Ni autobiographie d'acteur ni roman, C'est beau une ville la nuit est «une balade, l'œil et l'esprit grands ouverts au vif de la ville et au droit à la vie, une route de douleurs, de joies et finalement d'espérances». Un blues en prose, ponctué de chansons, écrit par l'homme Bohringer à ses amis vivants ou morts, aux femmes qu'il a aimées, à la vie, à la page blanche. L'enfance maudite, l'alcool, les coups de chagrin, l'héroïne, il aura tout connu, pour s'octroyer quand même, au terme de son errance, le droit à l'amour, au bonheur, à l'écriture.«Vie je te veux. Je t'ai toujours voulue. J'avais pas le mode d'emploi.»
lorsque j'ai commencé ce roman je ne savais pas à quoi m'attendre. Et c'est ce qui a fait toute la beauté de ma lecture. J'ai découvert l'histoire en même temps que le narrateur paumé et bourré la plupart du temps. j'ai adoré la façon d'écrire de l'auteur, c'est une écriture très poétique tout en étant très crue (elle m'a beaucoup fait penser à "blizzard" de FAUVE). Je me suis vraiment laissée porter par le narrateur un peu comme s'il me tenait la main et m'entrainait avec lui en me racontant son histoire.
J'aime la voix, la gueule, et les emportements de cet homme. Il écrit comme il vit, comme il voit, comme il ressent. Ca me remoue l'intérieur à chaque fois, c'est comme ça.
Sorte d'oralité dans le style à laquelle on met du temps à s'habituer. Histoires sans sens et d'intérêt inégal. Blues inutile ? Certaines parties sont bien quand même