C'est en 1880 que Zola et cinq de ses jeunes amis, Guy de Maupassant, Paul Alexis, Henry Céard, Léon Hennique et J. K. Huysmans, décidèrent d'écrire chacun une nouvelle et de les publier en un volume sous le titre les Soirées de Médan. Le propos de ces textes était certes de faire une œuvre qui soit exemplaire du naturalisme. Et pourtant, de Boule de suif de Maupassant à l'Attaque du moulin de Zola, en passant par Sac au dos de Huysmans, ce livre demeure un joyau de la littérature, de cette littérature du XIXe siècle à laquelle le roman français doit tant
Émile Zola was a prominent French novelist, journalist, and playwright widely regarded as a key figure in the development of literary naturalism. His work profoundly influenced both literature and society through its commitment to depicting reality with scientific objectivity and exploring the impact of environment and heredity on human behavior. Born and raised in France, Zola experienced early personal hardship following the death of his father, which deeply affected his understanding of social and economic struggles—a theme that would later permeate his writings. Zola began his literary career working as a clerk for a publishing house, where he developed his skills and cultivated a passion for literature. His early novels, such as Thérèse Raquin, gained recognition for their intense psychological insight and frank depiction of human desires and moral conflicts. However, it was his monumental twenty-volume series, Les Rougon-Macquart, that established his lasting reputation. This cycle of novels offered a sweeping examination of life under the Second French Empire, portraying the lives of a family across generations and illustrating how hereditary traits and social conditions shape individuals’ destinies. The series embodies the naturalist commitment to exploring human behavior through a lens informed by emerging scientific thought. Beyond his literary achievements, Zola was a committed social and political activist. His involvement in the Dreyfus Affair is one of the most notable examples of his dedication to justice. When Captain Alfred Dreyfus was wrongfully accused and convicted of treason, Zola published his famous open letter, J’Accuse…!, which condemned the French military and government for corruption and anti-Semitism. This act of courage led to his prosecution and temporary exile but played a crucial role in eventual justice for Dreyfus and exposed deep divisions in French society. Zola’s personal life was marked by both stability and complexity. He married Éléonore-Alexandrine Meley, who managed much of his household affairs, and later had a long-term relationship with Jeanne Rozerot, with whom he fathered two children. Throughout his life, Zola remained an incredibly prolific writer, producing not only novels but also essays, plays, and critical works that investigated the intersections between literature, science, and society. His legacy continues to resonate for its profound impact on literature and for his fearless commitment to social justice. Zola’s work remains essential reading for its rich narrative detail, social critique, and pioneering approach to the realistic portrayal of human life. His role in the Dreyfus Affair stands as a powerful example of the intellectual’s responsibility to speak truth to power.
Émile Zola, defender of naturalism, suggested that Guy de Maupassant, Joris-Karl Huysmans, Henry Céard, Léon Hennique, and Paul Alexis write short stories on the theme of the Franco-Prussian War. These short stories, each with a distinct tone, are part of a collection aptly titled, as suggested by Henry Céard, "Les soirées de Médan," a setting where Emile and Alexandrine Zola warmly welcome the writers. This collection is the testimony of an exceptional literary adventure and the rebuke of the ravages of the war of 1870.
Un recueil de nouvelles qui prennent toutes pour cadre la guerre franco-allemande de 1870-1871, traitée sur un mode ouvertement absurde, et d'une tonalité anti-belliciste sinon anti-militariste.
L'Attaque du Moulin - Émile Zola **** Un renversement de perspective effrayant. D'une histoire bucolique et pittoresque centrée autour du moulin à eau du père Merlier, témoin des amours de sa fille Françoise et du jeune Dominique, on passe à un champ de bataille ouvert, sans merci pour les êtres et pour les choses.
Boule de suif - Guy de Maupassant **** Une nouvelle connue du maître de la forme courte, où les passagers d'une voiture en direction de Dieppe est interceptée par un officier prussien qui exige un tribut pour lui ouvrir le passage... Histoire grinçante et désabusée sur l'ingratitude, l'abnégation non payée de retour.
Sac au dos - J. K. Huysmans **** Un étrange récit picaresque où l'on suit les tribulations d'un étudiant en rade, sans idée précise d'avenir, qui s'engage volontairement dans les rangs français pendant la guerre de 1870. Ce qui suit n'est qu'ordres, contre-ordres, la logistique des trains qui déraille au propre comme au figuré, séjours en clinique et sorties gaillardes dans les villes proches pour tromper l'ennui, le temps que la guerre prenne fin. L'enchaînement des épisodes grotesques et loufoques m'a rappelé Le Brave Soldat Chvéïk, et la première partie du Voyage au bout de la nuit, tandis que la danse angoissante et désarticulée des trains m'évoque Le Train (Ldp Simenon) (French Edition) by G. Simenon.
