Après le choc pétrolier de 1973, la France passe au tout nucléaire. Plogoff, commune de Bretagne, est retenue pour l'établissement d'une centrale. De l'incompréhension des habitants naît la contestation puis la résistance. Ce n'est qu'en 1981 que le projet est stoppé par Mitterrand, comme promis durant sa campagne.
J’ai bien aimé cette BD, qui m’a permis d’en apprendre plus sur la mobilisation anti-nucléaire des années 1970-80 à Plogoff ! Et c’est toujours très chouette de lire au sujet de luttes sociales victorieuses (en particulier quand elles ont lieu en Bretagne !!). J’ai aimé qu’on y voit comment les violences policières ont été utilisées pour écraser les oppositions locales, et les techniques de résistance des militant.es anti-nucléaires. Surtout, j’ai trouvé chouette qu’on y lise combien cette lutte a amené à l'engagement collectif des personnes a priori éloignées des mobilisations sociales, et en particulier qu’on puisse y entrevoir le rôle moteur femmes. Sur ce sujet je suis un tout petit peu restée sur ma faim : j’aurais aimé qu’on y voit davantage leur place centrale, le rôle de cette lutte dans le développement d’amitiés féminines, etc. J’aurais bien aimé aussi avoir davantage d’éléments de contexte, pour mieux comprendre notamment pourquoi Plogoff en particulier avait été choisie comme lieu de construction. Et enfin, sur le dessin, je me suis fait la réflexion à la lecture que j’aurais aimé quelques touches de couleur (quitte à laisser par exemple les scènes de répression policière en noir et blanc). Mais j’ai en tous cas beaucoup apprécié cette lecture !
Je ne connaissais pas cet ancien projet d'installation d'une centrale nucléaire sur la commune de Plogoff, en France, et la mobilisation populaire que ce projet a déclenchée contre lui entre 1978 et 1981. Cette histoire est relatée avec brio dans le roman graphique «Plogoff». Je souligne, moi qui habituellement lis mes BD comme mes romans (sans m'attarder aux images), avoir été particulièrement séduit par le trait et les choix de plans du dessinateur Alexis Horellou.