit un thriller tant la psychologie est fine, précise, adéquate et pertinente. « La mort d’un enfant agit sur le couple comme un cancer. Elle détruit le ménage de l’intérieur. On commence par vivre le choc ensemble, mais l’absence, on la vit chacun pour soi. Tout, chez le conjoint, nous rappelle le bonheur avec notre enfant. Et on lui en veut pour ça. »
Pour terminer, je veux vous parler de la qualité de l’intrigue, essence même du thriller. Non seulement René Manzor a l’œil acéré du réalisateur, mais il a aussi une plume ciselée et l’esprit retors des grands écrivains du genre. J’ai aimé sa façon de jouer avec l’espace-temps, de si bien mélanger réalité et fiction qu’en refermant le livre, le lecteur ne sait plus très bien différencier ce qui s’est réellement passé et ce qui a été imaginé. Certaines fois, j’ai eu cette étrange sensation de me retrouver dans un épisode de « Xfiles » et son sempiternel slogan « La vérité est ailleurs ». J’ai aimé la façon dont l’auteur a ancré son récit dans une réalité bien précise, un village à la mauvaise réputation qui a cédé, en plus, à la montée des extrémismes en élisant un maire d’extrême droite. Quant à savoir pourquoi le tueur a utilisé le feu comme arme du crime, et quel est son mobile, vous devrez le découvrir par vous-même. Tout se mêle savamment : religion, politique, émotions, réalité, imagination, roman et œuvre cinématographique. Mais….« Nous vivons tous dans l’illusion d’un équilibre qui nous rassure, car reconnaître le contraire rendrait la vie impossible. »
Résumé : À Gevaugnac, petit village proche de Toulouse, on découvre l'horreur. Un bûcher, sur lequel a été sacrifiée une ado de treize ans, Maylis. Il semblerait que l'Immoleur, qui avait fait plusieurs victimes deux ans auparavant, ait repris du service. C'est la Capitaine Julie Fraysse, du SRPJ de Toulouse qui est chargée des premières constatations, étant elle-même originaire de ce hameau. Elle va devoir se rapprocher de Novak Marrec, qu'elle a remplacé, et qui est soigné en hôpital psychiatrique depuis deux ans, après que l'Immoleur l'ai mis en échec. Souffrant de troubles obsessionnels délirants, arrivera-t-il à distinguer la réalité dans les limbes de ses cauchemars ?
Mon avis : Depuis le temps que j'entendais parler de cet auteur... Enfin, j'ai pu le découvrir. Et quelle découverte ! Dans ce thriller psychologique haletant, brut et violent, il n'existe pas de temps mort. On est pris à la gorge, autant par l'action intense que par les questionnements sur l'affaire. On va de révélations en fausses pistes, et rien ne laisse présager ce final grandiose. Qui est ce monstre qui terrorise Gevaugnac ? Quel est son but ? Novak est-il fou, ou au contraire le seul à percevoir la vérité ? J'ai adoré Julie, maman normale et flic acharné. J'ai aussi apprécié Novak, même s'il est difficile à cerner : homme taciturne dont les blessures, nombreuses, sont encore à vif, mais flic coriace aux méthodes anticonformistes. J'ai aimé être témoin de l'intimité du foyer Guinet, et découvrir comment ils vivent le drame de la perte d'un enfant, surtout dans ces conditions atroces. La plume est superbe, et nous emporte dans l'horreur, sans jamais nous laisser de répit. Les retours dans le passé, nombreux, mais nécessaires, afin d'appréhender le présent. Vraiment, une superbe lecture qui ne vous laissera pas indemnes.
Bof. Tout ça pour ça. C'est un peu comme quand on vous fait le coup du "c'était juste un rêve" pour la fin du récit. Décevant, peu gratifiant. La fin aurait pu être super (on pense au Puzzle de Thillier ici pour le jeu psychologique des personnages), mais il reste que c'est extrêmement brouillon : oui il fou, non il l'est pas, est-ce qu'il l'est? Je trouve toujours courageux d'aborder la maladie mentale dans les thrillers, mais c'est rarement bien fait. Ici, ce ne l'est pas vraiment selon moi. J'ai eu du mal avec la caricature des personnages, le gourou, les adeptes (le lien entre eux ne tient vraiment pas la route), la philosophie globale du truc. C'est tiré par les cheveux, c'est bâclé. Les points positifs sont surtout la dynamique familiale de l'inspectrice, ses réactions, sa façon de mener l'enquête et ses enfants qui sont vraisemblables alors que le reste sonne faux. On veut flouter l'enquête, l'étaler sur plusieurs années pour amener une épaisseur au mystère, mais on ajoute seulement des couches superflues. Petit point coup de gueule supplémentaire allant au fait que le seul homme arabe du village se retrouve encore du côté des méchants. Vraiment? En 2021 sérieux!
Un bon livre qui tient en haleine, avec surtout de très chouettes personnages attachants, et un beau portrait des troubles obsessionnels délirants. La fin est surprenante, peut être avec une coïncidence un poil too much, mais l ensemble se tient fort bien.
Un polar efficace, dans le style des Thilliez, Grangé, etc... Sa force est les rebondissements assez originaux qui s'enchaînent sur la toute fin du livre. Malheureusement pour y arriver le reste du livre a un style quelconque, des personnages peu développés, ou plutôt développés de façon "abstraite", on ne sent pas leur "chair", et surtout on a pas comme dans certains polars, l'intrigue servant juste de prétexte pour que un "candide" nous fasse plonger à la découverte d'un milieu peu connu.
J'ai d'ailleurs abandonné ce livre en cours de route, puis je me suis forcé à le reprendre. Au final c'est 90% d'intrigue bateau, suivi de 10% d'inventivité, mais qui paraissent totalement artificielles tellement c'est "gros". Un bon scénario pour un film à la "sixième sens" ou "l'armée des 12 singes" ... ou "dédales", où de bons dialoguistes et metteur en scène pourraient rendre intéressants et "incarnés" les 90% et les sublimer par les retournements des 10% restants. Mais difficile de conseiller la lecture de ce livre en l'état.
Ce roman débute avec le décès d'une jeune fille de 13 ans qui est immolée. Cela rappelle de mauvais souvenirs à cette petite bourgade puisqu'un immoleur a opéré dans le secteur il y a deux ans avant de tout cesser. L'enquêteur principal a d'ailleurs été envoyé en hôpital psychiatrique et on fait appel à lui pour qu'il aide enquête. Lecture addictive puisque le texte n'est composé que de courts chapitres, ce qui rend l'histoire haletante. La fin est assez surprenante et m'a un peu laissé dubitative. J'en attendais beaucoup plus de cet ouvrage qui me tentait depuis un moment.
This book was really easy to read. Even though I was not that involved in the story at first. But while reading I figured out that, all the building was necessary in order to mess with our mind. Indeed, as the author said to me : we do not know who to believe, what is the truth. The end was really worth it !