La Saignée - Henry Céard *** Un texte qui m'a paru bien moins nuancé que les précédents, autour de la relation tumultueuse d'une demi-mondaine et du généralissime français au cours du siège de Paris. Si les descriptions de Paris et de Versailles pendant la guerre ont entretenu ma curiosité, les personnages m'ont fait l'impression de caricatures.
L'Affaire du Grand 7 - Léon Hennique *** L'expédition punitive d'une escouade, puis d'un bataillon, puis d'une petite armée contre le propriétaire d'une maison de passe pour soldats. Mis à part un tableau - réussi mais un peu convenu - des instincts vils et lâches excités par la vie de garnison, je n'en retiens pas grand-chose. Voir aussi: 14-18, penser le patriotisme
Après la bataille - Paul Alexis **** Une nouvelle étonnante où la guerre de 1870 rapproche deux êtres, un jeune abbé et une jeune veuve, tous deux Bretons. Le traitement de l'absurde du conflit et des moments de sens qui peuvent naître de cette même confrontation des gens avec l'absurde me paraît une franche réussite. Voir aussi: Civil War Stories
Operazione letteraria non pienamente riuscita, questo libro pubblicato nella primavera del 1880 raccoglie componimenti brevi di sei amici scrittori, tutti vicini alla corrente artistica del Naturalismo, e ispirati al ricordo della guerra franco-prussiana del biennio 1870-1871: a Medan dove Zola aveva comprato una casa, i sei autori di questa raccolta di racconti si incontravano per discutere tra di loro sulle ispirazioni letterarie, di politica, su nuovi modi di interpretare la loro scrittura creativa: e proprio intorno a loro infatti nascerà e si svilupperà la corrente letteraria del Naturalismo. Quanto al contenuto di questo libro mentre i primi due racconti, quelli di Zola e Maupassant sono due capolavori indimenticabili della narrativa breve, quelli di Céard e Alexis riescono a tenere alta l’asticella della qualità mentre quelli di Huysmans e Hennique sono sufficienti ma rimangono surclassati dalla classe dei loro amici. Nell’insieme una lettura interessante e unica nel suo genere ma non imprescindibile.
6 büyük yazar 6 mükemmel öykü. 1870 Fransa-Prusya savaşını konu alan, savaşın özellikle iki yüzlülüğünü, sahteliklerini, kahraman bozuntularını, insanın zayıf yönlerini öne çıkaran öyküler. Savaşın dehşetini bir de bu yazarlardan okumak iyi oldu. En az etkilendiğim ilginçtir Zola’nın yazdığı öykü oldu. Kolay okunurluğu nedeniyle öneririm.
tam bir klasik. özellikle emile zola'nın ve maupassant'nın öyküleri çok iyi. 1800'lerin sonunda prusya savaşı'nın anlamsızlığı için yazılmış bu öyküler bugün bu ülkede yazılsa "halkı askerlikten soğutmak" suçundan yargılanırdı yazarlar. refik halit karay'ın mauppasant'dan çok etkilendiği izlenimine kapıldım bu arada. çok benzer yönler var. kitap hakkında agos'a yazdığım yazı: http://tembelveyazar.blogspot.com.tr/...
Cette collection est une régale. Elle comprend six contes d'auteurs différentes qui avaient formé un cercle pour promouvoir le naturalisme dans la littérature. On y trouve le très célèbre Boule de Suif de Guy de Maupassant. Aussi, il y a un mélodrame épouvantable qui provient d'Émile Zola. J.K. Huysmans qui a écrit des très belles choses offre une conte qui surprend surtout par la médiocrité. Les trois autres contes d'illustres inconnus sont, pris ensemble, aussi bon que les contes des trois gros cannons. Finalement, Les soirées de Médan plait parce que c'est un effort collective des bons amis qu'ils voulaient travailleur ensembles vers un but commun. Vraiment les artistes Parisiens du deuxième moitie du dix-neuvième siècle avait le gout de collaboration. Le salon des Refus qui a lance le mouvement impressionniste a été aussi un effort collective de jeunes artistes.
