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Pourquoi Bologne

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Un écrivain dédoublé entre deux époques ne se sent bien dans aucune. Nous sommes à McGill en 1962 et en 2012, en même temps. Mais le problème est ailleurs : sur le campus, un psychiatre se livre à des expériences de déprogrammation sur ses patients. Nab Safi, l’oncle de l’écrivain, en sait quelque chose, mais il n’est bientôt plus là pour en témoigner. Commence alors une enquête où se télescopent les lieux, les objets, les souvenirs et les gens. Une mère du ghetto libanais joue son fils aux dés pour régler ses dettes. Une adjointe opère un ordinateur à cartes perforées. Le veilleur Diop monte la garde, les dinosaures reviennent, et un drôle de fusil décidera de l’issue des choses, si on y croit assez. Par le truchement d’une vieille photo et d’une piscine gothique, on atteindra les profondeurs traumatisantes de Ravenscrag, le manoir lugubre aux trente-six chambres.

À la fois roman de S. F. rétro et autofiction, Pourquoi Bologne est un livre sur la résilience et la littérature comme remède, sur la nécessité de raconter des histoires pour s’en sortir.

216 pages, Paperback

First published August 1, 2013

20 people are currently reading
315 people want to read

About the author

Alain Farah

12 books73 followers
Né en 1979, Alain Farah a publié un roman, Matamore no 29 (Le Quartanier, 2008) et un livre de poèmes, Quelque chose se détache du port (Le Quartanier, 2004). Professeur à l'université McGill, il enseigne la littérature française contemporaine et la création littéraire. Il vit à Montréal.

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Community Reviews

5 stars
31 (7%)
4 stars
121 (31%)
3 stars
153 (39%)
2 stars
67 (17%)
1 star
17 (4%)
Displaying 1 - 30 of 38 reviews
Profile Image for Jennifer.
400 reviews70 followers
March 10, 2015
L'auteur a un style intéressant et ses appartés par ci, par là à la lectrice n'étaient pas pour me déplaire, bien au contraire! Par contre, je n'ai jamais réussi à embarquer dans l'histoire. Je n'ai pas su trouver le fil conducteur du début à la fin. J'ai poursuivi parce que j'ai accepté en cours de lecture qu'il n'était peut-être pas toujours important de comprendre où ça s'en allait, justement, mais il reste que j'ai refermé le livre avec une impression de WTF. Ça arrive.
Profile Image for Manuel.
85 reviews3 followers
April 16, 2014
Moi qui aime les histoires non linéaires, j'ai été servi à souhait. De la confusion psychologique a son paroxysme. Pas besoin de prendre de drogue, la lecture de ce livre suffit amplement. J’ai grandement apprécié les références à des lieux et des évènements historiques montréalais véridiques et surprenants (pas tous réels et pas toujours ceux que l’on pense).

Je dois avouer que j’ai été déçu par la fin. Je ne m’attendais pas à une révélation mais ça m’a quand même laissé sur ma faim. Les évènements conduisant à la conclusion (il y en a une?) m’ont énormément rappelé la confusion du double épisode final de l’excellente série télévisé britannique The Prisoner.

J’ai quand même apprécié et je lui confère 3.5 étoiles sur 5.
265 reviews4 followers
April 9, 2022
COVID Iso Livre #1

En attente que Laurianne me redonne FINALEMENT Mille secrets mille dangers du même auteur, j'ai pris mon mal en patience avec Pourquoi Bologne.

J'ai hésité entre 4 et 5 étoiles, et j'ai finalement décidé d'accorder 4 étoiles en raison du style du livre. Je suis un lecteur un peu plate peut-être, mais j'ai parfois de la difficulté avec des styles plus expérimentaux. Dans ce cas-ci, la ligne narrative est confuse, bien sûr de manière volontaire. Les temps, les lieux, s'embrouillent, et j'ai parfois de la difficulté à tirer une jouissance de ces récits, qui me permettrait de donner 5 étoiles.

La raison pour laquelle j'ai hésité est que ce style décousu est parfait dans le contexte. L'auteur tente de reproduire les pensées de quelqu'un de paranoïaque, et quand je dis parano ce n'est pas au sens culturel du terme, mais bien au sens psychiatrique, dans le contexte délusionnel, possiblement psychotique. La réalité devient distordue, incompréhensible parfois, souvent menaçante. Je trouve qu'Alain Farah a réussi à merveille à reproduire de manière bien entendu totalement romaesque et éclatée ce que je pensais comprendre de la situation de certains patients psychotiques au cours des deux derniers mois de mon stage de psychiatrie.

