Mari Okazaki (Japanese: おかざき真里, Okazaki Mari) is a Japanese manga artist. Okazaki was born in Nagano in 1967 and grew up in the region of Kansai. She graduated with a major in Design from Tama Art University and worked in advertisement for a number of years. Okazaki had been publishing illustrations and short comics since high school, although her professional manga career started around 1994. In the early 2000's she left her day job to become a full time cartoonist and illustrator. Okazaki comics have appeared in josei magazines (marketed to an audience of young adult women) as well as seinen magazines (marketed to an audience of young adult men). Her longest completed manga series to date are the josei Suppli, serialised from 2003 to 2009, and the seinen A-Un, serialised from 2014 to 2021.
Nouveau tome de ce très joli série manga et je suis de nouveau tombée sous le charme. Au niveau des personnages tout d’abord, Kaoru continue à développer son petit commerce malgré les difficultés et Shiro continue de roder, clairement obsédé par la jeune fille mais sans savoir comment lui parler. Et puis le Docteur Yagai est là, toujours présent et toujours totalement incompréhensible pour moi. Je vois pourtant bien ce qu’il représente, les difficultés qu’il traverse, sa réticence à s’engager dans une histoire avec une jeune fille qui n’a jamais rien connu et je trouve même que ses hésitations sont bien représentées. Mais voilà, je n’arrive décidément pas à accrocher à son personnage et ça m’énerve parce que je suis sure qu’il y a beaucoup de bonnes choses en lui mais je n’arrive pas à les voir alors que je ne demande pourtant que ça.
Ce tome met beaucoup l’accent sur l’opposition entre les deux personnages principaux masculins qui ont chacun des barrières qui les empêche d’avancer mais, étrangement, ça ne les rend pas plus attachants pour autant, même si je suis plus touchée par Shiro qui est fortement handicapé par son incapacité à s’exprimer ou même à comprendre ce que les autres peuvent ressentir. C’est Kaoru qui en sort la gagnante parce que même si elle rencontre encore beaucoup de difficultés à s’équilibrer entre ses deux activités professionnelles, elle est déterminée à réussir.
Graphiquement, on est encore sur quelque chose de sensible et terriblement efficace parce que le dessin et le cadrage retranscrivent parfaitement les émotions des personnages. Comme une évolution du tome précédent, on oublie les fleurs et les poissons pour passer aux feuilles et j’ai tout bonnement adoré la virée en moto de Kaoru et Shiro. Malgré les réticences et les difficultés de communication, c’est un joli moment parce qu’il ne demande justement pas beaucoup aux personnages de parler et c’est une petite parenthèse agréable au milieu d’un tome qui n’offre que peu de répit.