Questa celebre raccolta di racconti è spesso definita il manifesto del Naturalismo francese, ma si tratta più che altro di racconti disomogenei di autori di diversa ispirazione e sensibilità, organizzati intorno al tema della guerra franco-prussiana del 1870-71 e piuttosto lontani dagli stilemi propri del Naturalismo. Persino il racconto di apertura di Zola, appena passabile, è estraneo agli strumenti di osservazione della realtà dell'autore francese e si concentra su una rappresentazione scarna e dimessa della guerra, nello specifico sull'attacco a un mulino nella campagna della Lorena. I racconti di Céard e Alexis sono francamente poco realistici, il primo sembra una fantasticheria di natura allegorica senza un gran significato, il secondo è di natura intima e psicologica; ho trovato migliore il racconto di Hennique, "L'episodio del n. 7", che con grande sintesi descrive, in ottica antieroica, la brutalità dei soldati francesi, che, nonostante la minaccia del nemico alle porte, perdono il controllo e assalgono brutalmente un bordello di reggimento. Mi hanno invece colpito i racconti di Maupassant e Huysmans, che, oltre a essere molto belli, rivelano già le loro peculiarità stilistiche. In "Zaino in spalla" H. sceglie beffardamente il punto di vista di un giovane soldato svogliato e riluttante, che vede la guerra solo da lontano perché si ammala di dissenteria e si sposta di paese in paese per essere curato, ma a malapena riceve delle cure minime e non fa altro che girovagare con un suo amico per ingozzarsi e bere ad ogni occasione; lo stile è corrosivo e vigoroso, sono centrali gli stimoli sensoriali e corporei; il pericolo del conflitto è visto indirettamente attraverso la malattia, il dolore, la fame, ma i mali stimolano a loro volta la ricerca del piacere del momento e dell'appagamento dei sensi, potenziando gli istinti vitali. È molto forte la critica della vita militare, fondata sullo sfruttamento e su una gerarchia ottusa e noncurante. Palla di Sego, di Maupassant, è un piccolo gioiello, narra del viaggio di un gruppo di persone di varia estrazione sociale da Rouen, sotto l'occupazione prussiana, a Dieppe. Con grande meticolosità l'autore delinea uno spaccato sociale elementare ma efficace, attraverso cui mette in luce le meschinità dei "vinti", che mettendosi sullo stesso piano dei vincitori e sfruttando i loro interessi riescono a salvaguardare i propri e a uscire indenni dalla guerra con i loro egoismi di classe intatti; anche nella sconfitta la sopraffazione e lo sfruttamento degli emarginati restano uno strumento indispensabile di sopravvivenza, che accomuna vinti e vincitori. In generale nella raccolta la rappresentazione dei soldati tedeschi è stereotipata e negativa, vengono dipinti come uomini barbari, rigidi, vanitosi e senza scrupoli; d'altro canto anche le truppe francesi sono viste in ottica antieroica. Gli autori cercano una visione oggettiva e cruda della guerra, che metta in luce la sua inutilità e la sua violenza; gli ufficiali sono inetti e deboli, le risorse scarseggiano e l'insufficienza dell'apparato militare non può essere compensato dal coraggio dei soldati, che sono in ogni caso uomini comuni, che non hanno intenzione di sacrificarsi per una causa disperata.
[3/5] : “Les Soirées de Médan” est un ensemble de six nouvelles, chacune écrite par un auteur différent, s’inscrivant sous le genre du réalisme et du naturalisme, prenant place durant les maintes guerres européennes de la fin du dix-neuvième siècle, entre les Français et les Prussiens. Les thèmes abordés n’étant pas d’actualité, je me suis plutôt attardé sur le style et la narration de chaque auteur, dévoilant ainsi une hétérogénéité dans l’œuvre. La nouvelle d’Henri Céard est une déception totale : ennuyeuse, répétitive, plane et superficielle, l’auteur n’explore rien de particulier, et rend la plus longue nouvelle de l’ensemble sa plus navrante. D’autre part, les textes de Hennique et de Huysmans ne m’ont pas vraiment impressionné ou marqué : leur absence m’aurait été aussi significative que leur présence. Par contre, « L’attaque du moulin » de Zola et « Après la bataille » de Paul Alexis ont été un régal à lire. Chaque auteur a son style singulier, sa façon de décrire les évènements, mais tous deux emploient un nombre fini de personnages qu’ils explorent, que ce soit en fond psychologique ou en interaction avec leurs environnements. Même les histoires racontées, bien qu’anachroniques avec mon présent, m’ont été plaisantes. Et le meilleur pour la fin, « Boule de suif », l’œuvre maitresse de Guy de Maupassant que j’eu l’énorme plaisir de relire après environ sept ans. Cette nouvelle est un chef-d’œuvre en fond et en forme : son style est impeccable, ses idées uniques et controversées, sa plume incomparable, ses personnages diversifiés et allégoriques, et les thèmes sociaux qu’il aborde toujours d’actualité et si bien critiqués. Ainsi, Maupassant reste pour moi le maitre de la nouvelle, et sa plume la signature du Réalisme, ce mouvement littéraire que j’apprécie tant.
