Le dévouement et la probité de la plupart des professionnels de la santé sont indubitables, mais la corruption s’est installée au cœur du système. La logique du profit a dévoyé la science.
Chaque année, près de 200 000 personnes décèdent en Europe suite aux effets médicamenteux qualifiés de « secondaires » ; les overdoses d’antidouleurs tuent plus que l’héroïne et la cocaïne réunies ; l’abus de médicaments a pollué jusqu’à l’eau du robinet, devenue un cocktail de Prozac, d’antibiotiques, d’anticancéreux et de perturbateurs endocriniens.
Mikkel Borch-Jacobsen (born 1951), is Professor of Comparative Literature and French at the University of Washington in Seattle. Born to Danish parents, he began his studies in France, where he studied philosophy with Philippe Lacoue-Labarthe and Jean-Luc Nancy, two philosophers close in thought to, and in dialogue with, Jacques Derrida and Jacques Lacan. In 1981 at the University of Strasbourg he submitted his doctoral dissertation on The Freudian Subject and then began teaching in the department of Psychoanalysis at Vincennes University in Paris, where Jacques Lacan had first made his mark. He is the author of many works on the history and philosophy of psychiatry, psychoanalysis and hypnosis. His constructivist analysis of the co-production of psychical "facts" emphasises the accuracy of historical accounts of mental disorders. He is known for his positions in virulent debates about psychoanalysis – called the Freud Wars – especially with regard to his 2005 publication of Le Livre noir de la psychanalyse ("The Black Book of Psychoanalysis"). In a review entitled Folies à plusieurs. De l'hystérie à la dépression ("Many madnesses. From hysteria to depression"), Pierre-Henri Castel calls Borch-Jacobsen "one of the most polemic thinkers with regard to the Freud Wars".
"primum, non nocere" disaient-ils... C’est une industrie mercantile de la maladie qui ne peut survivre que si des millions de personnes deviennent malades et le restent. C’est une industrie qui refuse de prendre en compte des aspects vitaux de la santé. Ou que la nourriture industrielle, le tabac, l’excès de calories et le manque d’exercice sont des causes directes de maladie. Ou encore que le contact avec des milliers de toxines présentes dans notre environnement et dans notre alimentation, ont un lien direct avec nos maladies, voire la prédestination (génétique, sexe, ...)de nos descendants. Le marketing mensonger a changé nos habitudes alimentaires. Les consommateurs se sont massivement tournés vers des produits alimentaires industriels ou mauvais pour la santé : et ils pensent qu'un système de "pilules magiques" les sauvera sans remettre en cause leurs mauvaises habitudes. Tant que nous ne changerons pas l’orientation de notre système de santé, et notre paradigme global de vie, rien ne changera et la terre mourra.