La classe moyenne est instrumentalisée par les politiciens et les commentateurs médiatiques, qui la dépeignent tantôt comme une immense cohorte de pauvres en devenir, tantôt comme une communauté martyrisée de contribuables parasités par l’État. Des prophètes de malheur annoncent même sa disparition. Enfant de la classe moyenne, Samuel Archibald a eu envie de se pencher sur ce qu’elle a été, ce qu’elle est devenue et ce qui l’attend. Et de parler de sa famille, des années 1980, de la religion du Publisac, de films de fin du monde et de stationnements de centres d’achats.
Samuel Archibald teaches contemporary popular culture at the University of Quebec in Montreal, where he lectures on genre fiction, horror movies, and video games, among other subjects.
Cet essai m’a fait sourire plusieurs reprises. Par exemple, cette citation :
« Je connais beaucoup de gens pas du tout dans le besoin qui les observent comme des petits rituels et qui inventent toutes sortes de plans bizarroïdes pour sauver cinq piastres et quart qu’ils dépenseront aussitôt ailleurs. »
En parlant des astuces de la classe moyenne pour économiser de l’argent, comme couper ses produits ménagers avec de l’eau ou apprendre à ses enfants à mentir sur leur âge aux glissades d’eau, l’auteur met en lumière une réalité absurde. Cette citation illustre bien notre société de surconsommation, où l’obsession pour l’argent et les biens matériels prend souvent le pas sur ce qui est réellement important.
Je ne m’étais jamais attardée à réfléchir sur la classe moyenne québécoise, et pourtant!
J’ai adoré cette lecture. Le propos de Samuel Archibald est pertinent et tellement actuel. Difficile de ne pas se reconnaître dans certains (plusieurs?) traits qui définissent et caractérisent la classe moyenne. Il pose plusieurs questions pertinentes, émet des hypothèses valables et assaisonne le tout de fragments de son vécu personnel.
Les passages m’ayant le plus fasciné sont ceux où il est question du moment où « LES classes moyennes » sont devenues « LA classe moyenne ». Je chercherai, dans mes futures lectures, à en savoir plus à ce sujet.
C'est l'effet qu'a cet ouvrage: Par ses questions et ses constats émis, l'auteur amène le lecteur à tenter d'y répondre lui-même, ou du moins à s'arrêter pour réfléchir aux points soulevés et, éventuellement à pousser ses recherches pour en savoir davantage et orienter ses pensées.
Cela fait une demi-douzaine d’essais de la collection Documents (Atelier 10) que je lis et je ne suis jamais déçu.
Ces “confessions d’un enfant de la classe moyenne” sont parfois inspirées, mais trop peu souvent fouillées. Des anecdotes personnelles qui font sourire, mais qui ne sont pas à la hauteur du sujet qu’elles aimeraient dépeindre. Ouvrage paru en 2013, qui souffre de ne pas avoir été révisé ou réédité depuis tellement la société a - si vite - changé. Une lecture rapide et sympa qu’on aurait souhaité plus profonde.
Une belle réflexion sur ce qu’est la classe moyenne, ou plutôt les classes moyennes. Un beau fourre tout qui inclut à la fois tout le monde et personne.
Lecture super facile et intéressante que j’ai eu à faire dans le cadre de mon cours de littérature. :-) J’ai surtout aimé le fait que l’auteur soit capable de mettre les bons mots sur des concepts auxquels je n’arrivais pas à le faire. Ça m’a donné le goût de lire d’autres essais!
J'ai adoré ma lecture. Une essai bien écrit, ça fait du bien! Ils ne le sont pas tous malheureusement.
J'ai particulièrement appréciée certaines anecdotes qui m'ont rendu nostalgiques.
Sa critiques du capitalisme, même si elle n'est pas neuve, est bien construite. Malgré qu'il s'auto-proclame intellectuel de gauche, il y a une fibre conservatrice à son discourt avec laquelle j'ai résonné.
La conclusion à laquelle il arrive ressemble drôlement au mode de vie que l'on a choisi d'adopter. Donc en plus d'avoir été une lecture divertissante, je la termine reforci dans mes choix de vie.
J'ai déjà quelques personnes en tête à qui je vais le recommander.
Wow wow wow... Quelle lecture authentique. J’avais l’impression de retracer la développement de mon identité à travers le temps. Entre l’éducation de nos parents, notre émancipation personnelle et le changement des valeurs de société, il y a tout un chemin à entreprendre. J’ai apprécié le ton de l’auteur, ses nuances, son honnêteté et surtout, ses anecdotes. Le bout de la laitue iceberg, c’est l’histoire de ma vie lol. Merci!!!
Très bon livre qui apporte un réflexion sociologique très intéressante sur la classe moyenne et ses habitudes de vies, particulièrement en ce qui concerne la consomation. Simple, vrai, avec une touche d'humour eficace! Bien qu'il n'apporte pas vraiment de réponse, il a au moins le mérite de poser les bonnes questions. Vraiment un livre qui vaut la peine.
J'avoue qu'avec les critiques élogieuses que j'avais lues, je m'attendais à un peu plus. En fait, j'attendais plus de faits et de pistes de réflexions. Mais somme toute, c'est très bien écrit et apporte une description drôle et plutôt exacte de notre classe moyenne québécoise.