Les références culturelles omniprésentes sont quelque chose que j'adore en littérature, et le fait que le roman prenne place au sein du campus de McGill ne fait qu'ajouter à ce plaisir. J'ai l'impression que tout est familier dans ce roman, proche de moi, ce qui rend d'autant plus tragique les histoires - bien réelles elles - des victimes du projet MK Ultra qui avait lieu à McGill même.

Un beau roman, éclaté mais bien ficelé, un plaisir de lecture surtout à la fin d'un stage de psychiatrie (même si pas complété au Allen Memorial!) Merci à l'employé de ma superbe librairie de quartier Livresse pour la recommandation.
Profile Image for Pascal Scallon-Chouinard.
410 reviews7 followers
October 31, 2024
J’aurais tant voulu aimer ce livre. D’abord pour l’auteur, dont les interventions et la personnalité sont des plus intéressantes, puis pour l’originalité même de l’histoire proposée. Campé dans un décor qui alterne entre l’Université McGill et l’institut Allen, où des expériences psychiatriques financées par la CIA ont été menées à une certaine époque, le récit devient rapidement surréaliste, confondant les époques et les personnages, jusqu'à troubler l'esprit de la personne qui en fait la lecture. On rencontre des personnages, réels et fictifs, dans des détours souvent inattendus, qui donnent l’impression d’embarquer, nous aussi, dans une certaine folie.

L’expérience était intéressante, mais ce n’était peut-être simplement pas une lecture pour moi. Je l’ai trouvée particulièrement lourde, ayant de la difficulté à maintenir mon intérêt au fil des pages. L’œuvre est néanmoins d’une grande qualité et la démarche de l’auteur vraiment intéressante.
Profile Image for  ★☽★ Geneviève ★☾★.
159 reviews1 follower
February 5, 2023
4.5⭐ - C'est un roman qui semble auto-biographique au départ, mais qui dérape rapidement. On suit Alain l'écrivain qui dédoublé entre deux époques : 1962 et 2012. Au départ on arrive à se situer dans le temps. Plus le temps s'écoule plus on se perd dans la paranoïa du protagoniste, les époque s'entremêlent, on arrive plus a suivre...surtout quand les dinosaures reviennent. Ce roman est eclaté, on parle du docteur Donald Ewen Cameron qui fait parti du projet MKUltra de la CIA. Ses expériences se déroulait au pavillon Allan Memorial Institute de McGill entre 1957-1964. Ce projet consistait à "reprogrammer" le cerveau de patients ( sans les avertir, en leur administrant du LSD).

Pour lire ce roman, il faut accepter le fait de n'y rien comprendre.

"Est-ce que c'est grave de ne rien comprendre, si c'est beau ?" (Pourquoi Bologne page 137.)
Profile Image for Elena (ThePurpleCarrot).
113 reviews13 followers
January 7, 2022
4.5

Ma résolution de 2022 est d'essayer d'écrire plus de reviews, alors me voici.

Pourquoi Pourquoi Bologne ? Eh bien parce que c'est un court roman qui allie toutes sortes d'éléments qui rend, à mon sens, un roman intriguant, passionnant, palpitant.

Tout d'abord, il s'agit d'un roman d'une grande érudition. On y retrouve beaucoup d'intertextualité, de l'intermédialité, même. La lecture est ponctuée de réflexions sur d'autres romans, mais aussi sur des films et des évenements d'actualité. Pour moi, il s'agit là d'un jeu entre le narrateur et le lecteur. On prend pour acquis que le lecteur est intelligent et qu'il saura de quoi le narrateur parle. C'est agréable. Ça fait partie du contrat de lecture. Plus encore, nous lecteurs sommes interpellés directement. Le roman a conscience d'exister en tant que roman. C'est ludique, c'est oulipien, c'est post-moderne, si j'ose m'exprimer ainsi.

Ensuite, les lieux sont reconnaissables. Montréal est un personnage en soi, et on se divertit à reconnaître le campus de l'Université McGill. Des clins d'oeils appréciés à ma ville que j'aime d'amour. Malgré cela, malgré les lieux très précis, on se trouve toujours à la frontière entre le réel et l'imaginaire. Certains aspects tombent clairement dans l'une ou l'autre des catégories (de la science fiction à la chronique historique), alors que d'autres font plutôt partie d'une zone grise. Au lecteur de démêler le vrai du faux, ou pas.