C'est dans ce recueil collectif de nouvelles consacrées à la guerre de 1870, paru dix ans plus tard et qui, malgré les dénégations des auteurs, avaient valeur de manifeste du groupe naturaliste, qu'est parue pour la première fois la célèbre "Boule de suif" de Maupassant, que beaucoup, beaucoup de lecteurs ont savourée... dans une édition séparée. La voici replacée dans son contexte originel, qui est plus qu'un contexte ! A tout seigneur tout honneur, c'est à l'aîné du groupe, déjà célèbre à l'époque, d'ouvrir le recueil. "L'Attaque du moulin" d'Emile Zola est un petit chef-d'oeuvre, et la seule des six nouvelles à raconter longuement une véritable opération militaire. L'attaque des Prussiens contre un petit moulin en Lorraine empêche un mariage ; tel Douaumont dans "La Grande illusion" il sera pris puis repris. Les personnages, attachants, agissent avec courage et dignité, et c'est l'ensemble des circonstances et la progression de l'intrigue qui font de cette "Attaque du moulin" une dénonciation ironique et cruelle de la guerre. Par brèves touches Zola communique le sentiment du paysage, "une vraie gaieté" qui contraste avec la violence de l'action. C'est pour moi un récit à la hauteur de la "Boule de suif" qui suit aussitôt, qui ne pouvait plus me surprendre, mais qui m'a ravi par le sens des détails comiques dont fait preuve Maupassant, notamment quand il croque ce républicain qui ressentait "une affinité entre les deux grandes passions qui occupaient toute sa vie : le Pale-Ale et la Révolution" ! Si "Sac au dos" de Huysmans - alors jeune écrivain naturaliste - évite d'évoquer les combats, c'est pour nous faire mesurer l'invraisemblable entropie d'une campagne militaire. Le narrateur, engagé volontaire, passe, en somme, toute la guerre à l'infirmerie, à se débattre avec des coliques mal soignées. Il ne s'agit absolument pas d'un tire-au-flanc : il souffre réellement, mais en pure perte. Le récit le plus long est "La Saignée" de Henry Céard. C'est l'un des moins convaincants. C'est une chronique plus ou moins directe du siège de Paris, qui suit (sans le nommer) le général Trochu, commandant de la place, et sa maîtresse supposée, une demi-mondaine qui se fait appeler Madame de Pahauën (nom vraiment bizarre qui semble soufflé par Villiers de l'Isle-Adam). Leur liaison, leur rupture, leurs retrouvailles expliqueraient une bonne partie du déroulement catastrophique du siège. La réduction des motivations politiques à des secrets d'alcôve n'est pas forcément l'apport le plus pertinent du genre de la nouvelle historique, surtout s'agissant de tragédies collectives. Céard a, si j'ai bien compris, subi le siège de Paris, et participé à la sortie finale de la garde mobile que son récit traite de manière elliptique, par une efficace pudeur. Ce qui peut expliquer une certaine rancune envers le haut-commandement. Mais entre le portrait de Mme de Pahauën, dont même les bonnes actions sont présentées à charge, et celui de sa logeuse temporaire, une maquerelle alsacienne qui s'accommode très bien de l'invasion (étrange provocation...), je retiens plus de "La Saignée" une certaine misogynie qu'un point de vue sur la guerre. "L'Affaire du grand 7" de Léon Hennique a le défaut de commencer dans le comique troupier que Huysmans évitait, et de ne présenter que des personnages génériques sans grande personnalité. La deuxième partie du récit, qui raconte la prise d'assaut d'un bordel par des soldats qui veulent venger un fait divers qui ne sera jamais pleinement éclairci, a plus de force et plus de portée. Enfin "Après la bataille" de Paul Alexis est une réécriture de "La Matrone d'Ephèse" qui réussit à mêler la gêne comique née de la situation (d'autant que le personnage de l'amant revient à un prêtre en délicatesse avec son diocèse) avec un vrai pathétique lié aux circonstances de guerre. Alexis donne une réelle puissance romanesque au récit, qui serait par ailleurs une parfaite illustration des idées de son ami Zola, les personnages révélant leur tempérament par leur réaction aux circonstances, si l'auteur n'avait développé un peu trop scolairement leur psychologie dans d'importantes analepses, faisant de son héroïne une petite soeur bretonne de madame Bovary. Il n'y avait pas besoin de