Sur la place d'un village de Corse, Stéphane Campana, ardent nationaliste, connu de tous, vient de s'effondrer, fauché par deux balles tirées à bout portant. Sur son corps inanimé est venue se jeter Virginie, la jeune fille qui n'a cessé de vivre dans la vénération de cet homme que, tout enfant déjà, elle s'était choisi pour héros au point de s'abandonner, corps et âme, à ses plus étranges désirs. De l'engagement politique de celui qui baigne à présent dans son sang, le roman reconstitue alors la genèse erratique jusqu'au point, périlleux, où la trajectoire insulaire rencontre celle de deux jeunes Marocains - Khaled et sa sœur Hayet - échoués en Corse à la recherche d'un improbable monde meilleur, celui que, sur la corniche de leur ville natale, près de Tanger, faisait miroiter à leurs yeux l'inoubliable et merveilleuse promenade connue sous le nom de "Balco Atlantico"... D'une rive à l'autre, entre les âpres routes de l'exil et l'esprit d'un lieu singulier, Jérôme Ferrari jette le pont d'un roman solaire, érigé dans une langue ouverte sur toutes les mers où, de naufrages en éblouissements, passé et avenir naviguent de concert dans le rêve des hommes.
Jérôme Ferrari is a French writer and translator born in 1968 in Paris. He won the 2012 Prix Goncourt for his novel Le Sermon sur la chute de Rome ("The Sermon on the Fall of Rome").
Ferrari has lived in Corsica and taught philosophy at the lycée international Alexandre-Dumas in Algiers for several years, then at the Lycée Fesch of Ajaccio. Currently, he is professor of philosophy at the French School of Abu Dhabi.
One work has been translated into English, Where I Left My Soul (2012), it "is set in the mid-1950s during the Algerian war, looking backwards to the second world war and the French defeat in Indochina, and forwards to the collapse in 1958 of the Fourth Republic.
DAVANTI IL NEMICO E DIETRO IL MARE: DOV’È LA VIA DI FUGA?
Il Fronte di Liberazione Naziunale Corsu.
Accidente che partenza, che inizio! Un giovane indipendentista corso a terra nella polvere con due pallettoni a squarciargli lo stomaco, e sopra il suo corpo sanguinante, avviluppata come una figura mitologica, Virginie, giovane donna che, proprio come dice il nome, il morto amava e reputava vergine - virgo, virginis, una pulcher dolorosa qui trasformata in mater dolorosa che piange straziata il corpo morto del proprio caro. Non se ne scrivono molti così. Magnifico. Se poi l’inizio si ricongiunge perfettamente col finale, allora è due volte magnifico.
Ancora un romanzo corale per Jérôme Ferrari: ancora tante voci che s’intrecciano e sovrappongono, racconti che si snodano paralleli a completarsi, ancora la terra di Corsica, forte scabra aspra cupa tragica, come il microcosmo che contiene, e che Ferrari narra sapiente, padrone di una lingua ricca e feconda di spumeggiante ironia, e con la contagiosa commossa empatia in cui avviluppa tutti i suoi personaggi.
Ancora il bar di Marie-Angèle e di sua figlia Virginie, in una Corsica stranamente priva di turisti, già incontrata in Il sermone sulla caduta di Roma, di cui questo ‘Balco Atlantico’ potrebbe essere considerato un prequel. Quest’isola così bella non è un semplice sfondo, ma uno dei personaggi: terra violenta, regno di clan, di faide eterne, di vendette senza fine, che coinvolgono tutte le famiglie da una generazione all’altra, come mi ha raccontato il divertente Alexander Dumas in “I fratelli corsi”. Non sarebbe meglio perdere la memoria se deve alimentare vendetta? E certo la militanza indipendentista di Ferrari da giovane si avverte forte e viva.
“Balco Atlantico” visto da Larache in Marocco.
Ancora più immerso nel mito, nella storia, nel ricordo, nell’esilio, sembra l’angolo di Marocco affacciato sull’Atlantico da cui vengono due dei protagonisti, la voce più struggente del racconto, quella della giovane Hayet.
Un romanzo pessimista, dove tutti alla fine, se sono vivi, si ritrovano perdenti e senza speranze. Un romanzo sulla fine delle illusioni, come direbbe lo stesso Ferrari.
Pascal Paoli (1725-1807) che il FLNC considera il Padre della Patria (U Babbu di a Patria).
“Elle était là, si proche, et ils étaient les seuls à veiller dans la sérénité d’un monde endormi, les yeux grands ouverts sur une nuit profonde, où jamais il ne pourrait la rejoindre, car ils dérivaient côte à côte dans leur solitude, derrière des murs de nostalgie, sans même un fantôme pour les consoler. “
+ Succinct & atmospheric, an interesting, engaging read - Not sure about that Theodore character and how he fits in the plot or overall narrative ? Cover notes suggest this is a 'sequel' to the Sermon on the fall of Rome, however its publication date suggests it is more of a prequel... Weird error...
Tourbillon de passions, de haines, d'amour et de violence, sur fond de luttes nationalistes corses. La mémoire malade d'un professeur, qui invente des souvenirs, qui l'entraîne vers la folie, cette folie aussi qui saisit une gamine et qui la tiendra pendant des années, folie meurtrière de son amant qui tuera pour exister, pour elle aussi. Citation: "Ma mémoire est devenue un labyrinthe, un immense refuge où se pressent tous les souvenirs de l'homme que j'aurais pu être, tous les souvenirs que d'autres hommes inconnus ont abandonnés ou ne veulent pas reconnaître, elle est pleine de traîtres et de réprouvés, une enfant à naître y règne auprès d'un fantôme dans une froide et splendide matinée d'automne, les victimes silencieuses, des demeurées souriantes et des légionnaires transis d'amour, j'y console ma petite fille qui pleure, je suis un père irréprochable et je la console d'un cauchemar qu'elle n'a jamais fait." (p. 153)
J'ai un peu de mal à comprendre ce que voulait réellement raconter Jérôme Ferrari ou quels sentiments il voulait que le lecteur ressente. Ce n'est pas un mauvais livre mais je ne me suis jamais vraiment intéressé ni à l'histoire ni aux personnages. Le livre est beaucoup trop court, les personnages trop plats. Et Théodore, j'ai toujours pas compris pourquoi il est dans le recit