J'aime les romans hétéroclites. J'aime les romans qui mèlent les styles, qui font référence à la culture et à ma ville. J'aime les romans qui sont pince-sans-rire, où l'auteur se dévoile entre les lignes, ironique et joueur. Voilà autant de qualités de ce roman. En tant que lecteur, on se promène entre les époques, entre réalité et fiction, entre les tons, entre les styles.

Profile Image for Hugogogo.
74 reviews9 followers
March 18, 2024
J’ai tellement aimé Mille secrets mille dangers que j’étais curieux de plonger dans ce livre précédent d’Alain Farah. On retrouve quelques-uns des mêmes protagonistes imparfaits, le même style vif et fulgurant mais dans une histoire qui, dès qu’elle nous intéresse… nous échappe aussitôt. Et nous laisse souvent pris avec nos questionnements. Parfois, ça sonne comme de pures digressions (un abus du procédé, à mon goût!), ou comme des souvenirs qui jaillissent ou des jeux-trous de mémoire avec les époques qui se télescopent. M’enfin, c’est vivant, bien tourné, mais c’est tout de même dommage, car si les thématiques des expérimentations médicales sécrètes dans la mythique piscine de McGill ou l’histoire du reservoir d’eau McTavish sont fascinantes, on finit par se lasser d’essayer d’entrer dans cette histoire.
Profile Image for Sakina.
683 reviews78 followers
June 8, 2022
Je me suis contrainte à le lire en intégralité malgré le fait que la thématique ne soit pas du tout mon style. Malheureusement moins dans mes cordes.
Profile Image for Alexander Kosoris.
Author 1 book24 followers
April 15, 2019
Some books really lose me right from the get-go. This could be due to a myriad of reasons, but, in the case of Ravenscrag, it seemed to be because of the author’s misunderstanding of avant-garde, with scenes mashed together that appeared weird just for the sake of being weird. Before long, however, Farah redeemed himself, showcasing a muddled, mad genius that I was beginning to worry was absent from this work.

Explaining the plot of Ravenscrag is problematic, to say the least, given the unreliable narrator, the quick jumps between unrelated––or, at least, loosely related––events, and the blending of time periods. (Technology presented, such as electronic cigarettes, would often suggest 2012, but then we would encounter a character who died in the ’60s, suggesting that the narrator exists in some strange continuum that is both 1962 and 2012, rather than jumping between the two.) It may be a revenge story, in which the narrator seeks to kill the McGill psychiatrist who tampered with his memories and may have been involved in the deaths of family members, or possibly just the delusions of a demented man, or some sort of combination of both. The true skill the author exhibits is in the way he confidently gives out information, with no explanation, only to bring things together later on. He still provides little explanation, but a careful reader will spot the intense connectivity of such jumbled thoughts and events, leaving you satisfied if you ‘get it.’

As spectacular as I found Ravenscrag, I struggle with a recommendation, precisely because you need to have a great tolerance for the strange to appreciate it. If you ever attempt it, keep in mind the rhetorical questions Farah outlined in his book (originally posed by Ridley Scott to and, hilariously, answered by his film producers regarding Blade Runner): “Is it terrible to not understand a thing, if it’s beautiful? Can’t the emotion felt be just as important as understanding the plot?”
Profile Image for Sandra Bunting.
201 reviews3 followers
September 15, 2025
Ravenscrag revolves around Montreal's McGill University and the notorious Allen Memorial Institute where mind control experiments were held by the director Ewen Cameron and funded by the CIA. I was interested in learning more as my mother spent months there when I was 4-5 and was never the same since.
There were no new major revelations about the psychiatric practices in the work of fiction. Instead it is a surreal account where time is blurred, reality blends with unreality and memory is constantly playing tricks. It could be a work of science fiction or a philosophical treatise, peopled by such characters as a European model, the write Umberto Echo as a dandy and members of the Armenian mafia. Also figuring in the story is McGill's Walter Penfield who invited Cameron to Montreal.
Written as a fictionalized biography, the book takes many unexpected turns as you would expect in the fall into madness.
Profile Image for Benoit Lelièvre.
Author 6 books189 followers
September 3, 2023
C'est un drôle de roman à lire quelques mois après Mille Secrets, Mille Dangers.