Très bon livre. La narration est fluide, on se laisse transporter d'un bout à l'autre du livre sans aucun effort. La perspective est humble et très intéressante.
Court essai sur la classe moyenne que j’ai bien aimé. L’auteur amène des pistes de réflexions intéressantes et insère des anecdotes découlant de sa propre expérience. À qui s’adresse t’on lorsque l’on parle de classe moyenne? Y a t-il vraiment une solidarité au sein de cette classe? J’ai bien aimé la 5e confession, où l’auteur écrit une lettre à un auditeur de Radio x. C’est percutant de voir que la classe moyenne, nombreuse, a le poids de renverser la classe dirigeante, ou encore même, de forcer un changement de société. Pourtant, elle est confortable dans cette société de consommation qui la garde immobile. Je suggère cet essai à tous et toutes. Peut-être saura t’il vous susciter un peu de solidarité.
Ce récit entre certainement en résonance avec l’expérience collective des Québécois. J’ai bien apprécié les petites critiques acerbes que l’auteur se permet de formuler en toute honnêteté. On y sent la fragilité du mode de vie occidental et on y comprend que l’identité de la classe moyenne ainsi que ses pratiques de consommation sont reliées à des angoisses économiques, sociales et existentielles: « Les enfants qui ont été gros ne se trouveront jamais trop maigres. Les enfants qui ont été seuls n’auront jamais trop d’amis. Les enfants qui ont été pauvres ne seront jamais trop riches. »
An insight on la classe moyenne. Short and sweet. Interesting points like that we are here buying things made by Chinese kids for our fun. We go to malls like it is a cultural event for fun.
Ça me prenait un A pour le Grand défi, pis j'avais beaucoup entendu parler d'Arvida, mais ça me le disait plus ou moins, je sais pas trop pourquoi, alors ce bouquin-ci tombait bien, j'étais dans un beat d'essai. Je sais pas si je qualifierais ça d'essai, c'est plutôt comme une longue chronique de Voir? Comme quelque chose qu'un ami aurait partagé sur Facebook et que j'aurais lu avec intérêt. Il n'y a pas beaucoup d'idées, et le portrait dressé de la situation est plutôt anecdotique, mais ça n'est pas inintéressant. Les réflexions sur le printemps érable sont intéressantes, et j'ai aimé les histoires de l'Alcan dans les années 40. Une jolie petite plaquette qui fait réfléchir (un peu) et passer un beau moment de lecture, mais rien de révolutionnaire non plus. Mais comme ça ne fait que 75 pages, que le style est agréable et que le sujet touche une bonne majorité des gens, ça vaut la peine d'y jeter un oeil.
Le sel de la terre par Samuel Archibald Décembre 2015 3,5/5 *Il s’agit d’un essai, en français seulement, lu pour mon cours de français de secondaire 5 dans le but d’écrire un essai critique sur la disparition de la classe moyenne* Franchement un petit essai super bien fait. J’ai beaucoup aimé le format, alternant entre les «confessions» et les chapitres avec plus de matériel comme des statistiques, citations etc. Les pensées étaient intéressantes quoiqu’un peu fataliste pour mon goût, Archibald annonce la fin de l’âge d’or de la classe moyenne et la présente comme condamner. J’ai cependant grandement apprécié les réflexions sur la relation que la classe moyenne avait avec le monde de la politique, comment les politiciens utilisaient ce terme vague afin de catégoriser tous ceux qui font entre 19 000$ et 119 000$ ($canadien), méchant écart de niveau de vie si vous voulez mon opinion. Samuel Archibald aborde un sujet qui est, en bon québécois, garroché partout et dans toutes les conditions tandis qu’il n’est pas compris et que la majorité de ceux qui s’identifie à la classe moyenne n’en font pas vraiment partie.
Lu durant le vol Montréal-Miami, j'ai trouvé ce qu'il me fallait pour comprendre davantage les classes sociales et leur origine au Québec, la seule chose que j'ai pas aimé est l'insistance d'Archibald à nous faire comprendre qu'il appartient à une classe moyenne supérieure. Néanmoins j'apprécié son honnêteté lors qu'il nous éclaire sur la profonde insatisfaction et la captivité qui nous laisse la surconsommation dans la classe moyenne.
Une réflexion fort intéressante sur la classe moyenne québécoise (et mondiale) portée par une prose digne d'un vrai conteur. C'est un livre qu'on dévore, qui fait rire et facepalm, qui est complet et qui fait réfléchir non seulement sur son sujet annoncé, mais également sur la société en général et sur l'importance des choix que l'on fait en tant qu'individu et collectivement.
Beaucoup de passages mériteraient d'être érigés en dictons ou, à tout le moins, d'être cités. Sujet maintes fois abordé, c'est vrai, mais ce l'est ici d'une manière somme toute originale. J'ai beaucoup aimé !
Réflexion très intéressante sur la classe moyenne. Je me suis beaucoup reconnue dans cet intello de gauche qui a grandit au Saguenay et qui a passé sa vingtaine à déclarer des revenus de plus ou moins 10 000$/an et qui, malgré tout, croit en l'éducation.