Si vous êtes sensible ce roman n’est pas fait pour vous… Les victimes sont des enfants, c’est dire si, pour un premier roman, l’auteur a mis la barre très haut. Et c’est réussi. C’est prenant, addictif. L’enquête est décrite au jour le jour, avec des jours sans (beaucoup) et des jours avec, où tout s’emboîte et s’emballe. Le style est un peu froid, genre rapport de police, et j’ai aimé car cela rend le récit plus objectif. Certes on suit de près ce qu’il se passe dans la tête de l’agresseur, qui est lui-même très froid et sans affect, mais les faits sont rapportés comme cela doit se faire, j’imagine, dans un commissariat de police. De plus j’ai vraiment senti le professionnalisme de l’auteur, j’ai bien compris qu’il était de la famille de la Police et qu’il savait de quoi il parlait. Il y a beaucoup de notes de bas de pages expliquant les diverses abréviations ou codes qu’utilisent les policiers, cela a, semble-t-il, agacé beaucoup de lecteurs. Pour moi, au contraire, j’ai apprécié de connaître ces diverses informations.
C’est un roman purement psychologique, pas de cascades ou de courses poursuites rocambolesques (que du contraire d’ailleurs 😉), si vous n’aimez pas ce genre passez votre chemin, par contre si la psychologie vous interesse, foncez 😊.