Récit délirant et paranoïaque qui télescope le temps et l'espace en essayant de rapiécer une histoire familiale autour d'une intrigue reliée au projet MK Ultra. J'ai apprécié cet exercice de métafiction qui part du très très fictionnel pour se rendre au réalisme brut de Mille Secrets, Mille Dangers en passant par des vignettes documentaires, sans trop savoir si j'y ai compris quoique ce soit. Je pense que l'important c'est d'avoir ressenti cette sensation de flottement psychédélique qui semblait animer Alain Farah à l'écriture et c'est très réussi.
Profile Image for Mélanie.
30 reviews1 follower
September 15, 2013
Intriguant, d'abord. Mais très vite ça se cherche et ça se perd de plus en plus...Et puis la finale est expédiée, bâclée, bouclée en 3-4 pirouettes et un pétard mouillé. Beaucoup de bruit pour presque rien.
Profile Image for Benoit Galarneau.
90 reviews3 followers
May 1, 2014
Un beau délire montréalais mais une quête qui n'atteint pas son but.
Profile Image for Caroline.
311 reviews11 followers
January 17, 2016
Bof. Bien écrit, mais l'histoire et les personnages, l'univers ne m'ont pas retenue. Je l'ai lâché après 72 pages.
Profile Image for Ann Diamond.
Author 24 books33 followers
February 7, 2018
Inventive and quirky, but promises more than it delivers. The narrator's final swim through the underground reservoir above McGill campus is a metaphor for a quest that never arrives at any conclusion. Still, you could build a course around the many brilliant threads that Farah weaves into this narrative. Like the history of the Allan Memorial, a frustrating trail of dead ends.
Profile Image for Charles-Étienne Groleau.
285 reviews80 followers
June 25, 2024
Yo, what the fuck is up God? Je suis perdu dans ce mess
Les deuxièmes sont toujours en retard, finissent avec les miettes
Dans le fond, qu'est-ce que c'est la mort? It's just a little rest
Est ce que détruire une œuvre d'art c'est en créer une nouvelle?
Oh well
Dis-moi qui tire les ficelles
Cheating death, j'essaye de fuir les décibels

ALAIN JE T'AIME
221 reviews
Read
May 13, 2024
Quit reading. Absolutely no idea what the book is about and life is too short to force myself to read something that is absolutely ridiculous. Now that being said perhaps it would become clear by the end of the book and I would have thought it was brilliant. Not waiting that long.
Profile Image for Jacob Wren.
Author 15 books422 followers
Read
October 13, 2018
"I'm writing a novel in which a man entrusts a woman with the task of writing a novel instead of him, as he is clearly unable to do so because his mind is controlled by an intelligence agency."
Profile Image for Isabelle Delisle.
119 reviews
May 17, 2022
J’apprécie l’art et l’esthétique de ce livre, qui toutefois ne me rejoint pas sur le plan émotif.
Profile Image for Édouard.
80 reviews
May 14, 2024
« S’habitue-t-on jamais à raconter des histoires qui ne fonctionnent pas? »
Profile Image for Anais Brasier.
10 reviews
Read
January 14, 2025
J'ai pas tout compris et ça me fait me sentir un peu niaiseuse. Mais j'ai pas haïs ça non plus. Je suis juste un peu (très) confuse.
Profile Image for Laurence.
8 reviews
October 25, 2025
J'ai trouvé le style d'écriture difficile à lire mais ça vaut la peine. Très original
Profile Image for Amélie Jetté.
192 reviews15 followers
November 1, 2022
Dr Ewen Cameron, psychiatre en chef du Allan Memorial. Expériences de déprogrammation sur des patients. Structure. Construction. Enchevêtrement. Courts chapitres. Montréal. Histoire et actualités. 1962. 2012. Superposition. Personnages. Recoupements avec autres romans de l’auteur. Accueil d’une part de flou. «À la fois un roman de science-fiction rétro et autofiction.» Écriture. Humour. Plaisir de lecture. Lu en parallèle de l’écoute du balado «Brainwash» animé par Sophie-Andrée Blondin sur Ohdio.
Profile Image for Sophie.
351 reviews
February 28, 2014
Pourquoi Bologne est un récit d'autofiction éclaté dans lequel le personnage d'Alain Farah voyage dans le temps et l'espace, dans un style qui rappelle celui vu dans Slaughterhouse-five de Vonnegut. C'est un livre qu'il faut lire l'esprit ouvert, et qui saura transporter, divertir, faire réfléchir aussi, mais qui comporte toutefois certains passages surfaits, où les phrases s'entremêlent juste "pour être belles" mais qui donnent parfois l'impression d'être complètement vides, ou simplement poussées trop loin.

Une lecture sympathique, vraiment divertissante, drôle, qui ne change toutefois pas une vie et qui aurait sans doute gagné à être un peu plus longue, parce que le dénouement arrive de manière quelque peu précipitée.
Displaying 1 - 30 of 38 reviews

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