tant expliquer, la situation suffisant à rendre crédibles toutes leurs impulsions. Reste que le hasard (après Zola, l'ordre des cinq autres nouvelles fut, paraît-il, tiré au sort) permet au recueil de se conclure brillamment, après les deux récits qui ont le moins bien vieilli. La vision collective du conflit de 1870 qui ressort de l'ensemble est impitoyable. La situation même d'une guerre entre deux pays anéantit les efforts des personnages les plus sincères et les plus droits, tandis que l'inertie et l'entropie des institutions, voire la médiocrité des chefs, emmènent la France au désastre. Soucieux de ne jamais apparaître comme des patriotes revanchards (d'où le traitement réservé par Céard aux Alsaciens, j'imagine), les six nouvellistes n'épargnent ni l'Etat, ni l'Eglise et surtout pas l'armée, et c'est souvent l'occasion d'un mélange grinçant de comique et de noirceur. L'humour des "Soirées de Médan" est très noir et l'efficacité du titre tient en partie au contraste qu'il suggère entre la paix des soirées amicales dans la maison de campagne de Zola, et la violence des histoires racontées. Autre trait commun de ces disciples de Flaubert : le souci du style. C'est à la fois leur force, leur originalité, et le talon d'Achille de ceux dont le talent était de deuxième ordre. Zola est souverain d'autant plus qu'il se garde bien de "faire du Zola", qu'il a choisi d'éviter toute satire du milieu qu'il décrit et qu'il sait que les longues descriptions ne sont pas à leur place dans une nouvelle. Alexis, qui travaillait lentement paraît-il, et que Zola, excitait au travail, réussit un tour d'orfèvrerie presque comparable. Maupassant met encore (brillamment) ses pas dans les pas de Flaubert et dans cette nouvelle de relativement longue haleine, évite les brefs paragraphes d'une seule et belle phrase qui sont souvent la marque de fabrique de ses contes. Huysmans et Céard expérimentent le mélange des temps du passé et du présent pour exprimer la narration. Céard, qui commence au présent, est le plus radical, alors que Huysmans se contente d'amplifier la part du présent de narration classique. On croit aussi qu'il va être le plus systématique, car le début de "La Saignée" présente l'action principale au présent et réserve le passé, de façon très logique, aux retours en arrière : mais bientôt ce système ne tient plus et l'ensemble donne une impression un peu chaotique. La volonté, à l'exemple de l'auteur de "L'Assommoir", de travailler sur la langue parlée, marque également le récit de Céard et celui de Hennique : mais ils n'ont pas la science du rythme et le sens du burlesque de Zola, et le résultat fait un peu débraillé. Dans un château il n'y a pas que des salons d'apparat ; il y a aussi tout le dédale des pièces plus privées et des couloirs de service. "Les soirées de Médan" nous transportent des unes dans les autres. C'est tout de même un lieu de belles découvertes littéraires, et la cohérence de l'ensemble ajoute à son charme.
1880lerin sonunda ortak bir tema üzerine yazılmış 6 öyküyü bir araya getirme fikri çok etkileyici. Bazılarında savaş daha ön plandayken, bazılarında ilişkiler savaşın gölgesinde. Savaş öykülerindeki kadın karakterleri okumak zevkliydi, özellikle maupassant öyküsünde.
C'était une lecture pour les cours, mais en vrai j'ai beaucoup aimé ! C'était intéressant et y'avais quand même des petits rebondissements 😂🤏 C'est pour introduire notre chapitre sur le ✨naturalisme✨, ce roman regroupe six histoires qui se passe pendant l'invasion de la Prusse en 1870 🤔
Six nouvelle sur le thème de la guerre de Prusse. Paru en 1880 ce recueil, on peut facilement imaginer le tumulte engendré et la censure. Belle découverte pour ma part de Paul Alexis.
Racconti molto belli, ma ad oggi difficili da leggere - l'ambientazione di guerra, le scene molto crude, la macabra ironia del realismo francese trasudano da queste pagine. Comunque, bellissimo.
6 histoires par six écrivains qui ont comme sujet la guerre franco-prussienne du 1870. La plus connue c’est l’histoire de Maupassant- Boule de suif que je considère étant la meilleure, mais Zola et Alexis nous offre aussi de belle histoires, bien sûr avec de l’amour. Un peu difficile de parcourir à cause des termes de combat-de guerre.