Cavalcade en cyclorama, lister des éléments qui ont un lien entre eux, même ténu, même absurde, ne jamais s’arrêter, ne jamais se répéter, comme dans Freeing the Memory (1976) de Marina Abramovic, une suite de mots, un fil continu, sans fil conducteur, un conducteur de locomotive, un chemin de fer, suivre la track, dérailler, perdre la carte, déparler, ne plus faire sens, sauter du coq à l’âne, cocorico, de l’humour con, un poème idiot, écrit en public en huit jours, par Marc-Antoine K. Phaneuf.
Ma collègue : Qu'est ce que tu lis? Moi : Euh, ben, ça s'appelle Calvalcade en cyclorama. C'est un poèmes de presque 100 pages. Ma collègue : Wow! En rimes?!
Non, pas en rimes, évidemment. Un espèce de collage de banalités et de faits de souvenirs enfouis qui provoquent un rire sonore sans trop savoir pourquoi. Parce que j'aimerais ça l'avoir écrit moi aussi. Mais c'est peut-être pas comme ça pour tout le monde.